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L’insurrection des Gilets Jaunes, le début de la fin d’Emmanuel Macron !

De Guilhem de Neel politologue,
. Politique
21 octobre 2019
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Guilhem de Neel politologue
Guilhem de Neel politologue

L’Insurrection des Gilets Jaunes ou les habits neufs de la République

A l’occasion de la sortie cet été de L’insurrection des Gilets jaunes d’Adrien Abauzit, nous souhaitons revenir sur les thèses, aussi pertinentes qu’impertinentes, de l’ouvrage et les mettre en perspective dans un climat idéologique plus large, tant hexagonal qu’international. Disons-le tout de suite : le mérite de ce livre, écrit d’une plume alerte, est de présenter le combat des Gilets jaunes comme la lutte légitime d’un peuple pour sa survie contre un Etat policier total et inflexible. Le but du pouvoir ? Atteindre enfin l’idéal révolutionnaire de l’homme nouveau, déraciné et interchangeable quitte, selon la phrase de Brecht, à « dissoudre le peuple » si les Gaulois se montrent réfractaires au changement. Non, nous ne sommes pas dans un scénario de grosse production hollywoodienne mais bien dans la lutte à mort entre une civilisation millénaire et un projet d’essence fasciste, entre des hommes et une utopie. Son émanation, la république, qui a pourtant la liberté en tête de sa devise, s’est avérée le véhicule d’un projet d’esclavage économique et spirituel qui sème la misère et s’acharne à détruire l’identité française dans sa religion, dans sa culture et dans sa chair. Soudain, les Gilets jaunes se sont levés, comme guidés par les paroles du fameux Chant du Départ : « Tremblez ennemis de la France… Le peuple souverain s’avance. » Mais cette fois, ce furent les républicains que la foule visait.

La république est nue

Tout le monde connaît le conte d’Hans Christian Andersen où un roi, qui aimait plus que tout être bien habillé, devint le jouet de marchands malhonnêtes qui l’assurèrent que leurs vêtements étaient faits d’une étoffe unique au monde invisible pour les sots et les incapables, mais qui n’était en fait qu’un tissu imaginaire. Ne voulant paraître ni l’un ni l’autre, le roi consentit à le « revêtir » et se présenta ainsi devant son peuple. Là, personne, pas même ses conseillers, n’osa dénoncer la supercherie, à la seule exception d’un enfant. Le roi comprit que l’enfant avait raison mais poursuivit sa marche en feignant de ne rien remarquer.

Tout comme le roi du conte, la république est nue, drapée seulement dans ses Lumières et ses paroles lénifiantes, sans épaisseur ni consistance, privées de toute réalité. Déclassée, ruinée et envahie, la France de la Cinquième République n’est qu’une ombre de puissance et tous les beaux discours n’y feront rien. La bonne nouvelle que nous ont annoncée les Gilets Jaunes cet hiver, c’est que le peuple ne veut plus faire semblant de ne pas voir. En France en 2019, le pouvoir n’est plus légitime.

Le point de bascule fut atteint au lendemain du second tour de la présidentielle de 2017, lorsque les 10,6 millions d’électeurs du Front National (34% des suffrages) se virent, du jour au lendemain, privés de toute représentation à la tête de l’Etat. Marine Le Pen, qui se réclamait d’être « la voix du peuple » et dans laquelle ils avaient placé leurs espoirs, disparut subitement du paysage médiatique comme une fée dans la forêt de Brocéliande… Un an et demi plus tard, les Gilets jaunes furent le résultat mécanique de la mort du seul parti d’opposition en France, qui parvenait à rassembler mais aussi à canaliser l’expression de la colère et du désespoir d’une large frange de la population. Dès lors, cette dernière fit sécession, avant d’être ralliée par tous les déçus du macronisme.

