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Mesdames les ministres de gauche et si vous commenciez à travailler un peu pour les Français ?

De Christian Balboa, je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr
. Politique
28 novembre 2016
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Je suis stupide j'ai voté Hollande je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr
Christian Balboa
je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr

Quand ce n’est pas Marisol Touraine qui fait tourner – au profit du seul parti socialiste – les ordinateurs du ministère de la santé pour chiffrer les conséquences du programme de François Fillon, c’est la Khmer rose, Najat Vallaud-belkacem, qui commente longuement un débat qui ne la concerne pas !

Voici le billet posté par la ministre de la déconstruction de l’école après le débat d’entre-deux tours de la primaire de la droite, accompagné de quelques commentaires personnels :

Nous devions assister, hier soir, à un grand débat sur l’avenir de la France. Une nouvelle fois, j’attendais de cet exercice démocratique, un débat sur l’Éducation. Une nouvelle fois, nous avons eu droit à une polémique sur l’enseignement de l’histoire dans l’École de la République. Ce débat sur les programmes d’histoire est intéressant, qu’il s’agisse des Gaulois, hier avec Nicolas Sarkozy, ou de Clovis aujourd’hui, avec François Fillon. Je comprends qu’il intéresse les Français, tant je partage cette passion pour notre culture, notre histoire, et la transmission de notre passé aux nouvelles générations. Mais, au-delà du mensonge outrancier de Monsieur Fillon (ne vous en déplaise, et Clovis et Jeanne d’Arc et Voltaire et Rousseau font toujours bien partie des programmes scolaires), il faut avoir conscience qu’il s’agit une fois de plus d’un de ces faux débats, d’un de ces écrans de fumée que la droite affectionne tant pour éviter de parler des questions qui fâchent et des véritables enjeux de l’École et de l’Éducation dans notre pays.

Vous attendiez un débat, madame Belkacem ? Que ne l’avez-vous suscité, ce même débat, avant de faire votre réforme idéologique du collège ? Vous avez fait l’unanimité contre vous !

Un écran de fumée ? Au contraire, c’est la clarté que François Fillon veut faire sur la gangrène idéologique qui a amené l’Education nationale dans le marasme où elle se trouve. Il pointe du doigt ces pédagogistes qui sévissent dans les couloirs de votre ministère, qui restent toujours en poste, en comptant tous les ministres de droite comme de gauche, qui les ont laissé imposer leur égalitarisme imbécile et contreproductif !

Enseigner l’histoire, c’est tellement important que moi, je veux qu’il y ait des professeurs d’histoire devant les élèves dans tous les collèges et lycées de France. S’il n’y a pas d’enseignant dans la classe, il n’y aura pas de Clovis, et il n’y aura pas de récit national transmis à qui que ce soit. Et encore moins aux élèves des établissements dans les quartiers populaires qui, si j’ai bien compris, sont soupçonnés plus que d’autres, de ne rien savoir de la France, ou pire, de ne pas l’aimer. Donc, je crois qu’à ce stade du débat public, les Français sont en droit d’exiger de François Fillon qu’il leur dise d’abord comment il prévoit l’enseignement de l’histoire aux 12 millions d’élèves français avec 500 000 fonctionnaires de moins.

A gauche, vous n’avez que ce mot à la bouche : des moyens, des moyens, des moyens ! Pourquoi dans les autres pays comparables a-t-on des résultats bien meilleurs que dans les écoles françaises et avec des effectifs moindres ? Commençons d’abord par éliminer des programmes tout ce qui n’est pas indispensable ! Concentrons-nous sur la première tâche de l’Education nationale :

Instruire et non pas éduquer !

Qui aura le courage de rebaptiser ce ministère du nom de « Ministère de l’Instruction Nationale » ?

Ramenons tous les profs devant les élèves notamment tous ceux qui sont détachés ailleurs, par exemple, dans les syndicats !

Pour ce qui concerne les programmes eux-mêmes, faut-il le rappeler, c’est nous, au cours de ce quinquennat, et personne d’autre, qui les avons libérés de l’influence des politiques, notamment du Ministre de l’Éducation nationale, c’est-à-dire moi. C’est dire si j’ai l’ambition d’écrire l’histoire à la place des historiens ! Car oui, c’est bien nous qui avons confié à un conseil scientifique indépendant d’enseignants et d’universitaires la responsabilité des programmes. Monsieur François Fillon, lui, a toujours systématiquement fait l’inverse en donnant le premier rôle à l’idéologie plutôt qu’au savoir : faut-il rappeler l’épisode peu glorieux de la tentative d’introduction dans les programmes du « rôle positif de la colonisation » ?

Quand on confie à des organismes noyautés par la gauche le soin d’établir les programmes, il est certain qu’un ministre de gauche n’a pas besoin d’imposer ses vues ! Prenons par exemple le cas du Conseil supérieur des programmes … En août 2015, cet organisme a été secoué par la démission spectaculaire d’Annie Genevard de ce conseil. Elle s’explique dans cet article du FigaroVox, et dit :

« Nous avons eu la révélation de l’intervention du cabinet du ministre de lEN sur certains points délicats du programme. Cela pose problème parce que dans le texte de la loi, il a été dit explicitement que le CSP est « une instance indépendante placée sous l’autorité du ministre ». La formule très ambiguë contient les germes de la situation que nous connaissons. On est indépendant, ou on ne l’est pas. Dans cette affaire, chacun doit prendre ses responsabilités, comme je l’ai indiqué dans la lettre que j’ai adressée à la ministre. Au CSP d’élaborer les programmes, et à la ministre d’arbitrer. Mais pendant l’élaboration des programmes, il n’est pas souhaitable que le cabinet de la ministre intervienne en permanence ».

