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Pour le gouvernement rien n’est cher puisque c’est les français qui paient

De Minurne blogueur résistant,
. Economie
17 novembre 2014
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Minurne blogueur résistant
Minurne blogueur résistant

« C’est pas cher, c’est l’État qui paye« . Cette courte phrase de François Hollande a déclenché une avalanche de réactions outrées et les Français se sont mis à regarder autour d’eux. Ils ont constaté que cette absence de moralité publique, ce mépris des citoyens, n’étaient pas le fait du seul président « gavé toute sa vie à l’argent public« , mais qu’ils étaient bien considérés par plus de 5 000 élus – de gauche comme de droite – comme des moutons juste bons à tondre.

Pourquoi dépenser 8 millions d’euros pour le barrage de Sivens – estimation basse car ce genre de travaux fait toujours l’objet de réévaluations à la hausse pendant sa réalisation – si cela ne doit profiter qu’à une cinquantaine d’agriculteurs obsédés par le maïs ? Une culture qui ne les intéresse que tant qu’elle est subventionnée par l’Europe à hauteur de 500 € à l’hectare.
Calculez : 100 ha x 500 € = 50 000 €. Le maïs n’a besoin que de beaucoup d’eau et il arrive fréquemment que les producteurs le laissent pourrir sur pied sans le ramasser, car le prix qu’ils en tireraient ne vaut pas le coût de la récolte mécanisée, mais la subvention reste.
Pour les élus du Tarn, 8 millions, c’est pas cher, c’est l’État qui paye.

Ce n’est pas non plus le souci des jeunes terroristes armés de frondes, de pierres, de fers à béton, de bouteilles d’acide et de cocktails Molotov qu’une presse complaisante  nous présente comme de braves écolos sincères et pacifistes.

Ni les 8 millions, ni les 44 ha de zone humide menacés. Leur seul but est politique, et ils courent de Sivens à Calais, de Calais à la ferme des mille vaches, de la ferme des mille vaches à un champ d’OGM, du champ d’OGM à Notre Dame des Landes. C’est leur métier d’anarchistes nihilistes payés par le RSA. L’écologie n’est pour eux qu’un prétexte à casser du flic et du gendarme et contribuer à déconstruire l’État et la société française.

Sinon ils laisseraient tomber Sivens et s’occuperaient plutôt des 84 000 ha de zones rurales sur lesquelles ont été aménagés des ronds-points. Plus de la moitié sont totalement inutiles et n’ont été décidés par les élus municipaux que pour faire travailler l’entreprise locale de travaux publics appartenant à un copain politique et justifier l’embauche de techniciens municipaux supplémentaires pour les entretenir, fleurs, nettoyage, etc. qui, espèrent-ils,  voteront pour le maire en place.
500 000 € en moyenne par rond-point, c’est pas cher, c’est le contribuable qui paye.

Lié à Sivens par les écolos-terroristes du black block, il y a le cas de l’aéroport Notre Dame Des Landes, cher à Ayrault. Pourquoi le veut-il alors que son utilité économique n’est pas démontrée ? Parce que tout maire de grande ville digne de ce nom veut SON aéroport !
Il y a en France un aéroport pour 350 000 habitants, quatre ou cinq fois plus qu’en Angleterre, dix fois plus qu’en Allemagne !
180 aéroports, dont 17 seulement sont rentables, les autres étant TOUS subventionnés.
C’est pas cher, c’est l’État qui paye.

La Cour des Comptes a soulevé il y a quelques jours la question des TGV de complaisance, car là aussi chaque élu veut son tronçon de TGV, comme il veut son tronçon d’autoroute, sa rocade, sa piscine, son stade, sa patinoire, sa salle polyvalente, son mur d’escalade, des ralentisseurs par dizaine… parfois inutiles, presque toujours surdimensionnés, toujours pour le bien de ses administrés, cela va de soi.
Tout ça, c’est pas cher c’est l’État qui paye.

Hollande veut ses jeux olympiques et son exposition internationale malgré l’opposition d’Anne Hidalgo. Généralement le projet retenu est à 3 ou 5 milliards, au final il coûte 18 ou 20 milliards, comme à Londres, comme à Athènes et le pays se retrouve, une fois la fête finie, avec des équipements énormes et inutilisés. Mais c’est vrai, c’est joli !
Et c’est pas cher puisque c’est l’État qui paye.

