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macron nulle

Du grand débat au grand déballage : cette présidentielle est une honte elle se noie dans le caniveau médiatique

De La Plume à Gratter Blogueur laplumeagratter.fr,
. Politique
7 avril 2017
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La Plume à Gratter Blogueur laplumeagratter.fr
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Consternant… lamentable… pathétique… déplorable… nullissime même, et peut-être bien plus encore : insultant, terriblement humiliant pour ceux d’entre nous qui se font encore une certaine idée, digne et responsable, de la politique, de ce que devrait être la « démocratie » française, du sérieux que devrait exiger son élection phare et bien plus largement encore, du respect absolu que mérite le destin de notre pays, de notre peuple, et cela quelles que soient les opinions politiques et parfois antagonistes des citoyens qui le composent.

Le prétendu « grand débat historique » BFMTV-CNews qui devait permettre aux Français de se faire une idée plus précise sur les programmes et les personnalités de ces onze candidats à l’élection présidentielle, candidats qui se présentent à nos suffrages dans moins d’un mois pour un scrutin sans doute pour le coup véritablement « historique », lui, n’a été, sur plus de quatre heures confuses, indigestes, inter-minables, qu’un pitoyable cirque merdiatique, un spectacle grotesque et parfois indigne, où les cinq « vrais » candidats pouvant légitimement prétendre accéder au second tour de scrutin, et donc éventuellement à la magistrature suprême d’un pays qui s’appelle tout de même la France (« merde, quand même ! », comme aurait pu dire le petit caudillo écarlate catalan), se sont fait rouler dans la farine journalistique de deux potiches « journaleuses », comme toujours consternantes de nullité et de parti pris, mais aussi et surtout dans l’outrance démagogique ou carrément grand guignolesque de quelques énergumènes, candidats improbables, délirants ou répugnants, dont la présence à ce niveau du « débat politique » français devrait donner la nausée à toute personne ayant encore une conscience citoyenne, à tout électeur gardant un intérêt pour ce que devraient être la politique et son expression à un échelon national, pour ne pas dire présidentiel.

Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron, le « club des cinq » du premier « grand débat » ayant eu lieu sur TF1 le 20 mars, débat taxé à l’époque par les six « petits candidats » qui n’y avaient pas eu accès d’« antidémocratique », ont donc été rejoints par ceux-ci, et on a vu le résultat : si l’on peut évidemment mettre de côté un Dupont-Aignan et un Asselineau, candidats certes vains et même possiblement nuisibles aux idées qu’ils prétendent défendre en fragmentant inutilement l’électorat souverainiste, mais aux positionnements idéologiques réels et structurés, nous avons eu, avec les « prestations » des quatre autres « petits candidats » (Lassalle, Cheminade, Poutou, Arthaud) un mélange surréaliste de ridicule achevé et de démagogie haineuse et vulgaire, un salmigondis aussi indigeste qu’indécent pour un enjeu et des échéances d’une telle importance.

Côté ridicule, la palme est forcément à attribuer à Jean Lassalle, véritable Lou Ravi du débat, tout aussi à côté des questions qui lui étaient posées que de ses propres réponses, absconses ou carrément lunaires, pour ne pas dire ridicules. De toute évidence l’autoproclamé « berger égaré en politique » avait fumé des champignons hallucinogènes ou la moquette du studio de BFMTV! Lassalle, un candidat tout aussi autoproclamé mais totalement bidon de la « société civile »… qui est en fait entré dans la carrière à 26 ans en devenant conseiller général, puis vice-président de l’Assemblée départementale de 1994 à 2011, enfin député  depuis 2007, et qui cumule aujourd’hui… six mandats : député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, maire de Lourdios-Ichère, Président de l’association des maires des Pyrénées-Atlantiques, Président du Comité Départemental du Tourisme Pyrénées-Atlantiques, Président de l’IPHB (Institution patrimoniale du Haut-Béarn) et Président de l’APMM (Association des populations des montagnes du monde)…tu parles d’un « berger », tu parles d’un civil, tu parles d’un perdreau de l’année !

