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nadia guendouz

Saint-Ouen : une rue baptisée du nom d’un soldat algérien ayant combattu la France

De Gérard Brazon, Elu à Puteaux gerard-brazon.com
. Politique
11 février 2019
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Gérard Brazon
Gérard Brazon
Elu à Puteaux gerard-brazon.com

En 2008 Madame Jacqueline Rouillon-Dambreville (1), maire communiste de Saint Ouen, a baptisé une rue de sa commune du nom de Nadia Guendouz.

Nadia Guendouz Aouaouche est née le 26 février 1932 à Alger dans la basse Casbah.
En 1950 elle entreprend des études d’infirmière.
En 1954, elle se trouvait en France, pour des soins. Elle adhéra à la fédération de France du FLN où elle sera affectée à la collecte de fonds en 1955. En 1956, elle reprend ses études à Paris tout en continuant ses activités clandestines. Elle obtiendra son diplôme en 1958. En 1959, elle est arrêtée avec son époux Bouzid Zerrouk dit Amar Hassen Messaoud. Elle rentrera en Algérie en 1962.
En 1963 elle écrit deux poèmes ;  » Les hors la loi  » et  » Algérie « .
Elle publie deux recueils de poésies  » Amel  » en 1968 et  » La Corde en 1974 « .
Elle décède à Alger le 4 avril 1992.

Il n’est pas rare, en France, que des noms d’artistes ou de personnalités étrangères, soient attribués à des rues ou des lieux publics. Dans le cas de Nadia Guendouz, ce qui est étonnant ce n’est pas que l’on veuille rendre hommage à une poétesse algérienne, mais que l’on se sente obligé de préciser son appartenance au FLN. Madame le Maire de St Ouen, en soulignant le passé militant de madame Guendouz, se déclare sympathisante d’une organisation qui fut en lutte contre la France.
C’est complètement hors sujet. Les faits d’appartenance à une organisation terroriste ont été amnistiés (des deux cotés) par les  » accords d’Evian  » et en faire mention ne sert qu’à narguer ceux qui sont tombés sous les coups du FLN et à mépriser ceux qui ont eu des proches, victimes de cette organisation.

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