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Que retenir de l’échec des 2 ans et demi de pouvoir de François Hollande ?

De Bruno de la Palme, Journaliste, Ecrivain
. Politique
14 décembre 2014
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Bruno de la Palme Journaliste, Ecrivain
Bruno de la Palme
Journaliste, Ecrivain

Ce qui frappe surtout  chez  les  socialistes c’est la puissance et la récurrence de leur sectarisme, et ce dans tous les domaines.

Comme je l’ai démontré dans le livre « 100 ans d’erreurs de la gauche française », cet état d’esprit revanchard est parfaitement dans la ligne de leur idéologie marxiste d’un  autre âge, toujours animée par la lutte des classes.

Les entrepreneurs et autres riches sont donc à dénoncer, à clouer au pilori. Cet infantilisme politique, spécifique à la gauche française, les fait hurler avec les loups dès que les conséquences de leurs impôts confiscatoires et punitifs se font sentir.

Plutôt que d’essayer de réfléchir au bien-fondé  de  leur politique de gribouille, ils refusent d’en voir les effets directs et immédiats.

On a maintenant un premier chiffre: il y eu 5000 départs de France de contribuables depuis l’arrivée de Hollande. Depardieu cache la forêt, si l’on peut dire, derrière il y a des Afflelou et des Arthur par centaines…

J’avais à l’avance, avec quelques autres, expliqué que la France était en train de vivre un désastre sous forme d’exode de notre élite comparable à celui consécutif à la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV. Notre pays avait alors vu fuir une grande partie des cerveaux protestants vers l’Europe. Les médias, bien ancrés à gauche n’en parlent pas ou presque. Il a fallu l’affaire Depardieu pour mettre tout au grand jour. Car le ruffian bourré de talents (il ne m’en voudra pas de qualifier ainsi le génial acteur) ne fait rien dans la discrétion  et Cyrano a donné l’estocade à un autre « minable », un vrai lui, qui a manifestement dépassé le seuil de ses compétences d’ex patron de groupe parlementaire qu’il aurait dû rester pour toujours. On a vu sortir du bois des procureurs socialistes de toutes parts demandant jusqu’à la saisie de ses biens.

Il y a un hiatus irréconciliable entre les créateurs d’entreprises, de richesses et nos socialistes.  Les premiers  se voient reprocher par les seconds leur réussite comme une honte. L’égalitarisme infantile et radical de la gauche ne peut que vider le pays de ses talents. Pour ceux qui n’auraient pas compris ils ont mis les sous titres pour bien les montrer à la vindicte populaire, les stigmatiser. Stigmatiser ! Mot cher à la gauche quand il s’agit des minorités en tous genres, mais nos riches et les groupes qu’ils ont créés et qui font la gloire du pays ne sont pas pour eux une minorité fréquentable ni respectable. On se souvient encore du surréaliste titre de Libération: « Casses toi riche con! ». Ils ont donc créé leur impôt punitif.

Comment qualifier autrement l’impôt à 75 % décidé d’un seul coup en pleine campagne électorale par François Hollande au motif unique de plaire à l’extrême gauche de Mélenchon qui grimpait alors dans les sondages ? Faux calcul, la baudruche électorale Mélenchon  s’est bien vite dégonflée, mais la bourde sans nom des 75% va rester comme une tache indélébile. Sur un autre impôt ils ont failli réussir !

La mobilisation des « pigeons » a fait reculer l’équipe Ayrault prête à doubler l’imposition en cas de vente d’une société par ses fondateurs. Les socialistes issus en écrasante majorité des fonctionnaires ne connaissent rien à l’entreprise, et n’y voient qu’exploiteurs et vilains patrons bons à saigner. Symbole pitoyable.

Tout cela nous fait nous souvenir du mot de Churchill qualifiant le socialisme : Le socialisme est la philosophie de l’échec, le credo des ignorants, le prêche de l’envie, son but, sa mission étant de distribuer la misère en forme égalitaire à tout le peuple. »

Cette approche sectaire et totalement irréelle de l’entreprise qui relève plutôt du psychiatre, est aussi nuisible à l’économie que l’oxyde de carbone à un être vivant.

J’emprunte cette phrase à Paul Reynaud qui qualifiait ainsi la manière du cartel des gauches d’aborder l’économie. En 1926 après moins de deux ans de pouvoir, le cartel tombait, et Raymond Poincaré devait venir au secours du Franc.

L’Histoire nous enseigne que la gauche met l’économie à la diète ou en ruine et que la droite doit ensuite la redresser. Et quand, par chance pour elle, la croissance est là pour masquer et atténuer ses erreurs comme sous Jospin, elle laisse ses marques comme un cancer – les 35 heures – que la droite, bien à tort, n’ose pas défaire.

On va ainsi payer longtemps et cher,  la légèreté de François Mitterrand et de sa retraite à 60 ans. Une mesure démagogique décidée en 1981 à contre-courant de l’Europe qui déjà avait vu le choc démographique se profiler!- et prise par lui  uniquement pour sacrifier au mythe de la gauche et mettre ses pas dans ceux de Blum en 1936…

Mais en dehors des nécessaires et bienvenus congés payés que personne n’a songé à remettre en cause, qui se souvient que le Front populaire s’est soldé par un effondrement de l’économie en 1938 ? Le cocktail hausse brutale des salaires et forte baisse du temps de travail n’a pas créé d’emplois comme l’imaginaient benoîtement Blum et la SFIO mais fait exploser le chômage et effondrer la production…Et pendant ce temps Hitler produisait chars et avions pour nous envahir deux ans plus tard.