Chaque fois qu’il va dans un pays « pauvre », mal géré, toujours mal géré s’il est socialiste, mal géré plus qu’il ne manque de ressources pour être riche, le président donne un milliard ou deux, remet une dette de plusieurs milliards, subventionne. Il est socialiste, il ne va tout de même pas mégoter avec des pauvres.
C’est pas cher, c’est l’État qui paye.

Et puis il y a les associations, des milliers d’associations auxquelles on ne demande pas de justifier l’emploi de l’argent qu’elles utilisent (les grosses y sont tenues, mais les contrôles sont symboliques), les milliers de particuliers qui peuvent obtenir de l’argent public sous des prétextes divers : un livre sur l’histoire d’un événement local, une étude qui n’intéresse que son auteur…
À Melle, la ville près de Niort où Ségolène Royal avait son Q.G., tout le monde savait que pour financer un petit coup de fête entre copains, il suffisait d’aller frapper à la porte de « la villa aux volets bleus » pour obtenir quelques milliers d’euros.

Les anciens présidents de la République coûtent 1 million par an avec leurs voitures, chauffeurs, gardes de corps, secrétariat, 350 m2 de bureaux, voyages, etc. C’est un cas unique au monde.
Mais c’est pas cher, c’est l’État qui paye.

Et puis il y a aussi les mille et un fromages de la République, inutiles, coûteux, cent fois dénoncés par la Cour des comptes, où l’on case les copains qui demandent un petit supplément de revenus…

Le Conseil Economique, Social et Environnemental, le CESE national et les CESE régionaux : 3 786,76 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (1 838,23 €), une indemnité de résidence (55,15 €), et une indemnité de frais de représentation (1 893,38 € bruts par mois) ; 7 573,52 € bruts par mois pour le président, dont une indemnité de frais de représentation de 3 786,76 € bruts par mois, plus la gratuité des déplacements métropolitains.
Coût moyen d’un rapport du CESE, 1 million d’euros. Utilité ? Nulle, il finit généralement dans les tiroirs des ministères sans être lu.

Tout ancien ministre obtient généralement un fromage encore mieux payé : 10 000 € pour la présidence de l’Institut du Monde Arabe, IMA. Pour ne rien faire sinon des voyages ou des réceptions puisqu’il y a un directeur aussi bien payé pour faire le travail, qui serait utile si l’IMA servait à autre chose que de boite à caser les copains. Jack Lang a reçu la présidence de l’IMA, il perçoit déjà ses retraites de ministre, de député, de haut fonctionnaire… Il n’avait nullement besoin de la présidence l’IMA sinon pour justifier des voyages à Marrakech avec Frédéric Mitterrand (tunisien depuis 2011), pour aller y faire des fêtes chez Pierre Berger où ils invitent de jeunes marocains. « La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter » écrit Mitterrand dans « La Mauvaise Vie ». Mais Pierre Bergé, milliardaire homo et présumé pédophile lui aussi riposte « Au nom des libertés, les gens ont le droit de faire ce qu’ils veulent… Je n’ai jamais organisé de partouzes dans ma maison de Marrakech. Maintenant, prouvez le contraire« . Difficile  en effet, mais le Tout-Marrakech est au courant que dans sa villa, des « Français connus » se livrent à des « événements festifs. »

Isabelle Deleu, cette infirmière et fidèle militante UMP qui a débuté sa carrière au très chic Hôpital Américain de Neuilly, a été bombardée par décret, en avril dernier, « contrôleuse générale économique et financière de première classe », l’un des postes les plus convoités de la haute fonction publique, attribué à vie, et rémunéré 8 000 euros par mois. Elle n’a toujours pas mis le pied dans son bureau. Certes, l’UMP n’a fait que perpétuer la pratique du « tour extérieur », largement développée par Mitterrand et Chirac. « Après tout, il est normal d’ouvrir les grands corps à d’autres profils que les énarques, commente le député socialiste René Dosière, pourfendeur des gaspillages de l’Etat. Mais encore faudrait-il que les personnalités choisies possèdent les compétences requises. »
Comme Ségolène Royal à la Banque Publique d’Investissement ?

C’est ainsi que Dominique Tiberi, le fils de l’ancien maire de Paris, a été catapulté contrôleur général économique et financier par Fillon. Un autre contrôleur général, Jean Germain, actuel maire PS de Tours, n’a pondu en dix-huit mois que dix courtes lettres manuscrites et un mince rapport.

Il serait temps que François Hollande comprenne que l’Etat ne peut plus payer tous ces bras cassés quand il demande aux Français de se serrer la ceinture, même si « ça ne coûte rien » puisque « c’est l’État qui paye« .
Parce que l’État, c’est nous !


 

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