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l'emmerdeur

3 ans du nain à l’Elysée : Joyeux Anniversaire, pépère !

De Nikkopol, bloggueur politique,
. Politique
7 mai 2015
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Nicolas Contassot Chef d'entreprise
Nikkopol, bloggueur politique

Trois ans que le beignet corrézien est locataire du Palais. Putain, que c’est long ! Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’on a fait le plus long… La mauvaise, c’est qu’avec ce peintre, on n’est jamais certain d’avoir fait le plus dur ! On ne va pas égrener ici la liste de ses échecs, errements et renoncements. Non, les éditorialistes plein de mansuétude s’en chargent tout à fait bien. Non, on va juste mettre le doigt, en ayant pris soin de le ganter préalablement, là où ça fait mal, en tentant d’expliquer la réalité de sa situation déplorable autant qu’inédite dans notre histoire.

En fait, le nain a commis en 3 ans, une quadruple trahison dont il ne se remet pas et dont on peut penser qu’elle lui sera électoralement fatale. La première, c’est naturellement celle de ses promesses de campagne. De l’adversaire sans visage à la réorientation de l’Europe, ces reniements sont nombreux. Pire, chacun s’est rendu compte que ces mensonges électoraux ont été délibérés : il savait mieux que personne que tout ce qu’il chantait ne valait pas plus qu’un furoncle sur les miches d’un eskimo centenaire.

Seconde trahison, c’est le peuple de gauche qui l’a ressenti. Et elle a du mal à passer tellement il s’est mis à embrasser la finance internationale, le monde de l’entreprise et les patrons. C’est le dogme socialiste et les rêves aussi collectivistes qu’utopiques des rouges-roses-verts qu’il a trompés. La pilule passe mal et les frondeurs ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le nombre d’encartés au PS est là pour témoigner que la tromperie a été totale…

La troisième, c’est celle de la masse des petits salariés de la république socialiste, cette gauche locale qui vivait bien confortablement aux frais de la princesse et surtout des contribuables, les bataillons de petits élus goinfrés boursouflés de privilèges. Ils ne vivaient que des subventions qu’ils recevaient d’une main et qu’ils redonnaient de l’autre à leurs clientèles, non sans avoir prélever leur « dû », sorte de dime républicano-socialiste remise au goût du jour, permettant d’assurer qui un salaire à bobonne en tant que Responsable Com de la région, qui une garçonnière dans une sous-préfecture agricole pour recevoir les doléances et surtout les hommages humides de certaines de leurs concitoyennes et électrices. Quand, évidemment, ces subsides ne servaient pas à financer à bon compte un peloton d’électeurs dociles au prix d’arrangements intimes avec la laïcité… Cette troisième trahison, elle a pris la forme des saignées électorales crées par les raclées à répétition des municipales, des européennes et des départementales. En attendant celle des régionale qui devrait laisser les grosses miches du nain aussi rouges qu’adipeuses.

La quatrième et dernière trahison, paradoxalement, est celle ressentie par les « décideurs », famille hétéroclite s’il en est, regroupant à la fois le monde des affaires et la haute administration. Les entreprises, et particulièrement le patronat, si prompt à embrasser un politique qui serait réceptif à sa sinistre habitude de la main tendue et sa politique de l’aumône perpétuelle, n’en peut plus d’attendre des changements de politique annoncés il y a 1 an et demi maintenant. Autant ils ont été séduits par la conversion à la politique de l’offre, autant les coups de butoir que l’administration et celle de Bercy notamment leur a mis dans le dos les a fait rapidement retomber sur terre. Ils n’attendent désormais que l’alternance, sachant qu’il y a fort à parier que les entreprises seront rares qui se rangeront derrière Pépère… Quant à la haute administration, toute cette caste secrète et consanguine qui tient les rennes effectives du pays, elle ne comprend pas où elle va. De coupes budgétaires en rallonge de crédits, de bidouillages en coups de ciseaux, pépère s’est coupé d’un maillon essentiel dans la gestion des affaires du pays. Et il a été lâché, les rapports qui s’accumulent donnent tous le même sentiment : l’équipe en place n’est tout simplement pas capable d’assumer les responsabilités qui sont les siennes.

Nous passerons rapidement sur les portes qui claquèrent naguère sous les ors de la République. Avant hier, ce fut Ségolène, hier ce fut Valérie. Demain, naturellement, c’est Julie Point G qui fera les frais du goût avéré du culbuto pour les escapades casquées et les petites trahisons avec du poil autour.

Les milieux autorisés parlent fréquemment de la solitude du pouvoir. A l’heure du bilan du nain, l’expression n’aura sans doute jamais été aussi vraie tellement il aura trahi ceux qui l’ont suivi de Tulle à Paris.

 

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