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Que l’Etat socialiste arrête d’emmerder les entreprises et les salariés, ils s’en porteront mieux !

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Economie
1 novembre 2014
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Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

Je ne suis pas économiste et ne me permettrais donc jamais de donner des leçons d’économie. Toutefois, sans jouer au professeur, je souhaite vous livrer mes réflexions, et répondre à certains commentaires que j’ai pu lire sur internet, sur la dernière proposition de Pierre Gattaz, l’actuel président du MEDEF.

Que souhaite-t-il ? Que la France ne respecte plus la convention 158 de l’organisation internationale du travail qui oblige à justifier les motifs de licenciement. En d’autres termes, il suggère qu’un employeur puisse licencier sans justification aucune.

En période de crise économique et de licenciements massifs cette proposition pourrait paraitre absurde. En effet, les actuels contrats de travail protègent les employés. Mais, protégeant les employés ils ne protégent pas toujours les entreprises.

Au niveau des grands groupes la suppression d’une obligation de justification d’un licenciement n’aura que peu d’effets. L’histoire récente le prouve. Malgré les grèves, les mots durs de nos ministres et autres manifestations, des groupes comme Sanofi, Goodyear, Arcelor-Mital…n’ont pas hésité à licencier massivement. A cette échelle on trouve toujours des justifications (pas toujours honnêtes).

C’est donc à l’échelle des TPE et des PME qu’il faut regarder. Ces petites ou moyennes entreprises sont effrayées par notre, très (trop) lourd, code du travail. Elles hésitent souvent à embaucher de peur d’avoir des difficultés à débaucher. En effet, lors de sa période d’essai un employé est ponctuel, souriant, travailleur. Mais, une fois le contrat signé, il arrive que son comportement change. Les horaires ne sont plus respectés, pas plus que le patron, les clients ou les marchandises. Dès lors comment prouver (pour pouvoir le débaucher) que l’employé en question arrive fréquemment en retard ou n’est pas sympathique avec les clients ? C’est pratiquement impossible. D’autant que si le patron en parle directement avec ledit employé, il ne tardera pas à recevoir une lettre des Prud’hommes. Ainsi, le patron se taira. Mais au fil du temps l’attitude contre-productive de cet employé mettra en danger la survie de son entreprise (perte de clients…). Bien évidement il s’agit de cas isolés. Cas isolés qui font peurs aux employeurs. D’autant qu’il faut multiplier ces « cas isolés » par les millions de TPE/PME qui existent en France…

Ainsi, une telle mesure permettra de moduler efficacement le marché de l’emploi. Premièrement, s’il est plus facile de débaucher, les dirigeants d’entreprises embaucheront plus souvent en CDI. Et un employé en CDI est un employé qui s’investit d’avantage dans l’entreprise. L’entreprise sera donc plus prospère conduisant à la création de nouveaux emplois.

Deuxièmement, les renouvellements d’équipes seront plus faciles. Lorsque vous achetez un commerce avec la société (c’est souvent le cas pour des commerces saisonniers ou ceux situés dans des grandes surfaces), il n’est pas possible de licencier les employés qui y travaillent déjà. Or, prenons l’exemple d’un restaurant, un patron qui achète un nouvel établissement souhaite le plus souvent garder ses équipes. Ce qui est très difficile avec la législation actuelle du travail. Et, parfois, cela conduit à des situations ingérables tant pour le patron que pour les employés.

Enfin, cette proposition limitera de manière indirecte les grèves abusives. Les pilotes d’Air France auraient-ils fait grève si longtemps si il y avait eu un risque de licenciement ?

Notre législation du travail doit s’adapter au monde moderne. Nous devons être plus compétitifs, plus réactifs, plus flexibles. Il me semble que la proposition de Pierre Gattaz doit être débattue et non rejetée en bloc comme le fait actuellement madame Lebranchu.

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