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Oui Hollande a bien demandé aux entreprises d’attendre la fin des élections pour licencier

De Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
. Economie
31 mars 2015
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Mike Borowski
Mike Borowski
Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer

On s’en doutait maintenant c’est officiel. François Hollande voyant la perte des départements inéluctable a sorti sa dernière carte afin que la défaite soit moins cuisante qu’elle ne pourrait l’être. Le Parti socialiste étant un parti de notable et de petits barons de collectivités locales, la faillite départementale aurait signifié chômage pour nombres d’élus et de collaborateurs.

Pire, étant donné que les grands élus reversent, en moyenne, 10% de leur indemnité mensuelle aux fédérations (un taux qui varie selon les fédérations), soit environ 1 800 € par an pour chaque conseiller général PS, selon le trésorier du PS, Jean-François Debat, une débâcle aurait coûté des millions d’€ par an et verrait ainsi le PS mettre la clef sous la porte. Il fallait donc trouver un moyen de rendre cette défaite, on va dire plus supportable. Et pour cela reporter toutes les mauvaises nouvelles à l’après-élection. Il va de soi que les chiffres du chômage sont scrutés par l’ensemble de nos compatriotes, ceux-ci étant l’une de leurs priorités.

Nous apprenons donc par le magazine économique Challenge que « Le gouvernement a fait passer le message auprès des enseignes de commerce : pas d’annonce de suppression d’effectifs et de fermetures avant la fin des élections départementales. »

« Parmi les sociétés concernées, selon le magazine : le groupe de prêt-à-porter Vivarte (propriétaire des marques André, Kookaï ou La Halle) ou les Galeries Lafayette. »

« Les événements récents chez Vivarte semblent confirmer l’information de Challenges. Un comité de groupe censé informer les syndicats y a notamment été repoussé du mardi 17 mars, cinq jours avant le premier tour, au mercredi 8 avril. »

Mais malgré ces diktats du gouvernement le chômage a augmenté de 0,4% et battant à nouveau un record de sans-emplois en France. Qu’en sera-t-il de ces chiffres pour les prochaines semaines puisqu’il n’y aura pas d’élection ? Une future catastrophe c’est une évidence.

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