Que signifie cette insurrection ? Naturellement, aucune personne censée ne souhaite voir le pays plongé dans le chaos, les magasins vides, les écoles fermées… Mais ce constat est vrai pour tout régime à n’importe quelle époque : la stabilité est toujours préférable et préférée. Cela n’est en aucun cas révélateur d’une adhésion sincère aux valeurs républicaines. Dans l’Union soviétique brejnévienne par exemple, la situation n’était guère différente : la vie suivait son cours, néanmoins personne n’était dupe des discours du Parti et chacun comprenait que, depuis longtemps déjà, les glorieux slogans sonnaient creux. Parmi les gens et notamment les cadres de la société, qui ne pouvaient faire l’économie des apparences, personne ne croyait plus en ce qu’il disait ni n’osait dire ce qu’il pensait vraiment, sauf peut-être à l’occasion de confidences dans la cuisine, en compagnie d’amis fiables passablement imbibés de vodka, et encore… De nos jours, après un bon dîner arrosé de Bourgogne, vous entendrez les mêmes éclats de colère indignée contre les mosquées qui poussent comme des champignons sur notre territoire, les privilèges somptuaires de certains élus, la grande braderie des services publics, l’industrie française sur roulettes délocalisée à l’autre bout du monde, la nullité déconcertante des ministres, etc. Ainsi, dans leur vie sociale, les Français se taisent mais n’en pensent pas moins.

Pour que le pouvoir ne soit plus légitime, nul n’est donc besoin que le peuple souffre de la fièvre révolutionnaire. Il suffit que le socle de valeurs énoncé et incarné par les gouvernants n’emporte plus l’assentiment des cœurs ni des esprits. Une preuve éclatante de cette situation nous a été offerte avec les Gilets jaunes : tant que les revendications du mouvement étaient radicalement opposées aux choix stratégiques du gouvernement (en matière de fiscalité, d’immigration, d’intégration à l’Union européenne, de modèle institutionnel et de sociologie des élites politiques), les Français les soutenaient à 74 % ; dès que le mouvement fut  « accordé » à la ligne de LREM (notamment par le tour de passe-passe du grand débat, transformé en cacophonie, où le président a plus parlé qu’écouté et dont il n’a retenu que ce qui l’arrangeait), sa popularité s’est effondrée. C’est donc bien le signe que les Français boudent massivement la propagande officielle.

En effet, à part une minorité (essentiellement des retraités qui n’aspirent qu’à toucher leur pension et ont faite leur la maxime « après moi le déluge ! » ou bien des rentiers de la ruine du pays, oligarchie et colons stipendiés) tout le monde comprend que quelque chose ne va pas, que nous courons à bride abattue vers le précipice. Ecrasée entre le marteau la mondialisation à l’extérieur et l’enclume de la bureaucratie à l’intérieur, une part conséquente des forces vives du pays (jeunes talents, entreprises) préfère l’émigration ; les fleurons nationaux sont vendus au plus offrant, tandis que l’autocolonisation est anarchique et exponentielle depuis les trente dernières années. En résumé, nous avons un sur-Etat orwellien pour surveiller et punir (et taxer !) les Français, et un sous-Etat failli pour les protéger et assurer, non pas leur avenir, mais ne serait-ce que leur survie en tant que peuple. Les dirigeants, des egos étriqués et incultes, se complaisent dans le luxe et le stupre. Le sang, la sueur et les larmes de toute une classe moyenne se mutent, après décantation dans l’alambic républicain, en rivières de champagne où pataugent allègrement les oligarques et leurs clans respectifs.

Un livre sur un cataclysme politique

L’insurrection des Gilets jaunes. Prélude à la reconfiguration française a pour sujet cette alchimie macronienne, à la fois scandaleuse et explosive. Tel un volcanologue, Abauzit analyse les signes avant-coureurs de l’éruption de colère française et ses modalités. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, le livre peut être scindé en deux parties : la première (chapitres I à III) offre un bilan du mouvement et la seconde (chapitres IV, V et la conclusion) trace des perspectives pour l’avenir du combat français, c’est-à-dire éminemment contre-révolutionnaire.

