• ads
rsi4

Antoine Desjars petit patron : le RSI envoie les huissiers pour lui réclamer 170000 € qu’il ne doit pas !

De Eric Verhaeghe Chef d'entreprise, eric-verhaeghe.fr
. Economie
8 janvier 2017
103 Vues
Eric Verhaeghe Chef d'entreprise eric-verhaeghe.fr
Eric Verhaeghe Chef d'entreprise
eric-verhaeghe.fr

Le RSI, encore et toujours cette nuisance publique appelée Régime « Social » des Indépendants. Et encore et toujours une histoire trop classique racontée par l’un de ses « bénéficiaires ». Cette fois, il s’agit d’Antoine Desjars, chef d’entreprise à Paris.

Le royaume d’Ubu

Antoine Desjars crée une entreprise en 2009 (le 9 octobre exactement) et il fait les choses dans les règles de l’art. Il informe immédiatement le RSI de son existence, et reçoit un courrier le 8 février 2010 actant de son inscription. Jusqu’ici, tout est à peu près normal.

Le train du RSI se met toutefois à dérailler lorsque, le 28 août 2013, soit plus de 3 ans après cette inscription, Antoine Desjars reçoit un courrier l’informant de son affiliation… au RSI, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2010. Petit problème: l’intéressé a cherché, durant l’été 2013, à bénéficier d’un remboursement maladie, et sa mutuelle lui a répondu qu’il n’était pas couvert par le RSI et que les dépenses étaient donc à sa charge.

L’imbroglio commence: le RSI finit par admettre par un courrier du 31 octobre 2013 qu’il n’a pas pu affilier Antoine Desjars en 2010, comme l’intéressé l’avait demandé, et comme le RSI lui-même l’avait acté.

Dans une structure au service de ses cotisants et adhérents, la machine administrative aurait présenté ses excuses à l’impétrant pour ce loupé. Au RSI, la règle est différente: le cotisant est forcément en tort, et l’administration du régime a forcément raison. Donc, Antoine Desjars reçoit le 2 décembre 2013 un courrier du RSI lui reprochant de n’avoir pas fait ses diligences pour suivre son affiliation…

Comment le RSI harcèle ses cotisants

Dès 2013, se met en marche l’implacable machine à harceler le cotisant dont le RSI a le secret. En l’espace de deux ans, Antoine Desjars reçoit vingt courriers différents du RSI lui notifiant dix-huit montants exigibles différents pour les années de cotisations 2011 et 2012. Les sommes vont de 13.343€ à 82.822€.

Immédiatement, l’intéressé sollicite des rendez-vous, qu’il n’obtiendra que… début 2016. Entretemps, il a envoyé 30 courriers d’information ou de réponse au régime, et reçu des quantités de courriers comminatoires… (les fameux « derniers avis avant poursuite »). Là encore, dans un régime réellement social, l’administration du système aurait arrêté une fois pour toutes la machine infernale et aurait dépêché un interlocuteur en chair et en os pour comprendre le problème et ne pas épuiser son cotisant dans des procédures interminables. Au RSI, on ne fait pas comme ça. Le cotisant est un ennemi qu’il faut traquer, assommer, harceler de courriers et de menaces.

Les indépendants, ces vaches à lait mal venues de la protection sociale

De ces péripéties jamais achevées, une seule leçon est à tirer: les indépendants ne sont pas bienvenus dans la sécurité sociale. Le régime social des indépendants n’est pas fait pour les protéger, mais pour les mettre sous surveillance, et pour les saigner. Les indépendants sont en faute: ils ne sont pas salariés. Donc, ils doivent payer dans tous les sens du terme.

Une seule logique à défendre aujourd’hui: mettre fin à cette mise sous tutelle qui empoisonne la vie de cette France qui se lève tôt et prend des risques pour créer de l’emploi et de la prospérité dans une société qui veut recevoir sans payer.

 

  • Commentaires

    Commentaires

    • Top articles

      Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
      Partager sur Facebook Twitter Google + Une nation préférant l’étranger aux siens, voilà ce qu’est devenue la France de 2015. Un pay...
      Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
      Partager sur Facebook Twitter Google + La préférence étrangère n’est pas un fantasme dont l’objectif inavoué serait de la conquête ...
      Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
      Partager sur Facebook Twitter Google + Commentaires Commentaires...
    • A ne pas manquer

      Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
      Partager sur Facebook Twitter Google + Nous sommes un pays extraordinaire, enfin pas pour nos locaux qui eux souffrent le martyre d...
      Les moutons enragés, Blogueurs lesmoutonsenrages.fr/
      Partager sur Facebook Twitter Google + Même si c’est légal, c’est assez immoral. « la loi Cahuzac de moralisation de la vie politiq...
      Marc Rameaux Essayiste, http://le-troisieme-homme.blogspot.fr/
      Partager sur Facebook Twitter Google + Par ce titre, il ne s’agit pas de dénier tout talent à l’homme qui vient de se faire élire p...
    • Twitter La Gauche Ma Tuer