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L’Union Européenne a imposé à la France la politique de la dette publique

De Jean-Luc Mordoh, Consultant, Ecrivain
. Economie
19 novembre 2014
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Jean-Luc Mordoh Consultant, Ecrivain
Jean-Luc Mordoh
Consultant, Ecrivain

Il y a des sujets en France, où tout le monde perd son sang-froid et sombre dans l’hystérie collective. L’idéologie prend le pas sur le bon sens qui, lui, est relégué au maquis de la pensée, à la cave de la sagesse.

Quand on aborde le thème de la dette, les mêmes images s’imposent à notre esprit : Déficit, remboursement et culpabilisation, agence de notation et jugement arbitraire, dette abyssale où les chiffres ne veulent plus rien dire au commun des mortels, perte du tripe A pour sombrer vers le AAB et substitution subliminale du mot dette par cancer national.

Tout ceci est vrai, on ne peut le nier. On peut très vite sentir de vraies tensions entre les partis politiques. Chacun y va de sa petite recette, de son commentaire pédagogique, plus fait pour rassurer l’électeur acquis que dans un souci d’explication rationnelle et pédagogique.

La dette est énorme et il faut la rembourser. Evidemment. Depuis quand un pays ignore ses créanciers ?

Là où le débat est intéressant, c’est la définition du mot dette, son étude et son contenu. Plus personne n’en parle, comme si l’exposé allait soulever des secrets de famille inavouables, des erreurs cachées depuis quelque mandat, un contresens qui ne dit son nom.

Mais qu’est-ce qu’une dette au juste ? A titre de particulier, j’en ai une. Mes traites pour mon appartement, le crédit de ma voiture, un autre à la consommation et les études de mon fils. Tout ceci sont des dettes à payer chaque mois. Mais en face de mes remboursements, il y a des actifs, du solide et de l’immatériel comme les études de mon enfant.

Donc, ma dette, n’est que le reflet de mon investissement personnel.

Concernant la dette de la France, les actifs sont passés sous silence par nos grands économistes experts en tout et invités partout par les médias.

L’Etat français, depuis 1973, emprunte aux banques privées puisqu’il ne bat plus monnaie.

Aujourd’hui, si l’Etat emprunte, par exemple pour des collectivités publiques, 1000€ à une banque (privée), celle-ci va les prêter avec intérêt. L’Etat devra rembourser sur x années, 1005€ à cet établissement financier.

Mais ces 5 euros de plus à rembourser, comment fait-il l’Etat pour les payer vu qu’il ne produit aucune richesse ? Il réemprunte…avec intérêts.

Ce petit jeu dure depuis plus de 40 ans et on en arrive à une situation qui défie tout bon sens. Les intérêts, aujourd’hui, représentent plus de la moitié de notre dette.

Et en face de cette dette, il y a de moins en moins d’actifs qui la composent.

Dans cette logique (absurde), plus on emprunte, plus on a d’intérêts. Plus on a d’intérêts, moins on a d’actif. Moins on a d’actif, plus on s’appauvrit.

Les dossiers de surendettements n’existant pas pour les Etats, ce sera notre patrimoine national qui sera bradé pour éponger un tonneau des danaïdes.

Peu importe les idéologies de gauche ou de droite, peu importe les explications apportées, la réalité est là, nette, cruelle, cynique. Nous sommes de plus en plus pauvres.

On pourrait disserter sur le pourquoi d’une telle situation mais j’ai voulu aborder, sur un des 10 thèmes qui régit notre pays, dont notre dette, le comment en est-on arrivé là ? Le comment en amont.

Quand on découvre le contrat qui nous lie à l’Europe, le Traité du Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) on s’aperçoit avec stupéfaction et effarement que tout, absolument tout est écrit, prévu, normé et légiféré.

Cette dette, telle que nous la vivons en bien ou en mal, est imposée, j’écris bien le verbe « imposer » par le Traité européen et précisément par l’article 123 qui impose à l’Etat d’emprunter à des banques privées et qui interdit à la BCE (banque centrale européenne) de prêter aux Etats.

Voilà, entre autre, la raison de mon livre Comment Sortir de l’Europe sans Sortir de Table qui démontre, articles à l’appui, que ce que l’on nous présente comme une énorme charge financière, est tout simplement prévue et pensée parce que actée dans le Traité de l’Union.

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