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Macron-à-lElysée..

Non, mon général : les Français ne sont pas des veaux, ce sont des cons !

De La Plume à Gratter Blogueur laplumeagratter.fr,
. Politique
16 mai 2017
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La Plume à Gratter Blogueur laplumeagratter.fr
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Que mes chers lecteurs me pardonnent la trivialité, l’aigreur de vaincu diront certains, qui m’ont inspiré ce titre, mais comment aurai-je pu éviter ce cri du cœur, ou plutôt ce presque râle d’écœurement ?

Certes, réduire la sidérante élection, l’accession improbable (et pourtant écrite ?) d’un Emmanuel Macron à la présidence de la République, à la simple et unique connerie de l’électorat national est un peu facile, et je vous le cons-cède : « c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… » (1). Mais je dois reconnaitre qu’analyser, disséquer ici les chiffres, les pourcentages, les tenants et aboutissants du résultat électoral d’hier soir est très nettement au dessus de mes forces du moment. La messe de requiem français est désormais dite pour cinq ans… à quoi bon en détailler le déroulé électoral ? Je me contenterai donc, si vous le voulez bien, de vous dire via ces quelques lignes le sentiment qu’un tel résultat m’inspire.

Car tout de même : voir ainsi nos cons-patriotes porter à l’Elysée le fils spirituel, le principal conseiller et le ministre des finances de François Hollande… voir introniser monarque républicain la marionnette politicienne et électorale de Jacques Attali, Alain Minc, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit, BHL ou Pierre Bergé… devoir se fader Président le zélateur de la « pensée printemps »… le négateur de la culture et de l’art français… le contempteur du « crime contre l’humanité » colonial en Afrique du Nord… le promoteur de la nécessaire « autoroute » migratoire avec l’Algérie… j’en passe et des pires… avouez qu’il y a de quoi se poser des questions sur la santé mentale de nos cons-citoyens, et carrément questionner  le bien-fondé même de la démocratie, et de l’élection présidentielle au suffrage universel ! Même si je continue, malgré tout, malgré ce « rien » désormais devenu tout pour un quinquennat par la « volonté du peuple », malgré l’intronisation improbable hier mais très majoritairement actée aujourd’hui, malgré la large élection par le peuple souverain du caniche zélé de la mondialisation libérale-libertaire à la présidence de la République, à considérer, comme Churchill, que « la démocratie est le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres ». Mais je ne vous dis pas dans quel état la soirée d’hier a mis mes valises citoyennes !

Ainsi donc, à l’issue d’une campagne électorale calamiteuse comme jamais où toutes les saloperies auront été permises, où toutes les manipulations médiatiques auront été de mise, les Français, ce peuple supposé « politique par essence » (je pouffe), après avoir jeté par la fenêtre « primaires » puis par la porte « premier tour des présidentielles » toutes les principales têtes de gondole usagées (pour ne pas dire frelatées) du PPF – paysage politicard français – Juppé, Sarkozy, Hollande, Valls, Fillon, Hamon… oui… ces mêmes Français ont pour finir cons-fortablement élu celui derrière qui tous ces refoulés des urnes s’étaient pourtant unanimement rangés ! Difficile de faire plus cons que ces rançais là, avouons-le !

