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La Russie revient sur le devant de la scène diplomatique au contraire de la France qui recule

De Paul Fortune, paulfortune1975.wordpress.com/
. Internationale
18 décembre 2016
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Paul Fortune paulfortune1975.wordpress.com/
Paul Fortune
paulfortune1975.wordpress.com/

Décidément, les « élites » françaises ne comprennent rien à rien et sont à contre-courant de tout. La diplomatie française coule à pic. Depuis le sinistre Fabius, « responsable mais pas coupable », qui affirmait en toute simplicité la nécessité d’éliminer physiquement Assad, jusqu’à la mise en deuil de la tour Eiffel par l’inénarrable et hautement nuisible Anne Hidalgo à l’occasion de la libération d’Alep, la France peut se targuer d’être le moins visionnaire de tous les pays. C’est une honte et une catastrophe, et c’est d’autant plus navrant qu’on peut voir depuis plusieurs années que la Russie revient sur le devant de la scène et que le conflit syrien, ultime avatar d’une lutte entre les USA et la Russie, vient de tourner à la faveur de cette dernière.

Souvenons-nous : en 2008 déjà, les États-Unis avaient vaguement fait croire à la Géorgie qu’elle pouvait se permettre de défier la Russie sur la question du séparatisme ossète. Il n’a pas fallu trois semaines pour que les Russes fassent bien comprendre aux Géorgiens qui faisait la loi dans la région. Première reculade des Américains qui n’allaient pas risquer un conflit pour un pecno corrompu. Plus proche de nous, l’affaire ukrainienne a plutôt mal tournée pour les USA. Malgré les efforts de Soros pour imposer ses révolutions colorées dont la plus marquante fut la révolution orange en Ukraine, qui accoucha comme on pouvait s’y attendre d’un régime pro-américain ultra-corrompu, l’Ukraine a fini par échapper à tout contrôle. Les Russes en ont profité pour assurer leur emprise  sur la Crimée, et là encore il a bien fallu se rendre à l’évidence : les USA sont restés plutôt calme sur le sujet.

La Syrie est le dernier enjeu en date de cet affrontement. Les Russes sont les seuls a être allé franchement sur le terrain, et surtout à avoir pris une position tranchée. Le résultat est là : Assad, soutenu par Poutine, s’est maintenu malgré tous les efforts bien tordus qui ont été fait contre lui, depuis le financement de groupes djihadistes jusqu’à la propagande journalistique habituelle.

Notons aussi que les avions de chasse russes de dernière génération semblent nettement plus performants que leurs homologues américains. Il paraîtrait même, sous réserve de vérification, que quatre navires américains croisant dans la zone des détroits du Bosphore et des Dardanelles auraient subit un blackout total inexpliqué pendant une quinzaine de minutes. Les Russes n’ont apparemment pas chômé sur le plan technologique non plus.

Il semble que les Américains aient pris acte de ce retour en force de la Russie, et l’élection de Trump vient clairement marquer cet état de fait. Il est possible que l’État profond américain ait vu d’un mauvais oeil le bellicisme outrancier d’Hillary Clinton, bellicisme dont il est probable que les Américains n’ont plus les moyens, même s’ils ne peuvent l’avouer publiquement. Donc Trump. Qui outre son intention affichée de dialoguer avec Poutine, va probablement renouer, dans une certaine mesure, avec la tendance isolationniste qui a longtemps prévalue aux États-Unis. Dans une certaine mesure uniquement, car le deuxième défi des États-Unis, c’est la Chine, qui vient justement de capturer un drone sous-marin américain dans ses eaux territoriales. Avec les Russes d’un côté et les Chinois de l’autre, on comprend que les Américains soient gênés aux entournures.

Fatalement, l’Europe va vite passer au second plan des préoccupations américaines en terme de défense, et c’est là que nous risquons fort de nous retrouver à poil. Situation d’autant plus inquiétante que nos « élites » ne semblent pas comprendre qu’il serait sage de ménager un peu les Russes. Car si l’Europe venait à expérimenter des troubles internes de grande envergure, il serait plutôt avantageux d’avoir des alliés puissants. À force de nager à contre-courant, on risque fort de finir noyé.

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