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Prisons Françaises : la peine de mort était-elle dissuasive ? Je suis convaincu que oui…

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Société
11 mars 2019
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Tous les médias nationaux font « leur UNE » sur l’agression subie au couteau par les deux surveillants pénitentiaires de Condé-sur-Sarthe et cela est tout à fait compréhensible. Mais des agressions violentes contre des surveillants se produisent quotidiennement dans toutes les prisons de France.

Par exemple, et l’on n’en a pas entendu parler, vendredi dernier, dans l’après-midi, un autre surveillant pénitentiaire a été conduit aux urgences.

Cela s’est passé dans la prison d’Angers.

Retrouvé allongé sur le sol dans un bain de sang et très grièvement blessé, la gorge tranchée jusqu’au menton à l’aide d’une lame de rasoir, blessure de 18 centimètres environ qui a nécessité 12 points de suture. La carotide a été loupée de 2 centimètres.

L’auteur de cette sauvage agression, qui aurait pu être meurtrière, était incarcéré pour des faits identiques.

Et pour bien marquer leur soutien à cette ordure, ses « complices » de l’extérieur ont incendié durant la nuit de mardi à mercredi et devant la prison d’Angers, 8 voitures appartenant aux surveillants de garde.

On semble oublier que parmi les dizaines de milliers d’individus emprisonnés, une proportion importante est tout de même composée de criminels incarcérés pour de longues années, qui se moquent totalement de rester en prison quelques années de plus, surtout dans les conditions d’incarcération qui sont les leurs à notre époque, comme on a pu le constater grâce à ces différents reportages ; cela ne changera pas leur vie, bien au contraire.

Donc agresser un surveillant, voire même l’assassiner, n’est qu’un geste banal pour eux.

Dans une prison, ce sont les criminels qui font la loi, tout au moins, il faut le préciser, dans les prisons Françaises. Ce qui n’est pas le cas dans les prisons de nombreux autres pays.

Ce que l’on se garde bien de dévoiler au grand public, c’est que les gardiens de prisons ne sont pas agressés uniquement sur leur lieu de travail, ils le sont également chez eux, à domicile.

Leurs familles, femmes et enfants, sont menacés afin d’obliger les surveillants à exécuter, contraints et forcés, les ordres venus de l’intérieur. Ce qui explique la présence de drogue, de téléphones portables, etc.

Seule la peur de la peine de mort pourrait empêcher certaines agressions meurtrières.

Le 28 novembre 1972 avaient été exécutés (guillotinés) Claude Buffet et Roger Bontemps qui avaient assassiné le gardien de prison Guy Girardot et l’infirmière Nicole Comte deux ans plus tôt, le 21 septembre 1971, alors qu’ils étaient incarcérés à la centrale de Clairvaux.

C’était sous le gouvernement de Georges Pompidou.

Comme la peine capitale n’existe plus, cela multiplie les agressions, voire les meurtres les plus abominables, les plus sauvages, les plus horribles, aussi bien dans la vie quotidienne que dans les prisons.

Était-elle dissuasive ou non, cette peine de mort ? En ce qui me concerne j’en suis persuadé.

Après la Seconde Guerre mondiale (39/45) et hors guerre d’Algérie, durant la période 1946/1958, donc une douzaine d’années, environ 150 exécutions ont eu lieu.

Beaucoup moins durant la période d’une vingtaine d’années de 1958 à 1977, date de suppression de cette peine de mort : 45 seulement mais, et j’en suis également persuadé, il y en aurait eu bien plus de prononcées entre 1977 et aujourd’hui.

Une simple constatation : sur les 150 exécutions capitales de la période  46/58 on comptabilise 17 criminels de confession musulmane.

Sur la période 58/77 et sur 45 exécutions, 28 concernent des musulmans.

Il est plus que probable que dans cette période d’attentats terroristes que nous vivons depuis près de deux décennies, cette proportion aurait considérablement augmenté.

Autre constatation, si la peine de mort est abolie en France, elle ne l’est pas hors de nos frontières sur ordre de nos présidents de la République ! Mais ne nous en plaignons pas.

 

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