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je ne suis pas charlie1

Décidément 1 an après je ne suis toujours pas Charlie

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. Société
9 janvier 2016
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Pour nos chers medias, soit on est Charlie, soit on est pro-terroriste. Curieux raisonnement ! Comme si ne pas s’identifier à l’équipe de ce journal que peu lisaient impliquait une adhésion au terrorisme assassin. Manichéisme, quand tu nous tiens ! Si tu n’approuves pas l’immigration de masse, tu es raciste. Si tu penses que le mariage n’est pas forcément pour tous, tu es homophobe. Si tu n’évoques pas à tout bout de champs les « valeurs de la République », tu es fasciste. Ceux-là même qui sont contre l’amalgame, le pratiquent sans vergogne, sans même en être conscients.

Être contre le terrorisme et pour la liberté d’expression est une évidence pour moi. De là à déclarer mon identité avec des gens que je n’appréciais absolument pas, dont je ne lisais pas les écrits et dont les dessins me faisaient autant sourire qu’un clou dans ma chaussure…

Un an a passé. L’inaugurateur de chrysanthèmes va dévoiler des plaques. On a légiondhonneurisé les victimes. On vivra une semaine durant dans la commémoration. Pour l’occasion, l’équipe du journal commet une Une ridicule qui fait d’un Père Noël en chemise de nuit le coupable et tire son torchon à un million d’exemplaires.

Ce « spectacle » est désolant. Mais qu’est-ce qui est le plus désolant ? Qu’un président aux abois tente de faire de tout bois le feu dont il aimerait réchauffer une opinion pour le moins tiède ? Que des media tentent de combler leur insondable vacuité à coup d’hypocrites souvenirs émus ? Que des « journalistes » au talent douteux mettent l’occasion à profit pour se faire des ronds ? Ou de constater qu’une partie non négligeable de l’opinion mord à ces hameçons ?

Président, media et journal font leur boulot, ou du moins le boulot qui est devenu le leur. L’adhésion de gogos à leurs pitreries émotionnelles me paraît plus préoccupant.

Décidément, après un an, je ne reste pas plus Charlie que je ne suis devenu Paris en novembre.

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