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Y a-t-il encore en France un citoyen qui puisse douter qu’un « cabinet noir » existe ?

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Politique
30 mars 2017
85 Vues
Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Cette organisation mise en place pour faire « remonter » vers le ministre de l’Intérieur puis le premier ministre et enfin le président de la République tous les renseignements et informations sensibles a toujours existée, sous toutes les républiques et tous les gouvernements de droite comme de gauche.

C’est ce « cabinet noir » qui alimente les médias, la presse et certains journalistes spécialisés.

Il suffit pour cela de ne citer que les cas les plus connus de son intervention et des dégâts qu’il a causé et qu’il « cause toujours » :

Roger Salengro, ministre de l’Intérieur du gouvernement Blum, se suicide en novembre 1936 suite à une campagne de presse menée par la droite qui l’accusait d’avoir déserté durant la première guerre mondiale.

Joseph Caillaux, plusieurs fois président du conseil et ministre des finances, objet d’une campagne de presse qui aboutira à l’assassinat, par sa femme, du directeur du quotidien Le Figaro.

Pierre Bérégovoy également « suicidé » après une campagne de presse qui s’attirera la colère du président François Mitterrand : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens (les médias) l’honneur d’un homme, et finalement sa vie »

Et la liste serait bien longue s’il fallait tous les citer !

François Fillon ne s’est pas suicidé, il fait face et accuse. Il est bien placé pour savoir que ce « cabinet noir » existe, n’a-t-il pas été premier ministre durant cinq années !

Voici, paraît-il, l’organisation, sous la présidence de François Hollande, de ce « cabinet noir » qui n’existe pas !

A sa tête, Alain Zabulon, directeur de la DGSE (Direction générale de la sureté extérieure), de la DGSI (Direction générale de la sureté intérieure), de la DRM (Direction du renseignement militaire), de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense), de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières et, enfin, du TRACFIN (Direction du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins).

Ex préfet du département de Corrèze, c’est l’homme le mieux informé de France.

Sous ses ordres :

Robert Gelli – ancien procureur – directeur des affaires criminelles et des grâces. Poste le plus sensible du ministère de la justice.

Camarade de François Hollande lors de leur service militaire. Il centralise l’intégralité des rapports des procureurs généraux.

Il peut demander à n’importe quel parquet l’état d’avancement de toute procédure judiciaire en cours.

Placé sous l’autorité directe du Garde des Sceaux, Christiane Taubira, il lui transmet tous les renseignements sur les procédures en cours.

Sylvie Hubac – Directrice du cabinet de François Hollande. Elle est soupçonnée de diriger ce « cabinet noir ».

Jean-Marc Falcone – Ex commissaire de police – Directeur général de la Police Nationale.

Il a la main sur l’ensemble de la police nationale.

Pierre Valleix – ex avocat général – en relation étroite avec Christiane Taubira. Maillon essentiel du dispositif mis en place en 2012, après l’élection de François Hollande.

Renaud Vedel – Conseiller pour les affaires intérieures de Manuel Valls, premier ministre. Il a succédé, à Matignon, à Jean-Marc Falcone. Il possède tous les dossiers sensibles touchant la gendarmerie et la police.

Eric Bio-Farina (surnommé « le colonel ») – ex commandant de la gendarmerie du département de Corrèze.

Tout comme Alain Zabulon, il a été nommé à l’Elysée dès l’arrivée de François Hollande.

C’est l’un des exécutants-clés de ce dispositif.

Yves Colmou – Conseiller particulier de Manuel Valls, premier ministre, il s’occupe de tous les dossiers politiques sensibles depuis son arrivée Place Beauvau et contrôle toutes les nominations dans la haute fonction publique. Nommé préfet en septembre 2013.

Que l’on ne se fasse aucune illusion, le prochain président de la république, son premier ministre et son ministre de l’Intérieur auront également un « cabinet noir ». Seuls les noms changeront !

(Source : Valeurs Actuelles)

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