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algérie racisme

Les algériens rejettent leur propre miss car « noire » et c’est les Français qui seraient racistes

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Internationale
11 janvier 2019
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Et ce sont eux qui nous traitent de racistes ! Et ce sont eux qui veulent nous imposer leurs lois, leur religion, en deux mots « leur Charia ».

Et ce sont eux qui soulèvent une polémique nationale parce qu’une « Miss Algérie » vient d’être élue. Que pour la première fois c’est une algérienne du Sud qui a été choisie et que pour la première fois de nombreux algériens estiment « qu’elle est trop foncée de peau » et qu’ils ne souhaitent pas être représentés par une « Miss de couleur »  (comme ils disent). Sa peau noire dérange et ils ne comprennent pas le choix du jury.

L’élection d’une « Miss Algérie » a repris depuis seulement 2013, stoppée par les évènements dramatiques qui avaient frappés le pays au cours des années 90 et fait plus de 200.000 morts.

C’est donc une algérienne du Sud, Khadidja Benhamou, originaire d’Adrar, situé à 1400 kilomètres au sud-ouest d’Alger, dans cette région qui s’appelle le Grand Sud, qui a été élue.

Pour une grande partie des Français, et même pour quelques Pieds-Noirs, l’Algérie se résumait à cette bande de terre de 1000 kilomètres qui longeait la Méditerranée, de la frontière marocaine à la frontière tunisienne, avec ses grandes villes comme Oran, Alger, Constantine, Philippeville, Bône, etc. oubliant que l’Algérie a également des frontières avec la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger et que le Sahara occidental est peuplé de « gens de couleur foncée ».

J’avoue que moi-même, lors de mon arrivée en métropole, quand quelques confrères m’ont dit : « Vous arrivez d’Afrique ? » J’ai tiqué et marqué un temps d’arrêt car j’imaginais difficilement être né et avoir été élevé en Afrique, et pourtant !

Pour en revenir à l’actualité qui nous concerne aujourd’hui, donc la nouvelle « Miss Algérie 2019 » est trop foncée de peau et cela pose problème.

Il s’agit là d’une xénophobie dont sont essentiellement victimes les noirs car les étrangers « blancs » ne posent, eux, aucun problème et si les « jaunes » posent problème ce n’est certainement pas pour leur couleur de peau !

Il s’agit donc d’une sorte exclusivement d’un racisme anti-noirs qui devraient interpeller fortement des associations comme SOS racisme, La ligue de Défense des noirs africains et même l’UOIF (Union des organisations islamiques de France et d’autres encore, si prompte à se précipiter dès la moindre parole, le moindre écrit, supposés porter atteinte à la couleur de leur peau et que l’on n’entend absolument pas.

Approuvent-elles cette politique de rejet pratiquée par l’Algérie ?

Il est vrai que cette population noire algérienne n’est visible que dans le sud du pays et elle n’apparaît pratiquement pas dans le nord, une sorte d’apartheid en quelques sortes ?

Et l’on peut comprendre, après ce constat, que des dizaines de milliers de migrants de couleur foncée, d’origine subsaharienne, aient été expulsés depuis 2017, et dans quelles conditions inhumaines : après avoir souffert toutes les violences avant d’être abandonnés dans le désert saharien, livrés volontairement à une possible mort de soif et de faim.

Sur les réseaux sociaux certains algériens n’hésitent à faire savoir leur refus d’accepter des migrants africains dans leur pays, affichant une violence anti-migrants qui serait jugée inacceptable en France et en Europe : « Il faut les exterminer comme des rats, car ils vivent comme des rats. Ils violent et répandent le sida dans nos villes. Il faut les chasser pour sauver nos enfants et nos sœurs, etc. »

(Source : quotidien TSA-Algérie et ObservAlgérie)

Amnesty Internationale Algérie ne cesse de réclamer l’application des lois qui condamnent de tels propos racistes, mais en vain, elle prêche dans le désert.

A noter que les islamistes du FIS, à l’origine de ces événements dramatiques des années 90, sont invités aujourd’hui a participé de nouveau à la politique du pays.

Cela explique sans doute que, profitant de la décision des autorités françaises de faciliter l’octroi des visas pour les ressortissants algériens, dans l’objectif d’attirer davantage de « touristes », et de visas médicaux à des fins de soin, plus de 410.000 algériens les ont obtenus, en 2017,  et sans doute davantage en 2018.

Combien sont retournés chez eux, à l’expiration de ce visa de « court séjour » ?

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