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Référendum italien : après le Brexit, Clinton, Juppé et Hollande, la révolte des peuples atteindra-t-elle l’Italie ?

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Internationale
3 décembre 2016
89 Vues
Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

Dimanche va avoir lieu un important referendum en Italie. Ce dernier porte sur la réforme constitutionnelle de Matteo Renzi. Cette dernière aurait pour objectif de stabiliser la politique italienne en donnant un pouvoir plus grand au président du conseil. Il faut dire que la république italienne est aussi instable que le fut notre troisième. Depuis la fin de la guerre, en soixante-dix ans donc,  soixante-sept gouvernements se sont succédé. Toutefois, les opposants à cette réforme, qu’ils soient personnalités politiques ou juristes, expliquent que la nouvelle constitution donnerait trop de pouvoir au président du conseil. Et, dans un pays qui a connu le fascisme et qui a peur d’y revenir, cet argument a du poids.

La question qui est posée aux italiens est celle-ci :

« Approvate il testo della legge costituzionale concernente “disposizioni per il superamento del bicameralismo paritario, la riduzione del numero dei parlamentari, il contenimento dei costi di funzionamento delle istituzioni, la soppressione del Cnel e la revisione del Titolo V della parte II della Costituzione”, approvato dal Parlamento e pubblicato nella Gazzetta ufficiale n. 88 del 15 aprile 2016 »

Traduction : « Approuvez-vous le texte de la loi constitutionnelle sur les « dispositions pour dépasser le bicamérisme, sur la réduction du nombre des parlementaires, sur la maîtrise des coûts de fonctionnement des institutions, sur la suppression de la Cne et sur la révision du titre V de la deuxième partie de la constitution », tel qu’approuvé par le parlement et publié dans le no 88 de la Gazzetta ufficiale du 15 avril 2016 ».

Il y a, de la part du Parti Démocrate (PD) italien la volonté de réduire le nombre de sénateurs. Actuellement de 315 celui-ci devrait passer à 100 si la réforme constitutionnelle est votée. Cela, ajouté à la diminution de certains privilèges pour les élus telle que la possibilité d’avoir un chauffeur, impliquera une diminution des frais de fonctionnement de l’état. De plus, le sénat serait, à l’image du notre, représentatif des régions.

Ainsi, vu de France la réforme constitutionnelle de Matteo Renzi permettrait de moderniser les institutions italiennes. Toutefois, Matteo Renzi, ancien maire de Florence et homme providentiel en 2014, déçoit.  Le très jeune président du conseil italien- 39 ans au moment où il le devient- a certes baissé le taux de chômage de 2% mais n’a pas permis à la croissance italienne d’atteindre la moyenne européenne. En 2017, elle devrait être proche de 1%.

Matteo Renzi déçoit et ouvre donc un boulevard à ses adversaires politiques. Il leur a déjà offert certaines grandes villes sur un plateau. La Ligue du Nord, très bien implantée et populaire dans le Nord de l’Italie garde ses positions mais le Mouvement 5 étoiles (M5S), quant à lui, a gagné Rome et Turin lors des élections municipales partielles cette année.

Ces deux mouvements politiques, tous deux eurosceptiques, devraient être majoritaires au parlement si le non l’emporte dimanche. Et, au vu des derniers sondages, le non devrait l’emporter.

Ainsi, bien que la question du referendum ne soit pas la sortie de l’union, c’est, dans les faits, comme cela que se joue la campagne. En effet, si le camp du « Sí » joue la carte de la modernisation des institutions, le camp du « No » joue sur la promesse de démission de Matteo Renzi en cas de défaite et l’arrivée au pouvoir de Grillo.

Toutefois, plusieurs scenarii sont possible si le non l’emporte. Soit le président de la république demande à Renzi de former un autre gouvernement. Cela permettrait d’écrire un autre projet de constitution et de le soumettre à nouveau aux italiens. Soit on assiste à un éclatement de certains partis politiques. Eclatement du PD et du M5S dû au fait de divergences sur la politique à mettre en œuvre. Scenario peu possible mais probable lorsque l’on sait que Virginia Raggi, la nouvelle maire de Rome, commence à prendre ses distances avec Beppe Grillo. Soit un gouvernement technique est mis en place jusqu’en 2018. En tous les cas, une victoire du non conduira à la constitution d’un nouveau gouvernement. Et si Beppe Grillo devient président du conseil il proposera un referendum sur la sortie de l’union, referendum d’ores et déjà réclamé par 40% des italiens.

Renzi joue donc un coup de poker. Une partie serrée où l’économie italienne est mise en jeu. Selon le Financial Time, si le non l’emporte 8 des grandes banques italiennes feront rapidement faillite à cause du spectre de l’Italixit. Un scénario catastrophe qui effraie les marchés européens. C’est toutefois oublier la vaste économie souterraine italienne.

Cependant, nous apprenons ce vendredi matin, à deux jours du scrutin donc, que le gouvernement italien a négocié avec les syndicats une hausse de salaire pour les fonctionnaires. Hausse a effet immédiat. Ce qui devrait pousser les fonctionnaires à se ranger dans le camp du « Sì ».

L’affaire est donc à suivre et le dénouement, quel qu’il soit,  sera intéressant pour notre pays. En effet, en cas de la victoire du oui (également probable puisqu’un sondage du 2 novembre démontre que 25% des italiens ne savent pas quoi voter), l’Italie réduira de 2/3 son nombre de sénateurs, un grand nombre de privilèges des élus…. Et en cas de non, l’Italie sortira probablement de l’Europe à l’horizon de 2018 (prochaines élections).

Deux scenarii possibles qui devraient donc donner l’exemple à la France.

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