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Si la gauche vous déclare “raciste”, vous deviendrez inéligibles

De Virginie Vota Chargée de mission,
. Politique
26 juillet 2017
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Virginie Vota Chargée de mission
Virginie Vota Chargée de mission

Mercredi 12 juillet 2017, le Sénat a adopté le projet de loi « rétablissant la confiance dans l’action publique ». Pour rappel, un projet de loi est un texte d’origine gouvernementale, présenté au Parlement. Celui-ci fait l’objet d’une « procédure accélérée » afin d’être adopté plus rapidement : chaque Assemblée doit voter le texte en termes identiques, à l’issue d’une seule lecture. L’Assemblée nationale examine, quant à elle, le projet jusqu’au 27 juillet. Remettra-t-elle en cause les « dispositions relatives à l’inéligibilité en cas de crime ou de manquement à la probité » (article 1er, Titre I) ?

Dans le communiqué en ligne sur son site internet, la LICRA annoncent que les députés se prononcent en faveur de « l’inéligibilité des racistes et des antisémites ». Dans la version du projet de loi adopté par le Sénat le 12 juillet, les personnes condamnées pour discrimination, racisme, antisémitisme et autres « crimes de la pensée » notamment énumérés dans la « loi Egalité et Citoyenneté » ne pourraient donc plus être élues durant dix ans. Le Comité de Salut Public est à l’œuvre…

licra

Les racistes ? Les antisémites ? La structure de cette phrase confonde délibérément le sujet pensant avec la pensée. Pour la LICRA, un individu se réduit donc à ses idées. D’un côté, il y a les bons (révolutionnaires), de l’autre, les méchants (contre-révolutionnaires) qui doivent disparaître à jamais (Epuration politique). Faudra-t-il se taire pour rester dans le système ? La Droite authentique (qui n’est ni raciste ni antisémite mais qualifiée comme telle) aura-t-elle encore une chance de diffuser sa pensée ? Il convient de s’interroger sur les notions de « tolérance » et de « liberté d’expression ». Ces mots recouvrent une réalité plus complexe dans la mesure où le sens des mots doit nécessairement être questionné.

La négation du racisme anti-blanc et des violences anti-Chrétiennes

Le site SERIOUSLY propose une base de donné accessible à partir d’un moteur de recherche dans lequel l’internaute inscrit les propos nauséabonds de son adversaire : prêt à penser instantané, il vous fournit toutes sortes « d’arguments », issus de sources plus ou moins crédibles, pour répliquer sans utiliser votre cerveau. Or, dans le catalogue des discriminations possibles, il n’existe manifestement ni racisme anti-blanc, ni violences anti-Chrétiennes. Le racisme ne concerne, par essence, que les “minorités”. C’est mathématiquement prouvé : plus vous cumulez des points de diversité, plus votre quota de discrimination est élevé –et plus vous bénéficiez de mesures de protection grâce au statut de perpétuelle victime. Les blancs ne se flagelleront jamais assez d’être génétiquement racistes, colonialistes, esclavagistes, homophobes, etc.

Ainsi, pour la gauche, la « tolérance » prend une signification idéologique, un sens mystique. L’individu ne doit pas seulement admettre l’existence d’attitudes ou de comportements différents des siennes, ce qui supposerait une acceptation de ces différences sans toutefois modifier ses propres convictions, mais il doit en réalité, adhérer inconditionnellement à ces diverses formes de « progrès » (le progrès idéologique consiste à repousser indéfiniment toutes limites biologiques, soit annihiler tous déterminismes). La gauche, inspirée de la philosophie des Lumières, entend créer une grande famille humaine sans distinction de culture, de religion, d’ethnie, de sexe, de patrie. Il est interdit de contester le bien-fondé de ce principe. La République, patrie dans la Patrie, ne se base pas sur le sang mais le « vivre ensemble ». Ce progressisme mène à l’anthropocentrisme dans la mesure où niant notre nature (avec ses dons mais aussi ses limites), l’Homme nouveau se détermine lui-même en fonction de ses désirs, de ses émotions ou de ses humeurs. Sa perception d’une chose lui confère une réalité. L’existence précède donc l’essence. La liberté idéologique consiste à embrasser cette philosophie du monde, ce « mode de penser » (Kant) : il faut créer la société la plus libre possible pour « diffuser sans entrave les Lumières » (cf die Aufklärung). Et toute entrave (Catholicisme, biologie, Patrie, etc.) doit être éradiquée.

