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Réseau de transport d’électricité, l’entreprise publique où l’on recase les amis de Hollande

De Christian Balboa, je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr
. Politique
4 octobre 2015
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Je suis stupide j'ai voté Hollande je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr
Christian Balboa
je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr

En juillet dernier, dans un article intitulé : « Nomination de copinage, déni de démocratie et conflit d’intérêt : les socialistes cumulent !« , je dénonçais les nominations de complaisance de François Hollande qui relèguent la promise « République exemplaire » au rayon des objets à obsolescence programmée.

Dans cet article, je citais le cas de François Brottes, député socialiste de l’Isère et conseiller à l’énergie du candidat François Hollande, parachuté par l’Elysée au poste de président du directoire du gestionnaire public du Réseau de transport d’électricité (RTE).

Je suis contraint aujourd’hui d’en rajouter une couche car un article paru dans l’Opinion : « RTE, nouveau fromage de la République hollandaise » montre que cette nomination de complaisance a fait tâche d’huile. Voici l’énoncé des faits relatés dans cet article :

  • Novembre 2014 : parachutage au sein de RTE de l’ancien conseiller industrie de l’Elysée, Olivier Lluansi.
  • Septembre 2015 : nomination de François Brottes à la présidence de RTE. Cette nomination d’un politique à un poste traditionnellement réservé à des ingénieurs avait créé beaucoup de remous dans l’entreprise.
  • Fin septembre : vaste coup de balai au sein du directoire de RTE. Exit, au nom de la parité, tous les anciens directeurs (y compris le directeur financier Philippe Dupuis, pourtant pressenti en interne pour prendre la direction du groupe). Remplacement de ces personnes limogées par des personnes extérieures à l’entreprise.
  • Nomination, notamment, de Xavier Piechaczyk, le conseiller environnement, transports, logement et … énergie de François Hollande à l’Elysée. Cela pue, à plein nez, le renvoi d’ascenseur puisque ce conseiller a participé, à l’Elysée, au choix de François Brottes à la tête de RTE (« Tu me nommes à RTE et après je te ferai venir …« )
  • Un bel exemple de conflit d’intérêt …

L’article de l’Opinion conclut, non sans humour :

Chez RTE, c’est bel et bien le mot «réseau» qui est le plus important !

 

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