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Le Garde des Sceaux : « Nous allons libérer 450 détenus radicalisés en 2019 »

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Politique
13 juin 2018
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Une cellule spécialisée, rattachée au ministère de l’Intérieur et pilotée par l’UCLAT (Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste), va être créée afin de prévenir d’éventuels passages à l’acte de la quarantaine de détenus, condamnés pour des faits en lien avec le terrorisme, qui vont être remis en liberté d’ici 2019, dont une vingtaine en 2018.

Cette situation extrêmement dangereuse, et inévitable, avait été signalée tout récemment par le procureur de la République de Paris, François Molins, qui rappelait, lors de sa déclaration, que 512 individus, incarcérés en France et condamnés à des peines de prison dans des procédures terroristes, étaient comptabilisés à ce jour. A ces 512, s’ajoutaient environ 1200 prisonniers condamnés pour des faits de droit commun mais signalés comme « radicalisés ».

François Molins confirmait ainsi la déclaration de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, qui annonçait la libération de 450 détenus « radicalisés » en 2019.

Ces détenus purgent en moyenne des peines de six années de prison. Ils sont répartis en quatre catégories : les « revenants » des zones de combat irako-syrienne (Qui n’auraient jamais dû revenir en France !). Ceux impliqués dans une filière djihadiste et qui avaient pour projet de rejoindre ces zones de combat. Ceux qui ont fournis un soutien financier, et/ou, logistique aux terroristes. Et, enfin, ceux qui ont incité au passage à l’acte (Les imams, les prédicateurs !)

Ils seront suivis « pas à pas », a assuré Mme la garde des Sceaux, puisque, à présent, l’administration pénitentiaire fournit les dates des sorties de ces détenus 18 mois à l’avance (Ce qui ne se faisait pas !).

Nous ne sommes pas rassurés, car nous sommes certains que ces « terroristes »ne pourront pas être suivis « pas à pas ». Nous pensons même le contraire et l’avenir nous prouvera, hélas ! que nous avions raison.

Nous nous adressons au ministre de l’Intérieur et à Mme la garde des Sceaux : « Il est impératif que tous les détenus remis en liberté, à dater d’aujourd’hui, soient placés sous « reconnaissance faciale ». C’est l’unique solution, actuellement, pour qu’ils puissent être suivis efficacement et dans tous leurs déplacements et dans tous leurs contacts.

Ne nous dites pas que vous ne pouvez pas le faire, alors que cela se fait dans des centres commerciaux, et des grandes surfaces, dans de nombreux pays, notamment en Chine, au Japon et aux USA.

Si vous n’êtes pas en mesure, faute de moyens, d’appliquer cette technologie numérique, alors une seconde solution devient également impérative : « La relégation ». Il faut que les détenus libérés soient placés dans des « centres de rétention » hors des frontières de la métropole française et qu’ils n’aient pas la possibilité de retour vers le territoire national.

C’est la vie, la sécurité des citoyens français qui est en jeu et vous serez tenus pour responsables des futures victimes innocentes de ces terroristes libérés et remis en circulation, et en posture de commettre de nouveaux attentats ! »

 

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