Ainsi, l’auteur se penche sur les causes du soulèvement (chapitre I) qui peuvent être résumées en cinq maux : le mensonge en politique, la mondialisation, l’immigration, une fiscalité spoliatrice et les humiliations que subissent les Français. Suit une chronologie des manifestations (chapitre II), acte par acte, de novembre aux élections européennes. Au passage, notons que ce rappel factuel est très opportun, la succession des actes et leur gauchisation ayant tendance à estomper dans nos mémoires la puissance de feu de la levée en masse initiale et, corrélativement, la peur panique du président, dont on apprend au détour d’une note qu’il avait même été faire une visite de repérage dans le bunker de l’Elysée… A relire attentivement l’enchaînement des événements, on comprend combien la république a vacillé. D’ailleurs, dans les leçons que tire Abauzit du phénomène Gilets jaunes (chapitre IV), la première et la plus cruciale est celle que nous avons mentionnée plus haut : la contestation de la république en tant que telle. La suite du texte propose des pistes pour refonder le camp national. Tout d’abord, l’objectif à poursuivre est le Bien Commun, à l’instar des doléances des Gilets jaunes, dans la tradition de Saint Thomas (chapitre IV). En effet, le relèvement du pays ne saurait être concevable sans viser l’intérêt collectif, qui dépasse et grandit les destinées individuelles, ni sans abandonner la fausse politique qui a cours dans notre régime parlementaire, expression des intérêts particuliers et foire aux charlatans, où l’horizon politique ne dépasse jamais l’élection suivante. Il convient ensuite de renforcer les patriotes en élevant leur niveau et leur unité doctrinales et en épurant leurs rangs des éléments qui les décrédibilisent (chapitre V). Enfin, l’auteur termine sur une note optimiste, en rappelant que la vie politique des nations s’inscrit sur la longue durée et que la sortie de scène des Gilets jaunes ne doit en aucun cas présager d’un échec ; en dépit des déclarations triomphantes (et soulagées !) des gouvernants, la maturation des esprits donnera inévitablement ses fruits dans un futur proche.

Si l’analyse est limpide et convaincante, l’issue de la joute est, elle, incertaine. La république française telle que nous la connaissons, née sur les ruines de la dernière guerre mondiale, est une vieille dame de 72 ans. Dans l’histoire moderne, c’est là un grand âge qui correspond à deux générations politiques ; à deux ans près, c’est la longévité de l’Union soviétique. C’est un âge où les idéaux comme les élites sont couverts de rouille et où la méritocratie a cédé le pas aux réseaux et aux petits arrangements entre amis. Bref, il plane comme un parfum de fin de règne dans les allées du pouvoir, qui incite les dirigeants à redoubler d’ardeur pour étouffer dans l’œuf la moindre opposition.

Kit de survie pour président fragile

Alors que le président voit son portrait décroché dans un nombre croissant de mairies, l’oligarchie n’hésite pas, pour se maintenir au pouvoir, à susciter chez sa population un état de sidération en la noyant sous un déluge de bêtise, d’insanités, ou simplement d’informations inutiles. Stressés par l’insécurité, la bureaucratie et le chômage, les Français sont aussi constamment agressés par leurs propres gouvernants au travers de déclarations méprisantes ou de commémorations historiques. A cet égard, il semble que le paroxysme fût atteint lors du centenaire de la bataille de Verdun, qui a vu plus de trois mille jeunes gens courir sur les tombes de la nécropole de Douaumont dans une scénographie expérimentale d’un goût douteux. Quelle nation peut supporter pareille insulte à la mémoire de ses fils ?

Pour comprendre l’aboulie des Français, il faut prendre en compte un phénomène qu’ils subissent à leur insu et que j’appellerais « le mal de médias ». D’ordinaire, le mal de mer désigne le décalage entre les informations fournies par le système de l’oreille interne et les informations visuelles. En politique, je désigne par ce terme le fossé entre la réalité perçue au quotidien par les Français et sa transcription dans les médias, où leurs problèmes et leur régression sociale sont atténués voire inexistants – Abauzit parle à ce sujet de négationnisme institutionnel. Le mal de médias sème le doute dans l’esprit des gens, remet en question leurs certitudes et la légitimité de leurs revendications.

