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83% des Français veulent l’expulsion immédiate des fichés S, mais qu’attend Macron pour le faire ?

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Société
18 mai 2018
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Le sujet de l’émission « C dans l’air » du 14 mai concernait les « Fichés S » et ce que l’on devait, ou pouvait, en faire afin d’éliminer la menace qu’ils font peser sur notre sécurité.

Il est vrai que lors de chaque nouvel attentat terroriste c’est pratiquement toujours un « Fiché S » qui est incriminé et le constat est affligeant : on ne peut rien faire, il n’y a pas de solution ! Surtout si l’on entend la représentante du Syndicat de la magistrature, toujours présente, qui s’étonne même que l’on puisse débattre sur ce sujet.

Il est vrai que si le « Fiché S » ne risque rien, qu’il n’y a aucune sanction, qu’il peut poursuivre sa radicalisation en toute impunité et même radicaliser d’autres futurs « Fichés S », ils ne pourront que proliférer : aujourd’hui plus de 20.000 et demain ?

Il faut que le « Fiché S » ait peur d’une sanction, même si elle n’est pas pénale dans l’immédiat et avant « passage à l’acte ».

Cette sanction devrait être l’expulsion immédiate pour tout « Fiché S » étranger : il n’a rien à faire sur notre sol.

Déchéance de nationalité et expulsion, après exécution de la condamnation, de tout « Fiché S » ayant obtenu la nationalité française par « naturalisation » et condamné à une peine pénale.

En ce qui concerne les « Fichés S » français par « Droit du sol » mais d’origine étrangère ou français « de souche », condamnés à une peine de prison : relégation loin de la métropole pour l’exécution de cette peine.

Pour tous les « Fichés S » « reconnaissance faciale » afin qu’ils puissent être suivis et surveillés dans tous leurs déplacement, rencontres et contacts, avant passage à l’acte.

Le « risque zéro » n’existe pas et n’existera jamais mais la peur de la sanction peut permettre de le limiter.

Lors de cette émission, M. Alain Bauer a eu cette phrase étonnante : « La torture n’a jamais donné de résultats ».

C’est faux, M. Bauer, la torture a donné, et donnera, toujours de bons résultats et a aidé à sauver des vies.

Il n’est pas question de l’institutionnaliser ni de l’autoriser officiellement mais, dans certaines circonstances, elle est une solution immédiate à la condition qu’elle soit intelligente et psychologique.

La « Bataille d’Alger » n’aurait pas pu être gagnée aussi rapidement, et des centaines de vies innocentes n’auraient pas pu être sauvées, sans la torture. Des officiers français ont torturé légalement et ils devaient le faire, c’était leur devoir. Ils ont torturé des terroristes du FLN et les traîtres qui les aidaient en fabriquant ou en leur fournissant leurs bombes. Mais ainsi ils ont sauvé des centaines, des milliers de vies innocentes, des enfants, des femmes, des vieillards et nombre de jeunes « appelés », vos enfants, mères de France métropolitaine !

Dans une majorité de cas, il n’est même pas nécessaire de l’employer : quand on sait qu’elle peut être appliquée, la peur d’être torturé donne des résultats immédiats. Responsable des terroristes du FLN pour le « Grand Alger », Yacef Saadi, nommé ministre dans l’Algérie indépendante, a fourni tous les renseignements sur les lieux et les noms des fabricants de bombes de la casbah après avoir traversé une pièce où il entendait des hurlements de gens torturés, imités par des « paras » du général Massu.

Lorsque j’étais journaliste à « La Dépêche d’Algérie », en 1957, j’ai eu l’occasion de le constater. Lors d’un contrôle militaire, une voiture a été visitée. Elle transportait à l’origine quatre bombes prêtes à l’emploi. L’emplacement de l’une d’elles était vide et il était évident qu’elle avait été déposée quelque part et allait commettre un massacre, mais où ? Le conducteur, un nommé Mustapha B., emmené auprès des services de renseignements, a parlé dans les cinq minutes qui ont suivi. La bombe, placée au stade de Saint-Eugène, près d’Alger, qui aurait pu tuer des dizaines de spectateurs du match de foot ASSE/RUA, a pu être désamorcée.

La bombe qui a tué au stade municipal d’Alger, celles du Casino de la Corniche, de l’Otomatic, du Milk-Bar et des dizaines d’autres, si elles avaient pu être évitées, grâce à la torture, des centaines de vies innocentes auraient été sauvées.

Si un terroriste avait été appréhendé, avant le massacre du « Bataclan », le 13 novembre 2015, et si « sa torture » avait pu sauver ces dizaines de vies, n’aurait-il pas fallu le faire ?

Une analyse de Philippe Bilger, sur « Boulevard Voltaire », concernant la torture est intéressante. Il se pose la question de savoir quelle serait sa décision s’il se trouvait devant la situation d’appliquer la torture pour sauver des vies humaines ? Toutes réflexions faites, dans son confortable fauteuil (je le suppose !), il pense qu’il s’abstiendrait.

Même si votre petite fille se trouvait en danger, M. Bilger ?

Et bien non, cher Philippe, à partir du moment où vous vous posez la question c’est que mis en présence d’une telle situation critique : sauver une ou plusieurs vies menacées dans les heures qui suivent par un terroriste que vous tenez entre vos mains, vous prendriez la seule décision qui s’imposerait : le faire parler.

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