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250000 jeunes diplômés quittent la France chaque année remplacés par 250000 immigrés

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Société
27 mai 2015
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Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

Cette semaine deux faits divers m’ont interrogé sur la jeunesse de notre pays. Vous avez forcément entendu parlé de l’un d’eux. L’autre est un peu plus passé sous silence par les grands media. Non pas que l’information soit inintéressante mais il n’est guère possible de parler de tous les sujets.

Le premier fait divers se passe en France, à Bordeaux. En fin de semaine dernière un trentenaire  a créé une fausse alerte à la bombe pour ne pas que sa copine rate son avion.

Le second se passe en Roumanie et est infiniment plus dramatique. Le mois dernier, quatre étudiantes françaises en médecine à l’université Cluj-Napoca ont fait une tentative de suicide. Deux étudiantes sont mortes, les deux autres sont à l’hôpital.

Ces deux fait divers n’ont rien en commun. Certes. Cependant, j’y vois là une illustration parfaite des deux types de jeunesse qui cohabitent dans notre pays.

La première est complètement irresponsable et irrespectueuse. Certains me diront qu’il s’agit de la jeunesse de nos banlieues sans valeurs ni repères. Il serait faux de le croire. Cette jeunesse là habite aussi les centre-villes et les domaines cossus. Leur manque de responsabilité est le fruit de la démission des parents qui, trop riches, trop pauvres ou étrangers, n’ont donné aucun repère, n’ont fixé aucune limite. Enfants gâtés ou abandonnés le résultat est le même : une génération perdue. Non pour eux-mêmes mais pour la société.

La seconde est elle aussi sacrifiée. Non par négligence familiale mais par abandon gouvernemental. Et là, le plus grave est que c’est l’élite de notre nation que l’on assassine dans l’œuf.

Comment comprendre en effet que ces jeunes qui n’ont raté la première année de médecine que pour un ou deux points soient obligés de partir en Europe de l’Est afin de poursuivre leur rêve alors que la France, qui manque de médecins, fait appel à des professionnels croates, espagnols ou marocains ? Peut-on intelligemment entendre que la France diminue son niveau d’exigence en faisant venir des européens de l’Est et envoie son élite se former là-bas ? Ce phénomène est d’autant moins compréhensible qu’aucune publication ou aucun spécialiste de renom ne proviennent de ces pays là. Il s’agit donc bien d’un suicide conscient qui n’a aucun autre intérêt que la réduction des coûts de santé. Car c’est bien de cela dont il s’agit aujourd’hui. Historiquement le numerus clausus fut instauré lorsqu’un grand nombre de médecins exerçant dans nos anciennes colonies sont rentrés en France. Ayant trop de médecins, la France devait limiter le nombre de diplômés. La situation est inversée aujourd’hui mais rien ne change.

Ainsi, pour faire plaisir au français lambda et continuer à rembourser n’importe quel soin (on doit insister sur le fait qu’un acte médical n’est pas gratuit !) on accepte que notre élite finisse au bout d’une corde.

Toutefois, cette élite n’est pas la seule à être sacrifiée. Une autre, sa sœur jumelle, l’est par conséquence directe d’une politique pseudo-humaniste instaurée par une droite progressiste : l’immigration choisie. Dans ce vocable d’immigration choisie se compte pêle-mêle médecins, ingénieurs, professeurs…

Bien évidemment il est important qu’un pays comme le notre accepte de grands professeurs et chercheurs. Il serait regrettable voire néfaste de ne pas le faire. Moi-même, chercheur, j’ai travaillé dans de nombreuses universités de part le monde et l’émulation, la découverte proviennent souvent de visions différentes de notre domaine de recherche.

Cependant, la question du discours politique et de l’échelle qui en découle est importante. A-t-on le droit de déclarer que par une politique d’immigration choisie on va permettre à des médecins ou à des ingénieurs d’un niveau moyen de venir travailler en France alors même que notre élite n’est pas formée et que, dés qu’elle l’est elle part à l’étranger (c’est le cas de nos meilleurs ingénieurs qui partent aux Etats-Unis ou en Angleterre) ? A-t-on le droit de remplacer notre élite par l’élite de nos voisins ? A-t-on, par volonté politique, le droit de diminuer nos exigences en terme d’ingénierie ou de recherche ? A-t-on le droit, comme l’a fait Sanofi, de renvoyer une équipe de recherche qui a, plusieurs années auparavant, développé le Plavix juste pour réduire les coûts de recherche? Finalement, a-t-on le droit de sacrifier notre pays ?

Ces deux faits divers sont les deux faces d’un même phénomène qu’est le sacrifice de notre jeunesse. Aujourd’hui, et c’est une caricature non loin de la vérité, la jeunesse paumée de notre pays finit à DAESH, l’autre, l’élite que notre pays ne reconnait plus finit soit aux Etats-Unis, soit pendue au bout d’une corde en Roumanie.

Pauvre France…

 

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