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L’avocat de Nordhal Lelandais condamne le régime de Bachar El Assad mais défend le meurtrier de la petite Maëlys

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Politique
17 avril 2018
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Les trois « zéros » pointés de la semaine : Alain Jakubowicz, Bernard-Henri Lévy et Thomas Guénolé.

En ce qui concerne le premier cité, je vais lui communiquer l’adresse du magasin « Afflelou » le plus proche de son cabinet d’avocat.

Cela lui permettra de s’équiper bon marché pour mieux voir ce qu’il ne voit pas et éviter de voir ce qu’il croit voir, grâce à la seconde paire de lunettes offerte.

Le défenseur « défectueux » de ce monstre qu’est Nordhal Lelandais est l’un des seuls, souvenez-vous, à ne pas « avoir vu » que la fillette filmée dans la voiture était celle de cette malheureuse Maëlys. Il nous l’a expliqué longuement lors d’une interview télévisée où il s’est couvert de ridicule.

Lui, qui n’a pas été capable de constater la présence de cette petite fille a, en revanche, une certitude : il y a bien eu un bombardement chimique en Syrie et il est certain qu’il s’agit d’un acte délibéré de « cet assassin » de Bachar El Assad.

Et celui, ou celle, qui ose le contredire, ou contredire sa certitude, est un, ou une, négationniste qui nierait l’existence des « chambres à gaz ».

Les chambres à gaz ont existé, maître, personne ne peut en douter, les preuves sont, hélas, effroyables et accablantes.

Il est fort possible qu’il y ait eu un bombardement par arme chimique en Syrie mais, jusqu’à aujourd’hui, on nous a annoncé des preuves que personne n’a encore pu voir, ni sur le bombardement, ni sur celui qui a commis cet acte barbare, s’il a bien eu lieu ?

Or, en tant qu’avocat, vous êtes mieux placé que quiconque pour savoir que « faute de preuves » il y a présomption d’innocence. C’est bien ce que vous annonciez pour votre client Lelandais !

Une commission d’experts est actuellement sur place, maître, pourquoi ne la rejoignez-vous pas ? Pourquoi ne jouez-vous pas le Jakubowicz de Syrie, comme le fut, l’autre zéro de la semaine, le BHL de Libye ?

Vous savez, ce BHL, chef de guerre en chemise blanche et costume noir, qui veut se battre, avec ses petits poings, contre l’horrible Poutine, qui n’en ferait qu’une bouchée à l’Arielle ! (à la Reine).

Jakubowicz, BHL, il ne manque, dans un tout autre registre, qu’un Thomas Guénolé. Celui-ci voudrait devenir le nouveau Cohn-Bendit d’un nouveau mai 68. Il rêve d’un soulèvement national : « Tous unis », étudiants, ouvriers et fonctionnaires. « Tous unis » derrière un Mélenchon et ses insoumis. « Tous unis » pour une nouvelle révolution, un mai 18 qui changera la France, comme, paraît-il, mai 68 l’aurait changé !

Guénolé rêve de revivre le passé, soit, alors revivons-le, pourquoi pas, mais au lieu d’un nouveau mai 68 pourquoi ne pas rejouer un avril 61 ? Souvenez-vous, c’était la naissance de l’OAS : une population patriote et une partie de l’armée française, fidèle à la parole donnée, qui rêvait de sauver le pays livré à la traitrise et au reniement de son président.

Mai 68 avait rejoint, à l’époque, avril 61. De Gaulle n’avait-il pas « fui » outre-Rhin pour appeler à son secours le général Massu. Ce général qui, par légalité, n’avait pas apporté son soutien à l’OAS et qui, toujours par légalité, envoya paître De Gaulle dans son bourbier soixante-huitard.

Trois « zéros » pointés en cet avril 2018.

Soyez déçu, Thomas Guénolé, il n’y aura pas un nouveau « mai 68 ». Vos « Insoumis » continueront à l’être dans leurs fauteuils de l’Assemblée Nationale, où ils se distinguent par leurs déclarations « tonitruantes » et « inaudibles ».

Quant à vous, maître Jakubowicz, contentez-vous de plaider, si l’on peut appeler vos prestations des plaidoiries et ne tentez pas d’imiter un BHL qui ne va pas tarder à enfiler sa chemise blanche pour aller se battre en Syrie, et la sauver d’un El Assad et d’un Poutine, comme il a sauvé la Libye d’un Kadhafi !

J’ajouterais bien un quatrième « zéro », celui attribué au spectacle qui nous a été offert dimanche soir. On attendait une « mise à mort », du « Grand Guignol » et nous avons eu droit à du « Plenel à reluire » et du « Bourdin au sang ».

La prochaine fois, monsieur le Président, offrez-nous du Zemmour, du Brunet, du Bercoff, que l’on rigole un peu !

 

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