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Le « Revenu universel » le nouvel assistanat que veulent imposer les socialistes aux Français !

De duff Blogueur, leblogduduff.wordpress.com
. Economie
5 janvier 2017
17 Vues
duff Blogueur leblogduduff.wordpress.com
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Pour bien démarrer l’année 2017, voici un sujet pour lequel j’ai eu du mal à trouvé un titre à la fois court, incisif et laissant entrevoir le fond de ma pensée. Mais c’est un sujet de fond sur lequel il convient de se pencher tant il ouvre beaucoup de pistes de réflexions. En 2016 a surgi l’idée qu’on pourrait accorder à tous sans condition un revenu universel en remplacement du maquis d’aides sociales source d’une ruineuse bureaucratie. Que le « choc de simplification » voulu par le président Hollande se solde par un échec risible, c’était naturellement prévisible mais au moins ça n’a eu aucune conséquence puisqu’en dehors d’entrepreneurs crédules personne de sérieux n’avait misé sur une quelconque avancée. Le RU propose une simplification drastique qui pourrait avoir de très lourdes conséquences en revanche. Enfin, dans une France rongée par le socialisme, il est très éclairant de voir (re)naître un clivage droite/gauche sur le sujet y compris chez les libéraux.

Parmi les promoteurs à gauche du RU on trouve comme prévu des verts et Benoît Hamon, promettre une distribution gratuite de pognon dans un joli discours égalitariste pas très subtilement enrobé de jalousie est un art consommé chez eux. Mais il y aussi des libéraux dont le discours est plus élaboré. J’entends bien les avantages liés à la simplification, surtout si on se débarrasse de toute la bureaucratie qui gère plutôt mal que bien le foutoir actuel. Pour preuve, il y a tant de gens éligibles à ces aides qui ne les réclament pas par ignorance. Il y a aussi derrière l’idée d’une refonte du modèle social qui nécessite préalablement de confier au secteur privé les systèmes assurantiels (maladie/retraite) selon Jean-Marc Daniel, là déjà on perd pas mal de petits soldats socialistes… Au fond ce RU pose la question du périmètre des missions de l’état: déchargé de son rôle social global, il ne se focaliserait enfin que sur la lutte contre la grande pauvreté. Il est vrai que depuis qu’on empile les prestations sociales et les allocations à gogo, une chose est restée totalement immuable, à savoir que pour bouffer un sans-abri aura toujours besoin des Restos du Cœur et des associations caritatives. Pour sa bonne conscience, l’état les subventionne sans imaginer qu’elles existeraient sans lui et qu’il est même en grande partie responsable de leur nécessité. Nos amis finlandais se lancent dans l’expérimentation, reste à voir le protocole pour déterminer ce que l’on pourra en retirer. Jusqu’ici les seules expériences de RU ou s’en approchant ont été mises en oeuvre dans des pays très riches jouissant d’une rente notamment pétrolière. Un pays dépourvu de richesses naturelles lucratives et dans la zone € rend l’initiative à surveiller.

Creusons-donc un peu plus sur le rôle de l’état et la vision qu’en a un des principaux promoteurs du RU à savoir le sémillant Gaspard Koenig. Le garçon m’est globalement sympathique puisqu’il prêche la bonne parole libérale un peu partout dans les médias y compris ceux de masse. Le souci c’est que derrière son ton professoral et ses litanies de citations de grands auteurs, il a par moments la regrettable propension de penser que tous les libéraux pensent comme lui. Or il eut quelques anicroches amusantes par le passé. Sur la restructuration des dettes européennes, on appréciera dans l’échange de fond de court le coup droit terrible de Charles Gave. Puis enfin sur l’état et le concept fumeux de « Jacobinisme libéral » avec Pierre Chappaz, libertarien assumé, pas convaincu par le RU comme prévu. Un matin chez Nicolas Doze pour faire l’apologie du RU, Koenig a expliqué que l’état devrait jouer un rôle d’émancipateur. Comme l’école gratuite et obligatoire de Jules Ferry auquel François Hollande rendit hommage sitôt élu avec le succès qu’on constate année après année dans les classements internationaux. Voilà une divergence de fond, ce n’est pas parce que j’ai jamais eu recours à l’état pour m’émanciper que celui-ci serait plus indispensable à d’autres. La légalité de l’état repose par le biais démocratique et pour le libéral classique son action doit se résumer à assurer la protection de ses citoyens par un nombre le plus réduit possible de monopoles que le secteur privé aurait possiblement plus de mal à assurer équitablement, les missions régaliennes, le reste n’étant que des fariboles socialistes. Or Koenig est ouvertement favorable à la dilution des Etats-Nations dans un ensemble fédéral plus vaste alors que le consentement à une tyrannie publique repose aussi sur ce qui fait Nation entre les individus, passons sur cette possible contradiction.