Décidément l’économie et le monde de l’entreprise ne sont pas le fort des socialistes.  On a vu les contorsions de Hollande quand il s’est agi de faire quelque chose pour la compétitivité des entreprises. Devant un tel mot qu’ils avaient jusque-là refusé avec véhémence, les socialistes se sont retrouvés telle une poule devant un couteau. Que faire avec cette chose ? Que faire du rapport Gallois ? Les aller et retours sémantiques pour ne pas accréditer l’idée de la nécessité de créer un choc de compétitivité mais une simple trajectoire, en serait risible s’il n’y avait pas urgence. Alors on fait à moitié en avançant en crabe, spécialité du nouveau Président, dont le modèle n’est autre que le falot Henri Queuille sous la quatrième République qui ne décidait rien. Un pas en avant, deux pas en arrière. On accorde des milliards aux entreprises en 2014 sur d’hypothétiques crédits d’impôt après les avoir taxées du même montant durant les premiers mois du quinquennat.

Face à une telle crise un gouvernement devrait tout faire pour rassembler et non pas diviser le pays déjà affaibli et inquiet. Tout au contraire, la France est désormais dirigée par une équipe nourrie au fiel de la haine recuite. Beaucoup ont dénoncé un climat de guerre civile voyant là l’ombre de 178. J’y verrai  plutôt celle de 1793, de l’application brutale de l’égalitarisme qui mène à la Terreur  alors que 1789 envoie un message de liberté, de penser, de voter, d’être représenté et de droit d’entreprendre et de propriété.

Les 10  dernières années d’opposition n’ont en rien  aidé la gauche française à réfléchir sur sa vraie évolution  vers une social-démocratie affichée et assumée. Qui l’en a empêché ? Personne.

Il ne tenait qu’à elle-même. Mais ils ont préféré tout nier : la crise, l’évidence des réformes nécessaires, et mis tout sur le dos d’un diable dont ils ont dénoncé le moindre geste et la moindre parole avec délice, Nicolas Sarkozy.

Après avoir donné  l’autruche comme modèle à des millions de Français ravis d’y croire (comme le ravi de la crèche), les socialistes aujourd’hui au pouvoir sentent bien que le principe de réalité de l’économie va faire échouer leurs lubies et mettre le pays par terre. Repousser les réformes nécessaires comme les retraites que Nicolas Sarkozy avait entreprises, revient à ne pas s’attaquer de front aux déficits de l’Etat et des régimes sociaux, ils préfèrent céder à leurs vieilles lunes, en engageant des milliers de fonctionnaires. Cocktail détonnant qu’observent pour le moment encore avec patience agences de notation et prêteurs internationaux. Jusqu’à ce qu’ils sifflent la fin de la partie des taux d’intérêt proches de zéro pour la France qui se rapproche inexorablement.

L’échec socialiste est  programmé : comment la gauche qui a nié la crise pendant des années et dénoncé l’économie de marché pourrait-elle prétendre la réformer ? Car l’extrême gauche  constitue une bonne partie du PS avec son esprit  outrancier que les dirigeants comme Hollande ont soigneusement évité de combattre dans des synthèses absurdes dont les socialistes ont le secret.

Alors la diversion est toute trouvée: au gouvernement, on fait dans le sociétal pour monter à l’extrême gauche et aux Verts qui en font partie, que le PS au pouvoir c’est bien la gauche!

C’est ainsi que le mariage homosexuel  voit s’engouffrer les plus délirantes des revendications d’une ultra minorité agissante : la PMA et les locations de ventres pour les femmes dont Pierre Bergé vient de nous expliquer qu’il n’était que l’équivalent ni plus ni moins pour elles que de louer leurs bras ! Nos sectaires sont ainsi prêts à ébranler durablement les fondements de la famille en France, pour de basses raisons d’équilibre de leur coalition. Tant pis pour les enfants et la morale. Vive la marchandisation de la procréation ! Pas mal pour des marxistes !

Alors parce que l’Eglise, comme d’ailleurs les autres religions,  est à la pointe du combat contre tout ce qui touche aux fondements de la société et de la famille, la modification en profondeur du mariage et de la procréation, on ressort la vieille ficelle. L’anticléricalisme primaire est ressuscité par une Cecile Duflot, béate qui réclamait la  réquisition des biens de l’Eglise pour loger les sans-logis. Idéal pour remobiliser les troupes, tant pis si l’Eglise fait plus pour les nécessiteux depuis des siècles que les bavardages de nos bobos.

Et après ? Ils s’attaqueront aux « droits » d’une autre minorité pour accorder le droit de vote aux étrangers lors des élections locales. Là la boucle sera bouclée, avec l’avènement du communautarisme, déjà bien réveillé depuis mai dernier. Tout le monde se souvient à la Bastille de ce spectacle  des dizaines de drapeaux de toutes les nations d’Afrique et du Proche Orient, mais où l’on cherchait avec peine quelques drapeaux tricolores. Pour les Socialistes le vote communautaire et musulman est une aubaine.  C’est avec cette logique que Manuel Vals annonce un net relâchement des conditions de naturalisation imposées par Nicolas Sarkozy: il y avait  auparavant  un examen  même rudimentaire pour que les étrangers montrent au minimum leur volonté d’intégration en apprenant des bribes de la langue et de notre histoire. C’en est trop pour les socialistes : il est inconvenant de stigmatiser les étrangers avec notre culture et il est urgent d’en faire rentrer des dizaines de milliers supplémentaires dont on est sûr qu’ils ne trouveront aucun emploi.

Mais que va-t-il rester de notre pays dans 5 ans ? La France va-t-elle résister et supporter cela ?

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