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Lettre à Emmanuel Macron, vous avez gagné une bataille, vous n’avez pas gagné la guerre

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Politique
8 mai 2017
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Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

Monsieur le président,

Qu’il est étrange pour moi, monsieur Macron, de vous nommer Monsieur le président. Mais grâce à notre démocratie fort imparfaite, à la pravda médiatique française qui vous a soutenu et à l’effondrement des gauche et droite qu’elles soient républicaines ou plus vraies, certains diront extrêmes, vous avez remporté cette élection. Tout d’abord je souhaite vous féliciter. Vous féliciter non pas par courtoisie républicaine mais comme un soldat vaincu félicite un adversaire dont il reconnait le talent à la guerre.

Aujourd’hui, la guerre, c’est-à-dire la campagne électorale est terminée. Mais la paix n’a pas encore sonnée. En vous poussant jusqu’au trône de la république française, les français n’ont signé qu’un armistice. Alors, bien que les vieux éléphants du parti socialiste, fatigués d’incompétence et d’échecs sonnent déjà à votre porte, bien que les journaux de gauche vous encensent ce matin, bien que les insoumis vous aient chaleureusement et sincèrement félicités hier, nous autres, militants de la droite véritable, sommes à terre et reconnaissons votre partielle victoire. Nous ne sommes toutefois pas vaincus. Et alors que la gauche dans son ensemble et une partie sans doute assez large de la droite républicaine vous soutiendront afin d’avoir un strapontin du pouvoir républicain, nous autres militants véritablement insoumis à ce capitalisme financier qui n’est en rien capitaliste, prendront les armes, intellectuelles s’entend, pour foncer contre, selon les mots de Libération, le « barrage Macron ». Vous n’avez pas céder hier mais vous céderez bientôt.

Ce ne sera pas un combat de principe mais un combat pour la France. Avouons que vous et moi n’avons en commun que la jeunesse. Et je reste amer que les français aient choisis votre jeunesse à la mienne, à la nôtre. Votre jeunesse européiste et mondialiste n’est pas la bonne, n’est pas celle qu’il faut à notre France. Les français regretteront trop vite leur choix. Mais il sera trop tard.

Il n’est pour moi plus temps des regrets ni même de l’amertume. Il est temps de protéger ce qu’il reste de notre France que vous n’aimez pas, de sa culture que vous ne reconnaissez pas, de son histoire que vous méprisez, de sa population que vous méconnaissez. Je vous supplie, Monsieur le Président, de ne pas jouer avec notre longue et belle histoire nationale. Vous vous êtes rie de Sainte Jeanne d’Arc par simple calcul de communication, vous avez tué une seconde fois ces soldats français qui d’un côté ou de l’autre se sont battus pour l’Algérie par simple calcul électoraliste, vous avez salis l’honneur du Général de Gaulle en le citant à mauvais escient dans vos discours, vous avez piétinez la mémoire du vainqueur de Vichy et du protecteur de l’état français, le Maréchal Pétain en polémiquant sur Vichy pour affaiblir Madame Le Pen, vous avez crachez sur le baptême de Clovis, notre premier roi, pour avoir le soutien des français musulmans. Surtout, vous avez dénigré la sublime histoire culturelle de notre pays. Oublié Racine, Apollinaire, Voltaire, Rimbaut, Zola, Pissaro, Renoir, Courbet, Degas, Rodin, Claudel, De Funes, Cluzet, Boyer et tant d’autres. Vive les nouveaux fous du roi : Debouze, Naceri, Soualem et autre Keshiche. Qu’il est agréable pour vous d’effacer d’un trait de plume deux millénaires d’histoire en l’opposant et la remplaçant par une autre plus moderne venant par le vent de l’immigration tardive.

Ah ! triste époque qui renie ses origines royales, ses origines d’empire. L’histoire de France est celle de Louis IX et non celle de Saladin, elle est celle de Louis XIII et non celle des Habsbourg, elle est celle de Louis XIV et non celle de Charles Quint, elle est celle de Napoléon et non celle du duc de Wellington. Elle est histoire française et non pas histoire européenne ou africaine. Elle est dans la grande histoire européenne mais a ses caractéristiques françaises. Surtout, Monsieur le Président, l’histoire n’est pas une variable d’ajustement servant à gagner une élection. Vous avez joué à un jeu dangereux, à un jeu dont seule la république a le secret. Votre réussite prouve à quel point les media sont influents et l’inculture généralisée.

La France se meurt de son économie et de ses mœurs. Je sais que vous la tuerait d’avantage. Votre faux libéralisme économique est un vrai libéralisme social qui enterrera un peu plus ce qui reste de la morale chrétienne dans nos actes. Mais un requin né de la haute finance peut-il avoir un cœur moral ? Mais qu’importe cela. Vous ne vaincrez pas sur ce terrain-là. La chrétienté a fait la France et la sauvera le moment venu.

La France se meurt du manque de foi en ses possibilités, en sa beauté. Et de foi en la France vous n’en avez pas. Vos discours le prouvent. Vous estimez que la France est morte et que son seul futur est l’Europe. Il est douloureux pour moi de regarder un monarque républicain sur un trône qu’il juge moribond. Je regrette alors que vous ne soyez ni visionnaire, ni esthète. Il est pourtant aisé et gracieux de faire d’un passé un avenir.

Monsieur le Président, vous accédez au trône républicain à un moment où la brume glacée de la désespérance s’abat sur la France. Le seul vœu que je fais aujourd’hui est que vous donniez espoir à la France. Dusse-t-il être un espoir de façade, un espoir sans horizon. L’horizon, nous autres militants de la droite véritable, la lui donneront.

Monsieur le Président, vous avez gagné une bataille, importante certes, mais pas la guerre. La guerre ne peut être gagnée que par un cœur brave et vaillant. Malheureusement pour les français qui vous ont fait confiance, vous n’êtes ni l’un, ni l’autre.

Veuillez, Monsieur le Président, agréer mes salutations distinguées.

Paul Le Réactionnaire.

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