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La France chrétienne ne doit pas s’agenouiller devant les extrémistes laïcards

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Société
9 décembre 2014
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Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

Depuis plusieurs jours, des décisions de justice (en Vendée) ou préfectorales (à Béziers et sans doute bientôt à Montpellier), prises suite à diverses plaintes d’associations ou d’élus proches du Front de Gauche, visent à l’interdiction de crèches de noël dans les mairies ou les préfectures.

Il semble qu’il soit impossible de défendre ceux qui, à l’instar de Robert Ménard, osent installer des crèches de noël dans leur mairie ou leur préfecture. C’est comme ci l’histoire de France ne commençait qu’à la révolution de 1789. Les deux millénaires précédents sont purement et simplement oubliés.

Il est temps de tordre le cou à une idée, une expression trop répandue. Les racines de la France ne sont pas judéo-chrétiennes. Cette image de « racines » est confusante puisqu’elle conduit à l’idée qu’à sa surface la France pourrait être autre chose que chrétienne. Et c’est bien méconnaitre l’histoire de notre beau pays que de déclarer cela.

Les racines de la France sont gallo-romaines. De cet héritage il nous reste notre amour de la puissance, de l’ordre établi, de la paix, de la civilisation, la peur des troubles et quelques-unes de nos lois. Depuis la chute de Rome nous n’avons cessé de vouloir reconstituer cet empire.

Si les racines de la France sont gallo-romaines, son génome est, quant à lui, chrétien. La France est donc chrétienne. Il suffit, pour s’en convaincre, de relire notre histoire. Au moment de la disparition de l’empire romain d’occident, la majorité de la Gaulle romaine était convertie au christianisme. Ainsi, lors de la chute de l’empire (épouvantable période pour les gaulois),  la protection des cités fut assurée par la seule organisation qui conservait son autorité: l’Eglise. Les germains menaçaient. Face à ce risque d’invasion barbare il fallut réunir, fédérer, comme sous l’empire, les différentes tribus gauloises. Seule la religion chrétienne le pouvait. Mais l’Eglise, qui distingue le temporel du spirituel, ne pouvait ni ne voulait gouverner le territoire. On se tourna vers la tribu qui avait aidé les romains à défaire Attila (en 451): les francs. Ces derniers avaient également l’avantage d’être les rivaux naturels de deux des plus féroces tribus germaniques: les Burgondes et les Goths.

Clovis, roi Franc, s’associe à l’archevêque de Reims, saint Rémi, et tente d’unifier les tribus gauloises. Clovis est le premier de nos rois. Pour beaucoup d’historien l’histoire de la France commence à ce règne. Il y eut avant la Gaule, il y a maintenant (depuis le baptême de Clovis en 496) la France. La France est née par le christianisme.

Trois siècles plus tard, lorsque la dynastie des mérovingiens vient à décader et à s’éteindre, la France se divise à nouveau. La famille d’Héristal (celle de Pépin, de Charles Martel et de Charlemagne) réunifiera, reconstruira la France en chassant les musulmans et en s’appuyant sur le christianisme. La dynastie capétienne, qui achèvera de former la France (au moins jusqu’au XIXème siécle) s’appuiera aussi sur la religion chrétienne.

Au XXème siècle, avec l’avènement du communisme, l’histoire et les apports du christianisme ont été oublié.

Le premier apport est bien sur la notion d’égalité et de fraternité entre les hommes. Mais il existe un certains nombres d’idées novatrices qui sont nées au sein de la très chrétienne « fille ainée de l’Eglise ».

On imagine que c’est, sous l’ère industrielle, et grâce au communisme que les premiers regroupements professionnels ont été créé. Au XIIème siècle, l’un de nos rois les plus populaires,  Saint Louis, pousse à la libération des serfs et organise les corporations avec la création de droits pour l’ouvrier. L’ouvrier devient ainsi protéger dans « un ordre social chrétien ». Un livre, le Livre des métiers, rappelle ces droits.

Au XIIIème siècle l’institution du mariage libre est créée sous l’impulsion de l’Eglise. Les clercs insistent sur plusieurs points dont la protection de la femme. La femme peut dorénavant choisir son mari et devient, dans le couple, l’égale de l’homme. Sans être féministe l’Eglise protège la femme contre l’infidélité de son mari (les époux font, depuis cette date, vœu de fidélité et de protection l’un envers l’autre).

Il serait possible de multiplier les exemples. Mais, et c’est ce que je reprocherais le plus aux fanatiques de la laïcité, est que la laïcité est une notion chrétienne. En effet, suivant les leçons de l’empire romain, dont elle est l’héritière sur de nombreux points, l’Eglise prône depuis ses origines, la liberté de culte. Ainsi, bien qu’il y ait eu de nombreuses périodes d’obscurantisme dans la longue histoire de la chrétienté, elle est à la base de la laïcité telle que nous la connaissons en France (au moins sur sa base théorique).

Ainsi, notre France qui est chrétienne, prône la liberté de culte. Les batailles révolutionnaires et du début du siècle précédent sur la laïcité ont essentiellement portés sur deux points: l’entretien des bâtiments religieux et l’enseignement du fait religieux dans l’école publique. Et sur ces deux points, les citoyens français de ce début du XXIème siècle, souhaitent (et avouons que c’est absolument incompréhensible) défavoriser la religion chrétienne par rapport aux autres. Par exemple, il est autorisé, depuis quelques semaines, qu’au cours d’un voyage ou d’une sortie scolaire les accompagnatrices soient voilées.

Doit-on interdire les crèches de noël dans les établissements publics? A l’heure où le religieux revient en force ce serait une grave erreur. L’Homme, et c’est dans sa nature, a besoin de croire, d’avoir une religion. Chassez-en une, une autre prendra la place. D’où le nombre de nos jeunes qui partent soutenir le djihad.

En conclusion, la France est chrétienne dans sa nature. Mais nous ne sommes pas aux temps de Charles Martel et, excepté les plus intégristes et les moins intégrés d’entre eux, nous n’avons aucune intention de chasser les musulmans du territoire. D’autant que la majorité sont des français. Alors, les élus et associatifs de gauche ne doivent pas (surtout que ce n’est que dans le seul but électoraliste), sacrifier notre histoire et nos valeurs au nom d’une laïcité qu’ils souhaitent, non plus chrétienne, mais millénariste (communiste).

La France est prête à faire des efforts pour intégrer les populations non chrétiennes. Il existe des idées et des initiatives intéressantes. Cependant, ces efforts ne doivent en aucune manière que ce soit se faire au détriment de la religion chrétienne. Un exemple, supprimer des jours fériés chrétiens pour mettre l’Aïd, non. Donner un jour férié aux musulmans pour l’Aïd sans supprimer un jour de fête chrétien, pourquoi pas.

Quant à la suppression des crèches dans les établissements publics, de la destruction d’églises ou de statues de Marie, outre rappeler les heures sombres de la guerre civile aux temps des luttes fratricides entre catholiques et protestants, est d’une stupidité et d’un illogisme sans nom. C’est une erreur grave qui finira, d’un coté comme de l’autre, à la montée d’un extrémisme politique et religieux!

 

 

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