Voici donc ce que Najat Vallaud-Belkacem appelle « un conseil scientifique indépendant » …

Ensuite, un programme, qu’est-ce que c’est ? C’est un repère et une référence commune pour tous les enseignants sur les grandes lignes de ce que les élèves doivent apprendre, cycle par cycle. Ce n’est pas un manuel d’utilisation que les enseignants récitent mot à mot, comme des robots. Les enseignants sont des gens compétents, responsables, d’autant plus maintenant qu’ils sont formés, ce que François Fillon ou Alain Juppé avaient jugé inutile et négligeable. Les enseignants n’ont pas besoin qu’on le leur dise pour savoir que l’histoire de France, c’est Clovis, Jeanne d’Arc, Napoléon, Voltaire ou Rousseau, et tant d’autres. Ils ont besoin de savoir à quel moment on aborde telle et telle période de l’histoire, et avec quel niveau d’approfondissement, pour que tous les élèves de France disposent d’un socle commun.

Bla bla bla bla … Le socle de connaissance n’a pas seulement à être commun. Il doit être surtout cohérent et constitué de modules non sélectionnés idéologiquement comme c’est le cas aujourd’hui !

A cet égard, et pour ceux que ce débat inquiète, et qui penseraient en toute bonne foi que l’histoire nationale ne serait plus enseignée, un mot : il se trouve que nous savons ce que les élèves retiennent de l’histoire de France à la sortie du collège et du lycée. Il y a en France, qui est un grand pays universitaire, des scientifiques qui travaillent sur ces questions, et je veux rassurer tout le monde : les petits Français ont une conception très classique du récit national, très chronologique, avec les Rois de France, les dates, les lieux, les grandes guerres… La même que la vôtre, la même que tout le monde : c’est une histoire qui nous est commune sur toutes les générations. Et c’est une histoire qui, quelles que soient les origines de ces enfants, donne à aimer à chacun la Nation, la République, et ce qui fait l’unité, la cohésion et l’identité de la France.

Et bien si les petits Français parviennent à « avoir une conception très classique et très chronologique de l’Histoire », on peut leur tirer notre chapeau (ou plutôt à leurs parents), car l’Education nationale a pourtant tout fait pour que cette chronologie soit mise de côté. Car pour la gauche, le suivi chronologique a un énorme inconvénient : à un moment ou à une autre on parle de Charles Martel, de Jeanne d’Arc, des rois et de Napoléon !

Alors, l’idéologie, qu’est-ce que c’est ? C’est justement l’histoire officielle voulue et pratiquée par François Fillon lorsqu’il a été en responsabilité. Je laisse cette conception des choses aux dictatures, aux régimes totalitaires et autoritaires. En France, l’histoire appartient aux historiens, et je compte bien défendre cette vision républicaine et démocratique de l’Éducation dans notre pays.

Selon la ministre, donc, il y aurait une une idéologie de droite en matière d’histoire !  ah oui …ce doit être le maintien des valeurs « travail et effort », la sélection, la notation, les bourses au mérite … En tous cas, depuis 40 ans, la droite a eu bien peu l’occasion d’imposer cette idéologie dans une Education nationale entièrement sous domination de la gauche. Et la dégradation continue du niveau des élèves est là pour sanctionner cette gauche idéologue et cette droite qui s’est bien souvent montrée lâche.

Enfin, dernière mise au point. Le ministère de l’Éducation nationale n’écrit pas les manuels scolaires, ce sont les éditeurs. Je suis sans doute plus libérale et militante de la liberté scolaire que François Fillon sur ce point, mais en France les éditeurs sont libres, et je tiens à ce qu’ils le restent. On ne leur dicte pas ce qu’ils doivent écrire, on ne les censure pas. Nous sommes en démocratie, et la liberté de publier est un droit fondamental. Je sais que les modèles autoritaires peuvent fasciner certains, pas moi.

Plus c’est gros, plus ça passe, dit-on ! Mais là ça ne passe pas ! J’espère qu’en terme de livres scolaires les éditeurs ne sont pas libres. Les éditeurs de livres médicaux ont-ils le droit de publier n’importe quoi ? D’écrire, par exemple, que la saignée reste le traitement le plus efficace pour toute sorte de maladies ? On imagine bien que les éditeurs d’une part doivent suivre les programmes officiels, mais aussi que pour que leurs ouvrages soient sélectionnés par l’EN, ils sont poussés à suivre l’idéologie dominante dans cette institution !

Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles madame la ministre !

C’est dans ce contexte que François Fillon a tenu des propos profondément choquants à l’égard de la probité, de la loyauté et de l’honnêteté intellectuelle de l’Inspection générale de l’Éducation nationale. Elle a tout mon soutien, comme tous les personnels de l’Éducation nationale, dont l’attachement au service public est infiniment plus porteur pour notre pays que les tristes renoncements annoncés hier soir.

Vous n’êtes pas crédible lorsque vous vous drapez de probité candide car vous appartenez à cette idéologie dominante. Vous êtes juste la partie émergée de cet iceberg que François Fillon semble bien décider à ébranler …

On lui souhaite beaucoup de courage !

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