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La loi travail El Khomri le Waterloo de François Hollande

De Fernand Chaput, Juriste
. Politique
17 mars 2016
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Fernand Chaput Juriste
Fernand Chaput
Juriste

Loi travail, décryptage d’un fantastique Waterloo….. François Hollande et son gouvernement ou l’art de se saborder bien que revenant sur les propositions les plus importantes de la loi El Khomri, le gouvernement a tué sa réforme, François hollande quant à lui a définitivement tué son reste de crédibilité.

À force de vouloir prendre des mesures protectrices pour les jeunes; Martèle Emmanuelle Macron on ne les protège pas au travail, mais on les protège du travail!!! Fustige avec colère le patron de Bercy le lendemain de la présentation de la refonte de la loi El Khomri.  Elle visait à réformer le code du travail qui en neutralise depuis un quart de siècle, les patrons à devoir en embaucher en CDI voire même en CDD, » tellement ce code du travail est complexe avec ses 3800 pages et plus de 5500 articles alors qu’en 1970 il faisait à peine 350 pages.

Nous savons tous que François Hollande oppose à tous, son optimisme légendaire tant à la France inquiète qu’aux élus du parti socialiste, qui eux s’inquiètent véritablement, non point de la nation pour laquelle ils furent élus, mais bel et bien de la situation politique de la gauche en totale déliquescence tirant à Hue et à Dia.

Les élus de gauche sont tous stupéfaits de la désertion de leurs propres électeurs en moins de quatre années à la tête de la nation France! La plupart des sénateurs et députés sont conscients qu’ils ne seront jamais réélus aux prochaines élections. Ils se rebiffent, renâcles ils en fissurent durablement la cohérence du parti socialiste qui de l’art de la synthèse, du dilatoire, de la défausse en devient avant tout celui des frondeurs mais de surcroît celui d’une mosaïque de partis devenant les uns par rapport aux autres totalement indépendants pour ne point dire des frères ennemis. Ils sont fin prêts à se faire la guerre dont les derniers feux en furent mis par Martine Aubry se rebellant ouvertement envers Valls, Macron et François Hollande.

C’est invraisemblable, mais actuellement ce qui les ennuient le plus, nos actuels socialistes ce n’est pas les lois sur la déchéance de nationalité qui ne verra jamais le jour ou bien la simplification du code du travail et les lois dites injustement lois « EL Khomri » c’est effectivement le regain de popularité d’Alain Juppé, qui à lui seul leur grignote désormais du terrain et asphyxie tout espace au Centre qu’ils espéraient conquérir pour une hypothétique réélection de François Hollande?

Certes Hollande vient avec son ministre Macron sur les terres de droite y puiser les réformes, qui elles par lui-même en furent détricotées dès les premiers jours de son quinquennat; Alors il cherche désespérément à envoyer des signaux réformistes à l’électorat du centre, notamment à travers le projet de loi El Khomri.

Attendons disent-ils:« Le masque d’Alain Juppé va tomber tôt ou tard lorsque les Français s’apercevront qu’il est le même qu’en 1986, le même qu’en 1995. À savoir, un homme pas très sympathique qui veut administrer au pays une potion à très forte dose de « libéralisme  » puisqu’il faut enfin l’écrire ouvertement, ce terme n’est en France qu’un gros mot il est de ceux que l’on doit impérativement en bannir de tout langage politique. »

La popularité d’Alain Juppé poursuit cahin-caha sa progression, même dans les rangs de la gauche ce qui effectivement en rend les proches de l’Élysée particulièrement nerveux. Certains députés PS, proches de François Hollande, confient, sous le couvert de l’anonymat, qu’ils voteront Juppé en 2017 si celui-ci est désigné candidat par Les Républicains. C’est dire le désenchantement qui gagne la gauche, secouée par les déchirements du débat sur la déchéance de nationalité, conjugué à l’approche facilitatrice du licenciement économique et abusif avec cette loi El Khomri dite entre députés socialistes loi « Connerie »….

Le baromètre Ipsos reflète effectivement une certaine Juppémania de gauche! Le maire de Bordeaux s’inscrit à la 4e place du classement des personnalités les plus appréciées par les sympathisants socialistes avec 60 % de bonnes opinions. Il devance de huit points François Hollande (52 %).

