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En Algérie on refuse les bi-nationaux aux postes à responsabilité, en France ils sont au gouvernement

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Politique
30 juillet 2016
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

« La nationalité algérienne exclusive est exigée pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions publiques »

Ce 26 juillet 2016, le Conseil des Ministres Algérien a voté le projet de loi permettant l’application de l’article 63 de la nouvelle constitution concernant tous les postes à responsabilités qu’ils soient civils ou militaires.

La nationalité algérienne exclusive est dorénavant exigée pour les postes de présidents des deux chambres du parlement et du conseil constitutionnel, de premier ministre, de membre du gouvernement, de président de la cour suprême et du conseil d’état, de gouverneur de la banque d’Algérie, de responsable des organes de sécurité ainsi que du président de la haute instance indépendante chargée des élections.

En ce qui concerne les militaires, à toutes les principales fonctions au sein de l’Armée nationale populaire ainsi qu’à tous les postes de haute responsabilité militaire.

Tous les candidats à ces responsabilités civiles et militaires devront produire une déclaration sur l’honneur de nationalité algérienne exclusive.

Bien entendu les représentants de la communauté algérienne à l’étranger, pratiquement tous des bi-nationaux, ont dénoncé une « ségrégation ». Ils sont particulièrement nombreux en France et la porte de l’Algérie leur est, à présent, fermée.

Imaginons une seule seconde qu’une telle loi constitutionnelle soit appliquée en France, non seulement elle soulèverait un « tollé » général mais elle obligerait un remaniement ministériel ainsi qu’un remplacement à tous les niveaux de hautes responsabilités civiles et militaires.

Il est vrai que l’Algérie a payé, il y a quelques décennies, un très lourd tribut au terrorisme islamiste, des dizaines de milliers de morts.

En France nous sommes encore loin du compte et nos gouvernants ont le temps d’y réfléchir.

En conclusion : un conseil à tous ces algériens bi-nationaux, désormais sans emploi dans leur pays, des postes leur sont largement ouverts sur notre sol.

Une nouvelle chance de plus pour la France.

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