Presque aussi guignolesque, l’éternel Jacques Cheminade, qui, certes, n’a – lui – pas dit que des conneries, mais qui en a dit bien assez pour qu’on oublie très largement ses sorties un peu moins hasardeuses…

Pour ce qui est de la démagogie haineuse et vulgaire… Poutou et Arthaud… deux hystéro-gauchistes outranciers, démagos, fossilisés dans leurs préjugés de classe d’un autre temps, confis dans leur détestation des « riches » et des flics comme des marrons dans le cul d’une dinde, idiots utiles absolus du capitalisme sans freins qu’ils prétendent combattre et conchier, lobotomisés par leur sectarisme à front de taureau, par leur exaltation aussi forcenée que débilissime d’un « sansfrontiérisme » libertaire totalement aveugle aux conséquences de la libre circulation des individus que tous deux prônent (comme le MEDEF, pauvres andouilles !), libre circulation aussi délétère et criminelle pour les identités des peuples que celle des capitaux pour les économies nationales (et donc pour les travailleurs, connards !). Et que dire de leur nostalgie morbide  d’une révolution « prolétarienne » (en réalité communiste, ou pire encore, trotskyste), de leur envie du grand soir dont on a vu pourtant à quelle destinée tragique, totalitaire, nihiliste et ensanglantée il a toujours, partout, mené.

La palme d’or de la haine, de la goujaterie et l’indécence étant remportée très haut la main par le lamentable Philippe Poutou : vulgaire comme un pet, arrivé débraillé (pour faire « populo » sans doute ?), refusant de serrer la main de certains candidats, refusant la photo avec eux, discutant pendant l’émission avec son clan, dos à la caméra, insultant, diffamant Marine Le Pen et François Fillon, sans être le moins du monde repris par les deux bécasses à carte de presse qui étaient pourtant censées assurer la bienséance du débat…

comment Diable ces quatre gugusses ridicules pour les deux premiers ou haineux pour les deux derniers ont-ils pu obtenir leurs cinq cents signatures ?  A croire que nombre de nos élus ont des cerveaux de colibiris, ou le sens des responsabilités républicaines et démocratiques des ploutocrates ukrainiens !

Quatre heures de « débat » donc, pour à l’arrivée… « ça » : une foire d’empoigne confuse, imbuvable, souvent grotesque, parfois indigne, où présidentiables et trublions se sont partagé à parfaite égalité le temps de parole. Quatre heures d’émission, pour au final… quinze misérables minutes d’exposition des grandes lignes de leurs projets, d’explications à peine ébauchées, de propositions à peine énoncées, de promesses à peine faites, pour les « véritables » candidats à l’élection présidentielle. Quinze minutes pour présenter au pays leurs priorités, leurs choix politiques, géopolitiques, économiques, sociaux, sociétaux, sécuritaires, judiciaires pour le prochain quinquennat…

Et certains ont osé qualifier hier soir ou aujourd’hui ce… machin télévisuel, consternant de nullité, de… « grand moment démocratique » ! Mais le plus terrifiant sans doute, suite à ce sinistre spectacle, qui a mis sans doute définitivement cette campagne présidentielle dans le caniveau médiatique, a bien été la pluie de commentaires des journalistes, commentateurs et communicants de tous bords (ou bien plus exactement d’un seul, celui du système politico-médiatique en place)… faisant de Mélenchon (animal politique sur ce coup là tout aussi inaudible que Marine Le Pen) et Macron (c’te balgue !) les deux vainqueurs de la déplorable pitrerie d’hier et, gigantesque cerise écarlate sur ces gâteux, de Poutou la grande révélation de la soirée. Si la France a la classe et les « débats » politiques qu’elle mérite, c’est qu’elle ne vaut plus grand chose, et que nous ne sommes pas prêts de sortir de l’auberge rouge (de honte, de colère ou de gauchisme, je ne sais plus) !

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