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Procès voiture brûlée : les policiers auraient dû tirer pour se protéger, on les oblige à ne surtout pas le faire

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Politique
12 octobre 2017
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Antonin Bernanos, arrière-petit-fils de l’écrivain Georges Bernanos, étudiant en sociologie mais surtout militant antifasciste d’extrême gauche très actif, récidiviste puisque déjà condamné pour violences aggravées en 2013, et traînant dans son sillage douze poursuites judiciaires mais également onze relaxe ou classements sans suite (tous les ‘casseurs » ne s’appellent pas Bernanos), ami de Clément Méric, tué en juin 2013, alors qu’il provoquait des militants d’extrême droite, a été condamné à trois années de prison ferme, aujourd’hui par le Tribunal correctionnel de Paris.

Le principal accusé, un suisse, Joachim Landwehr, en fuite, est lui condamné à huit ans.

D’autres condamnations mineures ont été prononcées contre les autres « casseurs » qui formaient le groupe d’antifascistes.

Tous ont bénéficié de la chance qu’ont eue les policiers attaqués de ne pas être brûlés vifs.

Si le groupe avaient réussi sa tentative d’assassinats avec préméditation, si le groupe avait réussi à brûler vifs les policiers, Bernanos et son complice en fuite, en aurait certainement pris pour 20 ans.

Ce procès d’ailleurs n’aurait jamais dû avoir lieu si les policiers attaqués, en danger de mort, et en état de légitime défense, auraient fait usage de leurs armes.

Ils auraient dû tirer, ils ne l’ont pas fait.

Toute cette équipe pourra très bientôt trouver des occasions de renouveler ses exploits.       Les absents pourront être remplacés facilement par des sympathisants présents et groupés à l’extérieur de la salle d’audience qui scandaient à tue-tête : « Flics violeurs et assassins » et « Tout le monde déteste la police ».

Il est vrai, tous encouragés par les paroles prononcées par les avocats de la défense.

Pas étonnantes en ce qui concerne Me Alimi, affirmant qu’il s’agissait d’un verdict dicté par la politique.

Pas étonnantes non plus en ce qui concerne la mère d’Antonin, Geneviève Bernanos, qui a estimé que « les messages donnés aujourd’hui à cette jeunesse étaient désastreux ». Sans doute aurait-il fallu les décorer pour leur acte de bravoure !

Mais bien plus étonnantes dans la bouche de Me Henri Leclerc, ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme, et avocat d’Angel, le petit frère d’Antonin qui, soyons-en certain, deviendra vite grand, qui non seulement estimait les condamnations « incroyablement excessives » mais ajoutait cette malencontreuse phrase : « Si à 18 ans on ne rêve pas d’un monde plus juste, quand le fera-t-on ? »

Un monde plus juste, pour Me Leclerc, est sans doute un monde où l’on peut en toute impunité, sans risquer d’être condamné, brûler vifs des policiers !

 

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