On a assisté, au cours du XXème siècle, à une hausse constante du poids de la sphère publique tant sur l’économie que sur des pans entiers de nos activités privées nécessitant un clearing à échéance périodique rendu de plus en plus délicat au fil du temps par le politiquement correct. L’état est un grand léviathan où ses bureaucrates agissent pour légitimer leur mission, leur subsistance. L’état n’est pas là pour agir en faveur des plus démunis, pire, il s’en fout d’être responsable d’en créer. Tout type de structure humaine échappant à la concurrence d’une autre a malheureusement tendance à ne pas sanctionner les mauvais comportements voire à encourager la veulerie et non les initiatives individuelles bénéfiques à tous. Comment réformer l’état providence alors que celui-ci est devenu quasiment totalitaire et indispensable à la survie d’un nombre aussi important de malheureux qui vivent en mangeant dans sa main? Est-ce le moment d’offrir à la démagogie politicienne un instrument aussi puissant? Tandis qu’en France, pendant la campagne présidentielle de 2012, les candidats égrenaient leur catalogue de mesures d’une exubérante indigence et cherté, Mme Merkel expliquait calmement aux allemands qu’introduire un salaire minimum risquerait de fabriquer des chômeurs et qu’il valait mieux démarrer avec un petit boulot plutôt que de vivre aux dépends des autres, elle a certes du former une coalition mais le résultat global de la CDU était très élevé. Les Benoît Hamon & cie ne s’emmerdent pas : ils regardent le montant total des prestations sociales et le divisent par le nombres d’habitants. 700 Milliards en tout? Tiens on peut bien distribuer sans stress 800 € par mois! Même à ce montant celui qui n’a ni travail ni logement ne verra en rien sa situation s’améliorer. Si d’aventure le RU est un fiasco, comment revient-on en arrière? Quelle est la réversibilité d’une pareille mesure? Évoquez un smic jeune ou régionalisé et vous prenez dans la gueule un tir de barrage d’une rare violence.

Je n’ai pas la prétention de connaître la pensée libérale jusque dans ses recoins mais quand Jean-Marc Daniel affirmait un matin de mémoire qu’un Condorcet serait favorable aux évolutions sociétales actuelles (positions sur la loi sur le divorce en 1792) je ressens une gène. Outre l’escroquerie de faire parler les morts on peut rappeler que Bastiat est mort à Rome, ultime voyage d’un libéral siégeant alors à gauche mais surtout très pieux. Sur les réseaux sociaux, de prétendus libertariens assurent que des mesures progressistes pourtant de gauche (généralement là d’où ils viennent intellectuellement) sont authentiquement libérales et qu’on n’est qu’un vilain conservateur droitard pour oser en douter. Idem sur le RU, une énième resucée – cette fois ci plus élaborée – de redistribution sociale qui cherche à dissimuler l’échec de plus en plus encombrant de l’école publique égalitariste, du marché de l’emploi et de son dénigrement de la vertu de la générosité privée, surtout quand, horreur absolue, elle ressemble à la charité chrétienne. Après un billet sur l’étatiste déguisé Macron, il me semblait non dénué de sens d’évoquer le fait que de plus en plus de socialistes se convertissaient au libéralisme tant l’échec du socialisme en France sautait au yeux. Ces braves gens en persistant à donner des bons points à qui pense comme eux et à qualifier de libéral des chimères socialistes prouvent que parmi les clivages intellectuels qui structurent le débat en France, le clivage droite/gauche n’est pas mort du tout… Y compris chez les libéraux!

 

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