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Emmanuel Macron sera encore un autre président français raté

De Dreuz Blog d'opinion dreuz.info,
. Politique
12 septembre 2017
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Le Président français Emmanuel Macron est la nouvelle tête d’affiche du « progressisme ».

Accueilli comme la réponse à la marée populiste de l’Europe, Macron n’a jamais eu beaucoup d’appui populaire pour commencer. Au premier tour de l’élection présidentielle d’avril, lorsque le vote a été divisé entre quatre prétendants principaux, il a remporté un peu moins de 24%. (En comparaison, François Hollande avait reçu 28% des suffrages au premier tour en 2012, et Nicolas Sarkozy avait obtenu 31% en 2007.) M. Macron a remporté le deuxième tour parce qu’il était le candidat le moins mauvais du lot- son concurrent était Marine Le Pen, le chef du parti populiste nationaliste d’extrême droite.

« Tout son projet politique a été trop centré sur non pas un projet politique mais une personnalité : lui »

Le calcul électoral n’explique pas tout. La popularité de M. Macron souffre de quelque chose de plus fondamental: le macronisme. Tout son projet politique a été trop centré sur non pas un projet politique mais une personnalité : lui : son charme, sa jeunesse, son dynamisme, sa beauté et ses compétences oratoires.

Cette approche hyper-individualisée a toujours eu le risque qu’une fois son charme tombé, il n’y aura plus rien pour ses sympathisants, ce qui est exactement ce qui se passe.

Depuis son entrée en fonction, M. Macron a dérangé beaucoup de gens en essayant de capturer la grandeur de la présidence. Dans une phrase qui peut lui coller à la peau pour le reste de son mandat, il a dit qu’il voulait rendre la présidence plus «jupitérienne», en se comparant avec le puissant dieu Romain Jupiter, qui gouvernait les cieux. Lorsqu’il a réuni le Sénat et le Parlement au château de Versailles et leur a parlé de ses ambitions pour la présidence, beaucoup en France ont été effrayé des connotations monarchiques.

Cette attitude arrogante à propos du pouvoir a instantanément détruit son image de contre-pouvoir, un portrait avant-gardiste que M. Macron avait cultivée pendant la campagne. La plate-forme post-idéologique sur laquelle il s’est lancé commence à révéler son vrai visage: un vide au cœur de son projet politique.

Les deux grands objectifs stratégiques de M. Macron sont de rétablir l’économie et l’Europe. Il est allé jusqu’à décrire ses politiques économiques comme une «révolution copernicienne», mais il ne fait que pousser la France un peu plus loin dans la voie d’une fausse déréglementation du marché du travail et une austérité budgétaire pour les contribuables, pas pour l’Etat, un chemin bien connu par d’autres pays et par les précédents présidents français.

Le nouveau président dit qu’il est déterminé à faire de la France une «nation start-up», empruntant l’expression à Israël. Cela lui a valu le soutien des entreprises de capital-risque et des milliardaires de la haute technologie mais n’a pas encore convaincu le grand public français. Le contrat social libertaire de la Silicon Valley, avec son attitude opaque face aux inégalités n’est guère compatible avec une population aux traditions social-démocrates de l’après-guerre affrontant une immigration musulmane incontrôlée et non-demandée.

L’objectif principal de Macron est de réduire le taux de chômage de la France, qui à environ 10 pour cent reste obstinément élevé. Il espère le faire en réformant le code du travail.

  • L’une des nouvelles mesures est un plafond sur les dommages que les tribunaux peuvent accorder aux travailleurs revendiquant un licenciement abusif, une décision visant à donner aux employeurs une plus grande confiance dans l’embauche.
  • Une autre permettrait aux entreprises de moins de 50 employés de négocier des contrats sans avoir à passer par les syndicats. L’extrême gauche française l’a qualifié de «coup d’état social», mais pourtant le président n’a pas cédé complètement au lobby des grosses entreprises.

Ce qui importe vraiment, c’est le résultat. Toute baisse durable du chômage en France serait la bienvenue, mais ses très modestes réformes – qui sont accueillies par un bras de fer des syndicats – ne produiront aucun effet.

Depuis le boom économique des années 1950 et 1960, le capitalisme en Europe a été assez dynamique pour combiner des niveaux élevés d’emplois et des revenus importants à long terme pour les masses. Aujourd’hui, les choix impliquent des compromis douloureux. Les politiques économiques de M. Macron favoriseront très très légèrement les employeurs par rapport aux travailleurs, mais n’élimineront pas l’Etat-providence Français cause de tous les problèmes de chômage.

Alors, craignant de donner à son programme un contenu politique, le président fait croire qu’il opère ses réformes sous le drapeau Européen. Il dit aux électeurs français que s’ils font ces sacrifices en France, le reste de l’Union Européenne – en particulier l’Allemagne – les prendront au sérieux et donneront à la France de meilleures aides.

Les plans Européens de M. Macron incluent un budget commun et un ministre des finances pour la zone Euro.

Ses idées ont reçu des mots chaleureux de Berlin, et il y a des signes qu’un tel accord puisse être possible après les élections fédérales allemandes du 24 septembre. Mais si la chancelière Angela Merkel gagne, son mandat ne sera pas pour une union fiscale Européenne, où les revenus fiscaux Allemands seront placées dans un pot Européen commun. Elle n’a apporté son soutien qu’à une version très modeste de ce que M. Macron propose. En réalité, le gain espéré par Macron, en échange des sacrifices demandés aux Français, sera très faible voire nul – et le président ne sera certainement pas plus populaire qu’il ne l’est aujourd’hui.

Le succès de M. Macron lors de l’élection présidentielle de juin a secoué le paysage politique moribond d’une manière profonde et durable. Pour cela, il mérite d’être remercié. Mais en tant que projet politique, le macronisme n’est guère mieux que de la rhétorique et de l’arrogance, soutenu par des principes socialistes classiques.

Pour l’instant, M. Macron est toujours le chouchou de l’élite de gauche, mondiale et mondialiste, mais son impopularité croissante donne une meilleure image de ce qu’il a à offrir, et ce dont les Français ont à souffrir.

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