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » (Voltaire)

La « tolérance » (novlangue) de la gauche marche ainsi à sens unique : elle est nécessairement imposée à ceux qui repoussent le moins les limites naturelles, péjorativement qualifiées de « normes ». Un homme blanc dit « hétérosexuel » doit, par exemple, se montrer nécessairement tolérant envers les hommes homosexuels, mais l’inverse n’est jamais demandé parce que seules les « minorités », par essence « discriminées » et sont victimes de la « haine » (ce terme désigne l’intolérance à l’égard de l’idéologie de gauche). De même que le contraire du racisme (par essence envers les minorités) est le racisme anti-blanc (et non l’absence de racisme), le contraire de la tolérance est l’intolérance envers les idées de Droite (“extrême droite” en novlangue).

En effet, cette tolérance de gauche a de strictes limites. Toute pensée allant à l’encontre de ce progressisme ou émettant une réserve sur le Bien-fondé de cette idéologie ne peut exister et se voit rejetée sous prétexte de « haine ». Le crime de pensée se décline du « racisme », à l’« antisémitisme », ou « homophobie », etc.  Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Dans l’esprit de la gauche, seul l’Homme nouveau (moderne) y a droit, parce que celui-ci ne peut que vouloir, par essence, ce qui est conforme au Bien (la République). Le Citoyen est le pilier de la République. A l’inverse, le Français enraciné, devient une menace.

Vers un régime totalitaire soit un parti unique

Frapper d’inéligibilité pour dix ans tout candidat condamné pour « racisme » par l’appareil judiciaire de la République, sur dénonciation de lobbies, revient à instaurer un régime totalitaire, un régime de terreur, puisque toute pensée différente de la gauche sera légalement interdite. Pour un mot interprété dans le sens voulu, pour un article, un montage, une vidéo, tous les opposants du régime idéologique (pays légal) seraient ainsi évincés.

Quid de la liberté d’expression ? Elle se calque sur le même modèle que la tolérance. Le sens de ce syntagme est idéologique. En réalité, il n’existe pas de liberté d’expression pour ceux qui n’adhèrent pas à la construction de la société nouvelle ou républicaine. Son usage doit nécessairement consister à diffuser la pensée de gauche. Ou prendre d’infinies précautions pour ne pas être frappé de “censure”. Ainsi que cet excellent article  consacré au sujet l’explique, « la liberté d’expression c’est l’expression de la Liberté [1], c’est-à-dire qu’il est autorisé de s’exprimer à condition d’aller dans le sens de la Liberté philosophique issue des Lumières (voir ici). Pour l’homme de droite, le mot « liberté » dans « liberté d’expression » est pris comme synonyme d’autorisation, alors que pour l’homme de gauche, ce mot désigne la souveraineté et la volonté absolue de l’Homme. C’est la subjectivité de l’homme qui doit triompher. Toute objectivité ou volonté imposée à l’Homme ne peut pas être exprimé sinon elle brimerait cette liberté absolue de l’Homme que prône la gauche. La liberté d’expression protège les atteintes à la Liberté de l’Homme ».

[1] Par Liberté, il faut entendre la liberté abstraite, idéologique, encadrée par la philosophie des Lumières : celle qui consiste à vouloir librement le Bien proposé par la République. Pour plus d’explications, voir mon article : “Faites ce que vous voulez, mais adorez la République »

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