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drapeau français

Le drapeau Français interdit en Algérie, le drapeau algérien imposé partout en France

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Internationale
24 avril 2018
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Si le drapeau algérien peut être déployé librement en France dans des manifestations politiques, identitaires, communautaires, artistiques ou sportives  par des ressortissants de ce pays, étrangers, binationaux et même Français, parce que nés sur notre sol, mais d’origine maghrébine, qui se considèrent ouvertement comme des Algériens davantage que Français (Exemple Benzema, tout récemment, et bien d’autres), il n’en est pas de même en Algérie et un réalisateur maghrébin vient d’en faire l’expérience.

Pour les besoins du tournage de son film « Héliopolis », racontant le « massacre » perpétré par l’armée française lors des évènements du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata, le réalisateur Djaafar Gacem a choisi la petite ville d’El Malah, située à 520 kms à l’ouest d’Alger.

Afin de mieux coller à la réalité historique (je parle des décors, bien entendu, pas de la réalité des évènements) et de réaliser les scènes dramatiques, El Malah a été repérée en raison de la présence (encore présentable un demi-siècle plus tard) de quelques édifices datant de l’ère coloniale.

Pour les besoins du tournage il s’est avéré nécessaire de remplacer, au fronton de la Mairie, le drapeau algérien par un drapeau tricolore français. (Forcément parce que cette ville était française à l’époque des faits)

C’est alors qu’une mini-émeute s’est déclarée : quelques dizaines d’habitants se sont rassemblés devant l’édifice et ont refusé énergiquement que le drapeau français soit hissé.

« Tournez la scène ailleurs, où personne ne peut le voir, et il n’y aura pas de problèmes, mais pas ici, devant la Mairie, qui représente le peuple. »

L’une des raisons invoquées était la présence, sur la place municipale, de quelques octogénaires et plus, anciens combattants ayant participé à la guerre d’Algérie et à la libération du pays. (Tout comme les résistants français, en 1945, il y en a eu des dizaines de milliers de plus après l’indépendance offerte.)

(Source : Chaîne algérienne Ennahar TV du 16 avril)

Le réalisateur a dû parlementer longuement et expliquer qu’il s’agissait de prouver le « massacre » de 45000 algériens, suite à une mini manifestation réclamant l’indépendance où un jeune scout algérien avait été assassiné.

Le réalisateur, Djaafar Gacem, s’est volontairement compliqué la tâche en décidant de tourner ce film en Algérie. Il a fait de nombreuses erreurs : erreur de repérage, erreur de casting et, bien entendu, erreur (mais là volontaire) de scénario.

Erreur de repérage car il aurait pu dénicher facilement une banlieue de la périphérie parisienne, dotée d’une mairie de style pré-colonisation maghrébine et d’une mosquée post-colonisation algérienne.

Il n’aurait éprouvé aucune difficulté à remplacer le drapeau tricolore par un drapeau algérien, aidé même par la municipalité de gauche ou d’extrême gauche et, pourquoi pas, subventionné, comme l’ont été d’autres films « anti-français », à Marseille notamment par Patrick Mennucci.

Erreur de casting car, sur place, en Ile de France (ou dans d’autres régions du pays connues pour leurs « Téléséries migratoires » (de fiction ou réelles : Marseille, Toulouse, Lunel, etc.), il aurait pu apprécier le concours volontaire de plusieurs milliers de figurants, d’origine maghrébine, bien plus aguerris aux combats de rues que les « rares » ex-combattants, encore réellement en vie après une soixantaine d’années (Pas tous ceux, les « immortels », toujours bénéficiaires des retraites versées par la France)

« Pour quelques dinars de plus » il aurait pu bénéficier de la participation, dans des rôles secondaires ou de figurations, de Jean-Luc Mélenchon, de quelques députés de La France Insoumise, d’un Besancenot, d’un Poutou, d’une Laguiller, des duettistes Danielle Obono et Rokhaya Diallo et de la nouvelle jeune starlette, en vedette actuellement, Juliette de Tolbiac et, pourquoi pas, de Tariq Ramadan, qui aurait obtenu facilement une permission de sortie.

Et, enfin, erreur de scénario car, il est bien évident, que le massacre de 45000 (au moins) d’algériens, de l’origine de la manifestation, du très faible nombre de Français assassinés et de tous les évènements décrits dans ce film de propagande, destiné évidemment aux Algériens mais également à la satisfaction totale de la gauche et de l’extrême gauche française. Il est vrai qu’il s’agit, probablement, d’un film de fiction (Mais cela le réalisateur ne l’affirme pas).

En conclusion, nous conseillons à Djaafar Gacem, ainsi qu’à tous les réalisateurs maghrébins, ou binationaux et même Français (ou plutôt anti-français et anti-blanc) de ne pas aller repérer des extérieurs ailleurs alors qu’ils ont tout de disponible sur place…en France colonisée !

 

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