Pour les esprits encore éveillés, le débat public est contraint de naviguer entre les deux bouées que sont la gauche fanatique, donnant toujours dans la surenchère progressiste, et ce qu’Abauzit appelle les « repoussoirs », caricature grossière des patriotes. Entre les deux le gouvernement, en bon père de famille modéré et rassurant, seul rempart contre les dangereux extrêmes, déroule sa rhétorique anti-française et aligne les lois scélérates.

Et gare aux imprudents contestataires ! La république leur réserve la double matraque de la censure (lois « anti-fake news » et Avia) et de la répression, ainsi que les Gilets Jaunes en ont fait l’amère expérience. Répression judiciaire tout d’abord : au moment de l’acte XIX en mars dernier, selon une déclaration de la Ministre de la Justice, 8700 personnes avaient été mises en garde à vue, 2000 condamnées, dont 40% à des peines d’emprisonnement ferme. On attend avec impatience d’observer la même fermeté envers les racailles. A cet égard, il apparaît au grand jour que l’insécurité qui règne en France est une terreur étatique par procuration et qu’elle est pleinement voulue. En effet, le pouvoir ne s’est pas privé de mobiliser l’armée contre les Gilets jaunes, au corps défendant des militaires qui se savaient impréparés pour la gestion de manifestation : « Nous, on lutte contre un ennemi. L’ennemi ne peut pas être la population, ce n’est pas possible. C’est la situation dans laquelle on essaie de nous mettre aujourd’hui » (p. 104). Ce soldat ne s’y est pas trompé : le peuple qui demande à être écouté est effectivement traité comme un ennemi. Dans le même temps, les petites frappes peuvent bien sévir en toute impunité, cela n’empêchera pas la valetaille républicaine de pousser des cris d’orfraies à la seule évocation d’une intervention de l’armée dans les cités.

On ne peut parler de la répression contre les Gilets jaunes sans évoquer la dernière nouveauté tactique du pouvoir pour mater les manifestants : le Flash-Ball. Il faut reconnaître que ce fut une innovation brillante, précisément en raison de sa nature paradoxale. Le paradoxe tient à ce qu’il s’agit d’un moyen d’une violence redoutable et disproportionnée employé par un gouvernement qui se prétend démocratique et policé qui, par définition, ne peut pas avoir recours à des moyens de pays totalitaire. Et pourtant. Le lanceur de balles dites de « défense » est catégorisé « arme de guerre » et son utilisation par la police est interdite dans toute l’Europe à l’exception de la Grèce, la Pologne et l’Espagne : « C’est une aberration, la France ne devrait pas être dans ce groupe qui rassemble d’anciennes dictatures », s’indignait Sébastian Roché, chercheur au CNRS, dans un article de Libération du 16 janvier dernier. La commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a quant à elle rendu public, mardi 26 février, un mémorandum adressé aux autorités françaises concernant le maintien de l’ordre lors des manifestations des « gilets jaunes ». Dunja Mijatovic les y invite à « mieux respecter les droits de l’homme », à « ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique » et à « suspendre l’usage du lanceur de balle de défense ».

Mais ces admonestations furent inaudibles dans le torrent de désinformation qui traitait des différents actes. On se souvient des guerres de Vendée où tout opposant à la révolution était traité de « brigand » (« Il n’y a plus de Vendée ! se vantait dans une lettre du 23 décembre 1793 le général Westerman, elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. ») Aujourd’hui, la diabolisation du peuple s’opère par le vocable de « casseurs » : nous avons eu la « loi anti-casseurs » et toute une série de déclarations attribuant à tout manifestant des intentions destructrices (une préfète condamne « une violence sans retenue et organisée » p. 94, le ministre dénonce les « exactions d’individus qui n’ont d’autre projet que la haine » p. 100 et Laurent Nunez décrit un samedi à Paris « où il y avait des casseurs, et puis il y avait des Gilets jaunes très radicalisés… on avait des gens qui voulaient en découdre, qui étaient là pour s’en prendre aux forces de l’ordre, pour piller », p. 103). Ainsi, selon la version officielle, les casseurs justifiaient l’usage des Flash-Balls et le pouvoir était donc irréprochable en y recourant.

