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famille

Qu’elle était belle la France d’avant, celle de l’autorité, du respect, de la tradition et de la famille

De Corto74 Blogueur corto74.blogspot.fr/,
. Société
14 novembre 2017
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Corto74 Blogueur corto74.blogspot.fr/
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Tiens, mon neveu, pose ta console, bouge ton cul et vient donc lire un peu, si tu le peux, comment c’était à ton âge…

Il fut un temps que les moins de vingt ans n’ont pu connaitre. Il fut un temps que les moins de trente ans ont oublié. Il fut un temps où il faut avoir quarante ans, au moins, pour que l’on s’en souvienne.

Dans ce temps là, j’avais environ dix ans. J’allais à l’école en culotte courte, les cheveux coupés courts. Qui pour en avoir honte puisque nous étions tous plus ou moins ainsi. Dans ce temps-là, il eut été malvenu, inconcevable même de ne pas respecter celui qu’on appelait encore Monsieur l’Instituteur ou Maître. Que vous fûtes insolent et celui-ci pouvait vous mettre une gifle sans crainte, c’était permis et nul parent pour s’en plaindre. Une gifle, elle était forcément méritée.

En ce temps-là, tu allais à l’école pour apprendre, comprendre et grandir et le soir venu, vers dix-sept heures – le périscolaire n’existait pas – tu rentrais à la maison et tu faisais tes devoirs pour le lendemain parce que le ministère, l’instituteur et tes parents pensaient que c’était bon de travailler, un peu, à la maison. La fin de semaine arrivait, tu avais l’angoisse du carnet de note qu’il te fallait faire signer par tes parents; avec un sept sur dix, sans doute avais-tu droit à un  » tu peux mieux faire « , avec un quatre sur dix, t’étais privé de télévision, si tant est qu’il y en ait une à la maison.

La télé ? Les postes couleurs, c’était plutôt rare et il n’ y avait, je crois, que deux chaînes. C’était grandement suffisant.

En ce temps-là, on ne sortait pas le soir, on restait à la maison. Il fallait attendre les beaux jours pour espérer avoir la permission, après dîner, de rejoindre les copains au parc ou dans la rue. Jusqu’à  vingt et une heure, pas plus. Non pas parce qu’après les rues devenaient dangereuses mais parce qu’un gamin de dix ans, ou de treize ans, ça n’avait pas à traîner dehors tardivement.

A cette époque, et en attendant de pouvoir s’évader avec Dumas, Hugo ou Barjavel, le gamin que nous étions lisait, le Club des Cinq, Les Pieds Nickelés, Rahan ou les Signes de Piste, fans que nous étions du Prince Eric et de ses amis. Nous nous rêvions John Wayne, elles se voyaient princesses. A la télé, elles voulaient voir Winnetou quand nous, nous voulions voir les Haïdouks. Aujourd’hui, toi et tes copains êtes dingues d’Assassins Creed ou de Call of Duty que vous achetez  à prix d’or avec l’argent que vos parents vous filent quand, moi et mes frères, pour acheter Carambars, Malabars et coquillages acidulés de toutes les couleurs, à 2 ou 3 centimes pièce, on vendait à l’école, sous le manteau, des shadocks et cocottes en papier.

C’était pas la peine de réclamer du Coca, il n’y avait que du Tang ou de l’antésite.

En ce temps-là, pour aller voir les copains ou plus rarement les copines – on ne se mélangeait pas encore si facilement – il fallait avoir la permission des parents, avoir bien travaillé à l’école et avoir été sage. Une fois sur place, avec les copains, on se causait, on jouait au ballon, parfois on se fritait mais ce n’était jamais bien grave et puis on rentrait à la maison en se disant:  » à demain « , tout simplement. Qui aurait pu imaginer qu’aujourd’hui il n’est plus besoin de se dire  » a demain  » puisqu’on se promettait, en se quittant, de se  » textoter t’à l’heure « . Te rends-tu compte, alors, aussi incroyable que cela puisse être, les smartphones n’existaient pas, le concept était inimaginable et t’étais un privilégié si tu avais à la maison un téléphone avec des touches, pas un de ceux démodés avec un cadran qu’il fallait tourner en se coinçant parfois les doigts dans les ronds. Et puis, de toutes façons, à cette époque, pour téléphoner, fallait demander la permission. En ce temps-là, les filles portaient des jupes courtes et des soquettes, elles jouaient à la marelle ou à l’élastique quand les garçons jouaient au ballon et tentaient de regarder sous la jupe des filles. L’éducation au cul se faisait sur le tas, petit à petit, pas à l’école ou sur internet et la grande majorité d’entre nous arrivait puceau à l’université.

En ce temps-là, pour aller au cinéma l’après-midi, pas le soir, pour cela il faudrait attendre au moins dix huit ans, il te fallait l’autorisation de papa ou de maman et leur réclamer 2 ou 3 francs, c’est à peu près ce que cela coûtait. Les parents étaient confiants, jamais au ciné, on ne vendrait de tickets à des gamins qui auraient la prétention d’aller voir un film violent ou coquin.

En ce temps-là, on faisait la vaisselle et on débarrassait la table quand le daron s’y tenait encore droit comme un  » I « . Et pi d’abord, on parlait si on y était invité, on mangeait ce qu’il y avait dans son assiette, fallait trop du courage qu’on n’avait pas pour dire:  » J’aime pas « .

En ce temps-là, on ne se préoccupait pas de savoir s’il y aurait de la place à la crèche avant de faire un gamin, maman ne travaillait pas, elle était toujours là, elle s’occupait bien de la maison et de nous. Et bien peu de gens pour s’offusquer de cela. C’était comme ça, c’était sympa. Une famille, c’était un papa, une maman et des enfants.

En ce temps-là, un gamin de dix ou quatorze ans ne savait pas ce qu’était que d’être raciste parce qu’à part les Portugais qui nous faisait un peu marrer; le racisme, à dix ou douze ans on ne savait pas ce que c’était. De la même façon qu’on ne savait pas ce que c’était qu’une mosquée, un beur, un migrant, tout juste savait-on qu’il y avait des immigrés et aussi des juifs parce que à l’école ou à la télé on nous parlait beaucoup de la guerre. On ne parlait pas du musulman; ce n’est même pas qu’on s’en fichait, on ne savait pas ce que c’était. Y avait pas de beurs ni même de noirs dans mon école.  Il parait qu’ils étaient déjà là mais ils ne faisaient pas parler d’eux.

D’ailleurs, en ce temps-là, le dimanche on allait à la messe ou chez les Scouts, parfois en rechignant. Les églises étaient pleines. Depuis, ça a bien changé, ce sont les façades des HLM qui sont pleines de paraboles, les mosquées débordent dans les rues et certains de nos concitoyens chopent des boutons à la simple vue d’une croix.

Tu vois, mon neveu, c’était pas si mal de mon temps, c’était il y a à peine quarante ans, un rien du tout à l’échelle humaine ; on était heureux sans console ni tablette, on se contentait de ce qu’on avait et on se marrait bien avec les copains. C’était comme ça avant, simple, et c’était pas si mal.

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