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Destruction de l’église Sainte-Rita: la modernité s’érige sur les ruines de notre Passé

De Virginie Vota Chargée de mission,
. Société
4 août 2016
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Virginie Vota Chargée de mission
Virginie Vota Chargée de mission

Mercredi 3 mai, la police a procédé à l’expulsion d’une cinquantaine de personnes barricadées à l’intérieur de l’église Saint-Rita à Paris (XVème arrondissement) pour résister contre sa démolition. Son propriétaire, un promoteur breton, entend faire place nette pour construire un parking et des logements. Après avoir célébré trois dernières messes ce matin, l’abbé Guillaume de Tanoüarn est traîné au sol par les forces de l’ordre : il a résisté jusqu’au bout.

L’église Saint-Rita abritait pourtant une communauté catholique gallicane très active. Un comité de soutien s’était constitué en juin dernier afin de récolter suffisamment de fonds pour racheter d’édifice. En vain.

La mise en œuvre d’une telle décision, une semaine après que les deux terroristes aient égorgés le Père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rovray, apparaît tragiquement révélatrice. Plusieurs personnalités politiques ont d’ailleurs exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux comme Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes : « L’évacuation par la force pour détruire l’église Ste Rita de Paris est le triste symbole de ce pouvoir socialiste sans âme et sans repère ». Ou encore Gilbert Collard, qui interpelle M. Cazeneuve : « Allez cherchez l’imam de Brest de la même manière […] si vous avez des C… »

La République n’a jamais caché son anticléricalisme, sa volonté de former un homme nouveau, le Citoyen libéré des « superstitions » d’un autre âge. Comme Claude Nicolet nous l’explique dans son Idée républicaine en France, « il faut se débarrasser de l’histoire subie –celle de la monarchie, comme celle du christianisme ou même de l’Antiquité » [1].

En effet, la modernité s’érige sur les ruines de notre Passé. Dans cette perspective, la destruction de Saint-Rita n’est qu’un prélude. Deux autres églises parisiennes se trouvent également menacées, Saint-Joseph-des-Artisans (Xe) et la chapelle de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul (XIVe) : des logements sociaux et une pépinière d’entreprises pourraient les remplacer.

Pendant ce temps, « Break the cross » le dernier numéro du magazine de propagande de l’État islamique en anglais a (encore) rappelé les « raisons » de sa haine de l’Occident. Le Christianisme figure parmi les premiers motifs. Ordre est donné aux djihadistes en France de « combattre les mécréants jusqu’à ce qu’ils se soumettent à l’autorité de l’Islam » [2].

En outre, chaque semaine, la presse relate le cas d’un « forcené » anonyme qui exprime publiquement son désir de massacrer des milliers de Français lors d’un prochain attentat. A Bayonne ce matin, un quadragénaire « détraqué » a hurlé ces paroles dans un bus : « À Nice, ce ne sont pas 200 ou 300 morts qu’il fallait mais 2000 ou 3000. Je vais les égorger moi-même. » Pour la « Justice », cela mérite un mois de prison avec sursis. En revanche, lorsqu’un homme se déclarant  à juste titre « choqué » et « perturbé » par l’attentat du mardi 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rovray ose déposer des lardons dans la boîte aux lettres d’une mosquée à Nancy, il est condamné à six mois de prison avec sursis.

Aussi, on croyait atteindre le paroxysme de l’absurdité avec la comparaison papale entre les « violences islamiques » et les « violences chrétiennes ». Mais le journal Libération a renchéri lundi avec la création d’une page recensant les soi-disant « actes islamophobes » depuis les attentats de Nice : y figure par exemple la déclaration de Nadine Morano, qui a l’outrecuidance de ne pas vouloir « que la France devienne musulmane » [3].

Sous prétexte de tolérance, d’égalité ou de vivre ensemble, la gauchosphère s’acharne à détruire la France par tous les moyens. Hélas, ce concentré de haine à l’égard de ceux qui défendent leurs racines, leur héritage, leur pays, ne rappelle que trop bien les heures les plus sombres de notre Histoire, lorsque la Droite véritable fut épurée sous prétexte de « collaboration » par les gaullo-communistes.

Les Français baignent dans un climat plus que délétère. Un climat tellement irrespirable qu’il n’existe plus d’autre choix que de suffoquer ou de réagir…

Plus que jamais, rappelons-nous donc qu’ « un peuple fort n’est pas nécessairement un peuple qui vit dans l’opulence ; c’est avant tout un peuple sain, riche d’espérance et qui sait conserver le fruit de son travail et du travail des générations passées »[4] ainsi que l’écrivait Henri Coston pour exhorter les futures générations à poursuivre la lutte pour que notre France redevienne enfin elle-même.

SOURCES :

[1] Claude Nicolet, L’idée républicaine en France (1789- 1924), Editions Gallimard, Paris, 1982 (1994).

[2] «Break the cross» : le magazine de propagande de l’État islamique cible les chrétiens », Eugénie Bastié in « Le Figaro », le 1er août 2016 : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/08/01/01016-20160801ARTFIG00185-break-the-cross-le-magazine-de-propagande-de-l-etat-islamique-cible-les-chretiens.php

[3] Libération, « Observatoire des actes islamophobes » : http://www.liberation.fr/apps/2016/08/actes-islamophobes/#?type=Propos%20islamophobes

[4] Henri Coston, La Fortune anonyme et vagabonde, Paris, 1983 – 1984

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