Pour nous coller à la tête du pays ce truc improbable, cet ectoplasme politique, cette marionnette oligarchique, il aura fallu, il aura même suffi d’une cons-jugaison de facteurs, ou plutôt de petits télégraphistes médiatiques… d’une cons-jonction d’intérêts financiaro-oligarchiques gros comme une maison, mais qui est finalement passée comme une lettre à la poste… et pour finir de l’agglomération en rangs cons-pacts de tout ce que la France compte en matière de bêtise plus ou moins dense, plus ou moins grave : il y a eu bien sûr en première ligne, venus principalement de la « gôche » mais pas seulement, les cons pétants, les cons bêlants et boboïsés de l’antifascisme de bastringue qui ont, une fois de plus, voté comme un seul sous-homme, comme des lobotomisés, comme les « mutins de Panurge » du regretté Philippe Muray pour « lutter contre la bête immonde » mariniste… il y a eu les cons péteux, ceux qui méprisent les sans-dents de la « France périphérique » et oubliée de nos zélites, si justement décrite par le démographe Christophe Guilluy… il y a eu les « cons âgés, les cons usagés, les vieux cons » de tonton Georges (2), pour l’essentiel des électeurs au premier tour de François Fillon, qui ont eu peur pour leurs économies des cons-séquences prétendument cataclysmiques d’une sortie de l’Euro en cas de victoire de la candidate patriote, et qui ont donc glissé dans l’urne un bulletin Macron tout en croyant sauver leurs modestes petits magots (m’est avis que ceux là vont très vite l’avoir dans le fondement, vont donc comprendre leur connerie, mais tant pis pour eux !)… et puis, malheureusement, il a fallu aussi le renfort de tous ces cons-patriotes qui, bien que connaissant parfaitement le danger mortel que ferait, que fera donc à présent peser sur la France la présidence Macron, ont fait les fines bouches, ont joué les chochottes devant les insuffisances (possibles) ou les erreurs tactiques et médiatiques (réelles) de la candidate patriote, et donc plus ou moins ouvertement dénié le bien fondé du bulletin MLP. Ceux qui ont craint de se « salir les mains », de se compromettre socialement ou professionnellement sans doute, et ont finalement préféré la gamelle aux convictions « patriotiques ». Ceux qui en toute connaissance de cause antinationale, ont préféré « voter en touche », blanc ou se sont carrément abstenus, décidant du même coup non de résister, mais bien de danser comme des dandys conscients mais blasés, un verre de champagne à la main comme de vulgaires Michel Onfray, sur le pont du Titanic pendant que nous autres, pauvres électeurs de base, tentions au moins de sauver le navire. Bravo, bien joué, pauvres petits patriotes de posture, misérables et dérisoires résistants d’opérette médiatique ! Quelques exemples, hélas parmi beaucoup d’autres, de ceux qui n’ont pas eu le courage, pas eu la simple cohérence d’appeler, la Patrie pourtant très clairement en danger, au seul vote patriote possible face l’alternative mortifère d’une présidence Macron ? Les Guaino, de Villiers, Poisson pour ce qui est des politiques… les Zemmour ou Rioufol pour ce qui est des éditorialistes… les Abauzit ou Bignon pour ce qui est des « dissidents »… et ce ne sont hélas que quelques tristes exemples parmi beaucoup d’autres. Que tous ces Ponce Pilate des urnes, tous ces handicapés des burnes sachent, malgré l’intérêt ou même l’admiration que m’ont souvent inspiré leurs écrits ou prises de paroles, oui, qu’ils sachent la réelle déception, et au final le profond mépris que m’inspire leur cons-sternante lâcheté électorale. C’est au pied du mur de l’argent et de la mondialisation antinationale que l’on a vu les ma-çons, et que, « grâce » à eux pour partie (qui ne dit mot cons-sent), nous avons finalement récolté le Macron…

Lorsque les cuistres illustres ci-dessus nommés, et parmi le troupeau anonyme de tous les cons de base évoqués quelques lignes plus haut, n’auront de cesse, demain, et comme si de rien était, dans des prises de parole fortes ou des éditoriaux brillants, de taper sur les inconséquences ou trahisons nationales du nouveau Président de la République élu pour partie grâce à leur couardise, puissiez vous vous souvenir comme moi, chers lecteurs, que ces résistants de salon, ces patriotes de posture, au moment où se jouait peut-être le destin du pays qu’ils prétendent aimer et vouloir défendre, n’avaient en rien essayé de faire basculer le scrutin vers le choix souverainiste, mais qu’ils étaient restés fort confortablement à l’abri de leurs tribunes médiatiques, bien au chaud chez eux, ou avaient carrément voté avec leurs pieds. Ils n’avaient pourtant pas, eux, l’excuse de l’ignorance du péril Macron, l’excuse de la bêtise moutonnière, de la connerie installée dans le cerveau de nombre de leurs cons-citoyens à grands coups de propagande médiatique.  Ils savaient et, sciemment, ils se sont dérobés, ont passé leur tour, se sont tus. Pour ma part, je ne suis pas prêt de l’oublier : à bons entendeurs, salauds !

1) Tirade des nez, Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand.

2) Le temps ne fait rien à l’affaire, Georges Brassens

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