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Un peuple a encore frappé ! Hillary Clinton est battue !

De Christian Vanneste, Député honoraire Président du RPF
. Internationale
10 novembre 2016
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Christian Vanneste Député honoraire Président du RPF
Christian Vanneste
Député honoraire Président du RPF

La victoire de Donald Trump est tombée comme la foudre sur le microcosme médiatique, l’oligarchie politique, et la bien-pensance installée. Sur LCI, Bernard-Henri Levy, cet homme qui se trompe toujours et sur tout, mais a quand même les micros et les caméras prosternés devant lui, est venu stigmatiser le vote des Américains, qu’il a réduit à être un vote raciste, antiféministe, et pro-poutine. Le ridicule ne tue pas, heureusement pour lui. L’élection présidentielle aux Etats-Unis en 2016 est un événement infiniment plus important que la supposée victoire des hommes blancs peu diplômés banlieusards, provinciaux et ruraux sur l’élite qui se croit naturellement légitime pour gouverner. C’est le sursaut salvateur des peuples qui ne veulent pas mourir, une idée qui est au coeur de la pensée gaulliste, et qu’il faut célébrer en ce jour anniversaire de la mort du Général. Une nation, même lorsqu’elle est pratiquement entièrement constituée d’immigrants possède une identité dont le socle est constitué par l’esprit des premières communautés arrivées, et que l’histoire a consolidé. Les nations européennes, qui ne sont pas le fruit de l’immigration, puisqu’au contraire ce sont essentiellement les émigrants européens qui par vagues ont fait grandir l’Amérique, connaissent comme les Etats-Unis, et peut-être plus qu’eux, cette prise en tenaille des peuples et singulièrement des classes moyenne et ouvrière, d’une part par une oligarchie arrogante, mondialisée, privilégiée qui leur impose une politique qui les écrase et d’autre part, par une immigration non maîtrisée dont ils subissent les effets nocifs alors que la caste dirigeante les ignore. Malgré des propos parfois décoiffants, Donald Trump n’a pas vu se dresser contre lui les minorités immigrées ou noire. Les femmes n’ont pas massivement choisi une femme pour qu’elle soit la première Présidente des USA. Non, au contraire, il a attiré derrière lui beaucoup d’Américains qui voulaient un changement, voire une révolution et qui désiraient en finir avec un système, celui d’une caste politique qui cumule les privilèges alors qu’elle accumule les erreurs. C’est là un mouvement qui pourrait être imité chez nous.

Hillary Clinton diplômée de Yale, ex-première Dame, ex-Secrétaire d’Etat, sénatrice de New-York dont le mari a été gouverneur de l’Arkansas avant d’occuper la Maison Blanche, comme lui et comme le couple Obama, pilier du Parti Démocrate,  a été battue par un milliardaire télégénique, haut en couleurs, qui n’a jamais détenu de mandat politique et a pris d’assaut le Parti Républicain, presque par effraction. D’un côté, il y avait la maîtrise parfaite du langage politiquement correct ressenti comme mensonger et la certitude du maintien du système et de sa politique, mondialiste et progressiste. De l’autre, il y avait un homme dont le mérite reposait plus sur l’action que sur les discours, et qui lorsqu’il s’est mis à parler l’a fait en brisant les codes. Pour les commentateurs, c’était disqualifiant et suicidaire. Pour beaucoup d’Américains laissés pour compte de l’évolution d’un pays qu’ils n’approuvaient pas, cette majorité silencieuse dont parlait Nixon, un homme osait dire ce qu’ils ressentaient sans pouvoir l’exprimer en raison de la dictature du politiquement correct. C’est ce décalage qui explique que les sondeurs du système se soient fourvoyés. Beaucoup d’ »indécis » n’ont pas osé révéler qu’ils allaient « mal » voter, notamment dans tous les Etats où la population se sent menacée par la mondialisation, la circulation des produits et des personnes qui conduit à la fermeture des usines et à la perte d’emploi. Ils ont donné une avance assez large à celui qui voulait protéger l’identité et la cohésion nationales, redonner à l’Amérique sa fierté et sa puissance, tout en évitant les alliances douteuses et les aventures militaires.

Dans son premier discours d’élu, Donald Trump a été très correct. Il a évidemment oublié les menaces de poursuite judiciaire à l’encontre de son adversaire pour corruption voire pour trahison. Il a en revanche annoncé un vrai changement aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il faut souhaiter que ces promesses soient tenues. Il faut que son exemple puisse inspirer ceux qui en Europe, en France en particulier, souhaitent déloger la caste qui monopolise le pouvoir tout en trahissant les intérêts primordiaux des peuples qu’elle dirige.

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