Là où le bât blesse, c’est que la réalité a démenti cette vision des événements. D’une part, on a vu aucun casseur clairement identifié comme tel être la cible de Flash-Balls. A ce sujet Priscillia Ludoski, Jérôme Rodriguez et un secrétaire du syndicat Unsa-Police ont pointé la complaisance troublante du pouvoir à l’égard des Black blocs (p. 45, 84 et 102) : pendant les scènes de saccage auxquelles ils se livraient, les forces de l’ordre n’étaient pas autorisées à intervenir. A l’inverse, à écouter les témoignages de « gueules cassées » victimes du Flash-Ball, on constate que leur profil excluait l’éventualité qu’ils soient des casseurs, si ce n’est avec certitude (pour les femmes), du moins avec une forte probabilité (à en juger par leur profession et leur situation familiale, par exemple dans le cas de Jean-Marc Michaud, un horticulteur venu manifester avec son épouse). A moins de croire que la police ne sait pas viser ou souffre collectivement de strabisme, force est de reconnaître que l’Etat s’est servi du Flash-Ball comme d’une arme de dissuasion massive contre les manifestants, pour les terroriser et faire baisser la mobilisation. Comme le chômage, le LBD n’est pas une arme donnant la mort physique mais la mort sociale, ce qui est tout aussi efficace.

Cet été, notre président fragile et conspué par son peuple jouait les grands seigneurs en recevant à Biarritz les chefs des grandes puissances mondiales lors du G7. Ils riaient sous cape, les fournisseurs du tissu idéologique depuis la dernière guerre, en écoutant ses discours plus mondialistes que les Américains à l’heure où eux-mêmes (Donald Trump et Boris Johnson en tête) jettent aux orties les oripeaux du politiquement correct dont aucun peuple ne veut plus. Elle est loin, l’époque où Bill Clinton et Kofi Annan s’en remettaient à l’ONU pour lutter contre les inégalités et faire triompher le Bien universel. Aujourd’hui, les Etats-Unis et le Royaume Uni poursuivent ouvertement leurs intérêts nationaux au moyen de barrières douanières et du Brexit. Quant aux autres géants mondiaux (Russie, Chine, Brésil et Inde), ils n’ont jamais cru que les recettes de l’économie de marché et de la démocratie fussent adaptées à leur économie politique.

Mais tout cela importe peu à notre histrion zélé qui, imperturbable, persiste à vouloir moderniser les règles du commerce international et à créer une fiscalité mondiale ; après avoir aligné quelques phrases dans un anglais impeccable de classe d’hypokhâgne, le chef de l’Etat français s’anime pour la défense de l’écologie, non sans avoir tancé doctement son homologue américain pour son désengagement des accords sur le climat et l’Iran… Cet abominable fayot ne se rend même pas compte qu’il est la risée des autres dirigeants, en particulier du président Trump qui ne se gêne pas pour le faire savoir, non sans un certain humour. Par exemple, lors de la visite des Macron à Washington, le milliardaire s’est amusé au cours d’une conférence de presse à lui épousseter les pellicules de sa veste avant de lui offrir solennellement un lambeau de tissu de chaise d’un obscur salon de la Maison Blanche ; quant au cadeau hautement symbolique et si touchant remis par le président français (un jeune chêne du bois Belleau en Champagne, où les marines américains avaient combattu pendant la Première Guerre mondiale), il n’en restait aucune trace quelques jours plus tard, officiellement « pour des raisons de contrôle sanitaire »… Le comble de l’histoire, c’est qu’en l’apprenant, le locataire de l’Elysée s’est empressé de déclarer qu’il en ferait livrer un autre, dont on imagine sans peine qu’il connaîtra le même sort que le premier.

Décidément, en France comme en visite officielle, la république est nue et Macron est bien le dernier à ne pas s’en apercevoir. Ses beaux atours de moralité immaculée ne trompent plus personne, encore moins les Gilets jaunes, dont les chasubles bien visibles annoncent la fin d’un président et l’éveil d’un peuple.

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