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Demandeurs d’asile : + 17 % en 2017, + 22 % en 2018… Combien de plus en 2019 ?

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Politique
19 janvier 2019
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Nous venons de le lire dans un précédent article : « 18 millions de personnes nées à l’étranger vivent en France » et ce nombre, déjà impressionnant, sans compter les dizaines de milliers en situation irrégulière dispersées dans la nature et hors de tout contrôle.

Or les statistiques publiées le 15 janvier 2019 par le ministère de l’Intérieur nous informent que les demandes d’asile sont en hausse de 22 % en 2018 après une hausse de 17 % en 2017, selon l’OFPRA (Office Français de protection des réfugiés et apatrides).

La France est le deuxième pays d’Europe choisi par ces demandeurs, derrière l’Allemagne (174 000 dossiers enregistrés).

122 743 demandes d’asile ont été déposées chez nous, un chiffre encore jamais atteint.

Selon les statistiques : 65 000 en 2013/2014, 70 000 en 2015, 87 000 en 2016 et 108 000 en 2017. À ces chiffres s’ajoutent plus de 35 000 demandeurs d’asile venant d’un autre pays européen (Allemagne, Italie, Espagne, etc. qui leur refusent tout simplement l’asile sollicité).

Il est à noter une très forte progression de demandeurs en provenance d’Afghanistan (9 462 soit plus de 58 %), de Géorgie (plus de 60 %), de Guinée (plus 63 %) et de Côte d’Ivoire (plus de 44 %).

36 % de ces demandeurs d’asile obtiennent ce statut de réfugiés alors qu’ils arrivent de pays qui ne sont pas en guerre.

La France a accordé, en 2018, 255 550 titres de séjour (plus de 3,3 %), notamment à des migrants arrivés uniquement pour des raisons économiques (32 815 plus 20 %), une régularisation en hausse de 4,2 % sur 2017 (32 261).

Les expulsions des étrangers en situation irrégulière auraient progressé de 9,9 % avec 15 677 reconduites à la frontière.

Dans le grand débat d’enfumage proposé par le président de la République a été évoquée, mais seulement évoquée, l’idée d’établir des quotas. Il est vrai que cette solution est approuvée par 60 % des Français, selon un récent sondage Odoxa : « En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? »

Vous pouvez être assurés qu’il n’en sera plus question lors de la compilation des dizaines de revendications retenues puis mises « au placard ».

Cependant le président devrait s’inspirer de l’exemple espagnol.

Il y a à peine 7 mois, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez accueillait à grand fracas de fanfares et de publicité médiatique les 629 migrants clandestins transportés par l’Aquarius.

Plusieurs mois après, le gouvernement n’a pas satisfait les demandes d’asile de ces migrants et la grande majorité s’est dispersée dans la nature, nombreux pénétrant en France par les frontières non surveillées, par exemple celles du Pays basque.

Il s’ensuivit une porte ouverte à l’immigration clandestine : plus de 60 000 ont pénétré, soulevant une vague de mécontentement parmi la population et cela jusqu’au 26 juillet 2018 où un coup de force, occasionnant de nombreux blessés parmi les forces de l’ordre, a permis à plus de 700 migrants de franchir les frontières du Maroc espagnol, à Melilla et Ceuta, provoquant une indignation profonde parmi la population.

La conséquence principale est la perte du parlement d’Andalousie, que gouvernaient les socialistes depuis plusieurs décennies, et cela à cause de la progression spectaculaire du parti de droite « VOX » qui refuse toute immigration, ce qui est le souhait de  la majorité des Espagnols, comme il est celui de la majorité des Français.

Dès lors, les socialistes de Pedro Sanchez, inquiets pour leur avenir politique et moins têtus qu’Emmanuel Macron, ou plus réalistes, interdisent au navire ONG, complice des passeurs, « Proactiva Open Arms » de quitter le port de Barcelone. Il n’a plus l’autorisation d’appareiller.

Il est vrai que dans toutes les villes d’Espagne le parti VOX remplit les salles et des centaines de partisans se voient dans l’obligation de rester à l’extérieur, livrés à la violence des « casseurs » de l’extrême gauche qui agressent et incendient, malgré l’intervention de la police.

VOX est parti à la conquête de l’Espagne et dans son programme la priorité est donnée à la lutte contre l’immigration et pour l’expulsion des clandestins musulmans.

VOX refuse ces « chances » pour le pays que seraient les migrants musulmans subsahariens et nord-africains : « Une religion qui porte atteinte à notre profonde identité catholique. »

Le président de la République, Emmanuel Macron, aurait tout intérêt à mettre ce sujet très actuel dans la priorité des revendications des citoyens français car l’immigration clandestine ne cessera pas demain, ni dans les prochaines années, elle est devenue irréversible !

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