Hollande c’est de lui-même par machiavélisme, embourbé, entre la « droite libérale croyant avoir prise sur le « Centre » ce qu’il n’obtient pas aux lectures des sondages!» Par contre le fort mouvement de balancier l’entraîne malgré-lui, vers cette « droite dite plutôt xénophobe pour l’avoir depuis sa campagne présidentielle de 2012 bien trop ouvertement favorisée, afin d’en neutraliser les droites républicaines et en prendre à contre-courant un pouvoir qu’il ne semblait ne point en acquérir sans le 1,2 million de voix des Frontistes.»

Pour le chef de l’État, ce score qu’il juge encore d’improbable pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, n’est pas un motif d’inquiétude à quatorze mois de la présidentielle, et à neuf mois de la primaire de la droite (novembre 2016). François Hollande persiste à penser qu’il existe un trou de souris entre « la droite xénophobe » et « la droite libérale » à la Juppé, celle d’une gauche réformiste qui préserve le modèle social français tout en l’adaptant sans brutalité à la mondialisation.

À ses partisans qui le pressent de reprendre la main sur son « Premier ministre Manuel Valls », trop droitier à leur goût, François Hollande se garde de toute réponse, préservant ainsi le secret de ses échanges avec le locataire de Matignon. Ceux qui prêtent à Hollande encore une once de rouerie tactique considèrent qu’il tire parti de la droitisation affichée de Valls pour apparaître comme le recours modéré et raisonnable du centre et de la gauche du PS. Un « tout sauf Valls », agité par Martine Aubry, qui imposerait définitivement la candidature naturelle du chef de l’État.

D’autres considèrent, plus prosaïquement, que François Hollande ne contrôle plus rien. Et encore moins la vitesse avec laquelle il glisse sur ce toboggan des désillusions et amertumes qu’il fit naître au sein de ses propres électorats, qui au terme de huit mois de gouvernance, lui tournèrent résolument le dos aux suites de tous ses reniements, ses mensonges, ses fallacieuses et impossibles promesses de campagne électorale.

Conclusions:

C’est bel et bien la lâcheté de François Hollande, qui en explique pour toute ou partie l’ampleur du mouvement de protestation contre les lois sur le code de la nationalité et les lois El Khomri visant à réformer le code du travail.

Au lieu de multiplier les promesses pendant sa campagne électorale, il aurait dû, selon la logique, annoncer clairement les réformes qu’il comptait faire une fois élu, même si cela n’aurait pas été suffisant, car « Ce n’est ni à cause d’un manque de dialogue ni à cause d’un déficit d’explication que les réformes ne sont pas acceptées, c’est parce que ceux qui bénéficient de privilèges connaissent parfaitement leur situation et ne veulent point y renoncer. »

Ils veulent que les contribuables du secteur privé continuent à payer les déficits du secteur public dit aussi protégé, ce qui depuis les années Mitterrand est pour eux tous soit 5. 450 000 fonctionnaires un droit absolu obtenus dans leur esprit de haute lutte, sans en rajouter aux privilèges des employés SNCF, RATP, EDF,G D F en perpétuels déficits qui malgré cela persévèrent à vouloir partir en retraite à 52 ans ou 60 ans etc.

Sans vouloir trop en enfoncer le clou :

Reconnaissons simplement dans la mesure où « un privilégié est quelqu’un qui bénéficie d’un avantage payé par quelqu’un d’autre et comme l’habitude a été prise l’habitude de considérer comme tout à fait normal de résister par la violence à toute réforme, il va être très difficile d’en sortir.

C’est ce que vécu Alain Juppé sous la houlette de Jacques Chirac et c’est ce que sont en train de vivre Valls, Macron et El Khomri en réformant le code du travail ou en visant la déchéance de nationalité dans un emballement de tribune de François Hollande en congrès à Versailles au lendemain des attaques et attentats envers le Bataclan.

Juppé contraint d’annuler ses réformes…Par contre ces temps derniers il en brigue à la magistrature suprême de la nation oublieux de ses échecs de 1995 à fin 1996 sans jamais n’avoir rien réformé à vrai dire.

