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Pierre-et-Marie-Curie

Peut-on réussir son assimilation à la France? Le parfait exemple de Marie Curie-Sklodowska !

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Société
3 novembre 2014
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Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

Il est des rencontres et des lectures qui changent votre vie. Je n’avais que huit ans lorsque j’ai découvert la vie et l’œuvre de Maria Sklodowska plus connue sous son nom français Marie Curie. L’ouvrage que l’on m’avait offert était simple, destiné aux enfants et ne faisant que 10 ou 15 pages. Mais, la lecture de ce petit livre a été pour moi une révélation. Plus tard je serais physicien ! La vie a fait que je suis devenu biologiste.

C’est donc de Marie la scientifique dont je suis tombé amoureux. Et puis, plus tard, dans la bibliothèque familiale j’ai rencontré une autre admiratrice de cette grande dame. Françoise Giroud. Une femme honorable. Toutes les facettes de la personnalité de la physicienne peuvent ainsi être résumées en un seul mot : honorable. Ce fut pour moi un second coup de foudre !

La vie de Marie Curie est romanesque. Et puisque l’opus de Françoise Giroud est très complet, je ne brosserais qu’un résumé de son existence.

Maria Sklodowska naquit le 7 novembre 1867 dans un vieux quartier de Varsovie, au cœur d’une Pologne envahie et divisée entre les russes, les allemands et les autrichiens. La famille Sklodowska était très modeste bien que les deux parents, tous deux enseignants, travaillaient. Mais les salaires sont alors peu élevés. Maria n’a que dix ans lorsqu’elle perd sa mère (de tuberculose) et l’une de ses sœurs (du typhus). De ces événements tragiques, associés à une vie miséreuse, va naitre une force de caractère hors du commun qui la pousse à vouloir faire des études. Mais l’occupant russe a prohibé l’éducation supérieure des femmes. Ne pouvant poursuivre ses études en Pologne elle part, en 1891, en France. Là encore elle connait la misère, souffre du froid et de la faim. Mais la jeune Maria est brillante et est aidé par Josef Kowalski-Wierusz, physicien polonais, qui lui fait rencontrer un jeune professeur : Pierre Curie. Maria s’installe dans le laboratoire de Pierre, un garage froid et humide. Tous deux travaillent sans relâche et trois ans plus tard ils découvrent le polonium, le premier élément radioactif. En nommant ce nouvel élément Polonium, en hommage au pays natal de Maria (devenue Marie Curie en 1897), les deux scientifiques humanistes souhaitent inspirer les polonais afin qu’ils se libèrent du joug des russes, des allemands et des autrichiens.

En 1903, malgré la controverse, les époux Curie et Henri Becquerel reçoivent le Prix Nobel de physique pour la découverte de la radioactivité. Marie Curie devient ainsi la première femme nobélisée.

En travailleuse acharnée, et malgré le décès brutal de Pierre en 1906, elle continue ses travaux sur la radioactivité. Elle sera à nouveau nobélisée en 1911.

En 1914, quand la guerre éclate, elle choisit de soutenir les forces alliées face à l’Allemagne.  » Je suis résolue à mettre toutes mes forces au service de mon pays adoptif, puisque malheureusement je ne peux plus rien faire pour mon pays natal « , écrit-elle dans une correspondance en 1914. Elle inventa « la Petite Curie », un appareil radiographique mobile permettant aux médecins de localiser les balles ou les éclats d’obus dans le corps des blessés. Environ 1 million de blessés furent soignés grâce à « la Petite Curie « .

Marie Curie décédera en 1934 des suites d’une leucémie liée à son exposition prolongée aux radiations.

Marie Curie n’est pas qu’une grande scientifique. Elle est un modèle dont nous ferions mieux de nous inspirer.

Un modèle pour les français d’adoption actuels. Elle n’a jamais hésité à mettre son intelligence au service de son pays d’adoption, la France. Combien de ces actuels nouveaux français, qui pour beaucoup détestent la France, seraient prêts à mettre leur savoir-faire au service de la France et non au service de  leur pays d’origine ? Combien d’entre eux se battent intellectuellement pour l’image de la France? Marie Curie est l’exemple d’une intégration réussie. Elle n’a jamais oublié sa Pologne natale mais a toujours su ce qu’elle devait à la France.

Un modèle pour les socialistes se disant humanistes. Un humaniste donne de sa personne. Pourtant pauvre, Marie Curie n’hésita pas à offrir ses deux médailles en or, reçues pour ses Nobels, à des œuvres de charité. Elle fut aussi présente sur le front de la Grande Guerre auprès des médecins. Les donneurs de leçons de notre gauche française devraient s’en inspirer, eux qui jouent avec un argent qui n’est pas le leur.

Une leçon à tous ces sociologues modernes qui nous expliquent que la violence des quartiers nait de la pauvreté. La jeune Maria a prouvé aux générations futures que la pauvreté n’est ni une fatalité, ni une excuse à la violence et à la volonté de rester dans un état déterminé. Cessons d’excuser la barbarie de nos jeunes de ces quartiers dits sensibles par leur faux état de pauvreté.

Une leçon à toutes ces féministes qui, à l’image de notre nouvelle ministre de l’éducation nationale, ne parlent plus que de la théorie du genre et des droits à la jouissance sexuelle. La féministe Marie Curie s’est battue pour que l’intelligence de la femme soit reconnue. L’égalité homme/femme ne peut se faire que sur le talent et le mérite et non sur un égalitarisme socialiste abject.

Enfin, elle nous donne une leçon sur le mérite, la passion du travail et l’amour de l’humain. Toutes ces notions que notre société post-soixantuitarde a, et c’est bien dommage, oublié.

Que penserait cette « ensorceleuse aux yeux gris » si elle nous revenait d’entre les morts? Pourrait-elle comprendre la France? Nous pardonnerait-elle de sacrifier le mérite? Nous pardonnerait-elle d’avoir oublié le sens réel du mot égalité? Pardonnerait-elle à la France d’être devenue si oisive? Pardonnerait-elle aux étrangers de vouloir le droit de vote sans comprendre ce que signifie qu’être français? Comprendrait-elle que nous préférions les aides d’état au travail?

Non elle ne comprendrait plus cette France dont il ne reste plus que le nom!

 

 

 

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