Le plan Juppé, annoncé le 15 novembre 1995, faisait suite à l’élection de Jacques Chirac au printemps, qui avait axé sa campagne sur la réduction de la « fracture sociale ». « Les Français, comprirent alors, qu’ils allaient être noyés sous une pluie de subventions. » Or, à peine élu, Chirac demanda à son Premier ministre d’engager des réformes pour réduire les déficits publics et les déficits sociaux. Juppé, « droit dans ses bottes », lance alors sans aucune préparation psychologique un plan de rigueur qui vise à réduire les déficits de l’assurance maladie et qui cherche à aligner les retraites des privilégiés de la fonction publique et des régimes spéciaux sur celles du secteur privé.

La réaction dans l’opinion est vive et les syndicats, défenseurs des privilégiés statutaires et des bénéficiaires des régimes spéciaux, en profitent pour lancer grève sur grève en fin d’année, en particulier dans les transports. Le pays est rapidement bloqué et au bout de quelques semaines, abandonné en rase campagne par Jacques Chirac, Alain Juppé se vit contraint d’annuler ses projets de réformes.

Comment un fieffé coquin et menteur? Comme François Hollande, a t-il pu en oublier de sinistre mémoire 1995 et ses cohortes de grèves, les blocages des transports, les Cheminots avec les étudiants, les lycéens et de surcroît, en tête de cortèges, les principaux responsables du parti socialiste et communiste tous en bloquant la nation, tout en battant les pavés des principales artères de nos grandes villes de France.

Désormais, ce sont les étudiants, les lycéens qui descendent massivement dans les rues de France aux cris de: Résistance! Résistance! »

Plusieurs milliers de personnes, majoritairement des étudiants, ont encore crié leur colère ce jeudi 17 mars dans les principales villes de France contre la loi travail El Khomri, synonyme pour eux d’un véritable retour en arrière social, les incidents émaillant les manifestations furent nombreux en faisant par ailleurs, des blessés parmi les forces de l’ordre.

« Si à 50 ans t’es pas précaire, t’as raté ta vie », « Lénine, lève-toi, ils sont devenus fous » ou « Rose promise chom’du », pouvait-on lire sur des pancartes, afin de paraphraser Coluche.

Devant le Parlement, situé en plein centre ville, les manifestants étaient rejoints sous les vivats par les étudiants de Rennes 2, la faculté étant réputée pour être une des plus politisées de France. Quelque 2.700 personnes, dont 1.200 jeunes, selon la préfecture d’Ille-et-Vilaine, plusieurs milliers, selon les organisateurs, commençaient à défiler sur des rythmes de tambour et au cris de « Précarité à vie! », « Un pas en avant, deux siècles en arrière ».

Cette loi travail, « ça nous force à être en précarité, quelque soit le niveau d’études », assurait Aziliz, une jeune fille de 20 ans inscrite en Arts plastiques à l’université Rennes II. « On veut pas mourir d’épuisement », renchérissait son amie Elena, étudiante en histoire de l’art dans la même faculté. « Je veux pas travailler 68 heures par semaine, déjà, je trime en plus de mes études », ajoutait la brune jeune femme. Le Parti socialiste, auquel appartient la maire de Rennes Nathalie Appéré, était aussi la cible de slogans hostiles. « Parti socialiste, parti esclavagiste », « P comme pourri, S comme salaud! ».

Comme avant lui Jacques Chirac en 1996, François Hollande en 2016 une nouvelle fois encore va reculer et la France en perdre un peu plus en sa compétitivité. Eh bien voilà tout le monde sera content?

Les Socialistes en réveillèrent la chienlit par laxismes en laissant se dérouler ces rassemblements de jeune gens, ils le firent à l’encontre de toutes les règles de sécurité édictées par leur propre loi sur l’État d’urgence en vigueur.

Cette loi sur l’état d’urgence stipule : Ne point tolérer de rassemblement sur la voie publique de plus de 5 personnes…. Hors selon nos hiérarques du gouvernement tous ce beau monde semble par magie en avoir déjà oublié le Bataclan, les attentats dans la foule en Turquie faisant des centaines de morts…

Oubliés tout ces faits afin de tolérer que les dirigeants de l’UNEF syndicat étudiants s’avérant la pouponnière des cadres du parti socialiste puissent manifester dans la rue contre une loi inévitable, qui dans le cas contraire ne fera que laisser des gens sur la carreau, + de déficit c’est + de dettes et le risque que le « robinet » des prêts en faveur de la France se ferment et pour le coup plus d’argent pour alimenter Pôle Emploi, plus d’Allocations, plus de retraites etc..

C’est peut être là que se situe le véritable Waterloo de François Hollande.

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