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Qui décidera ce qu’est une Fake News, M. Macron ? Vous ou les médias qui cachent les infos qui leur déplaisent ?

De Dreuz Blog d'opinion dreuz.info,
. Politique
8 janvier 2018
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Dreuz Blog d'opinion dreuz.info
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Dans son premier discours du Nouvel An en tant que président, Emmanuel Macron a dit que des mesures étaient nécessaires pour défendre la démocratie française, alors que la démocratie repose sur une neutralité des médias qui ne peut pas exister quand l’écrasante majorité des journalistes militent à gauche. Macron avait déjà visé les médias russes pour avoir prétendument répandu des contrevérités avant les élections.

Le président français Emmanuel Macron, feignant d’ignorer que les journalistes se croient habités de la mission de protéger les Français contre eux-mêmes, et les dissuader de voter pour ce qu’ils tiennent pour le plus grand danger, à savoir l’extrême droite, a dit qu’il proposerait une nouvelle loi pour lutter contre les fausses nouvelles en ligne durant la période préparatoire des élections françaises. Mais les journalistes ne sont-ils pas constamment dans la propagande électorale ?

«Nous allons faire évoluer nos moyens légaux de protéger la démocratie contre les fausses nouvelles», a dit M. Macron dans un discours du Nouvel An à la presse à Paris. «Si nous voulons protéger les démocraties libérales, nous devons avoir une législation forte.» 

L’intention est la matrice des Fake News. L’erreur humaine qui conduit à la diffusion d’une information erronée n’est pas une fausse information. La fausse information, c’est l’information motivée par l’intention de tromper le lecteur, et les grands médias la pratique quotidiennement par le choix de mots ambivalents sans être jamais inquiétés.

Macron a vivement critiqué les médias russes pour avoir prétendument diffusé de fausses informations peu de temps avant son élection en mai, mais il n’a évidemment jamais critiqué les médias qui se sont acharnés sur les costumes de luxe de son concurrent Fillon afin de contribuer à lui faire perdre l’élection, et ont passé sous silence (à part Gala) l’abus des tenues proposées par les couturiers à Macron Brigitte.

Le président a déclaré que les médias russes RT (anciennement connu sous le nom de Russia Today) et Sputnik ont publié des  «contre-vérités diffamatoires» et de la «propagande mensongère» lors d’une conférence de presse conjointe avec le président russe Vladimir Poutine, ignorant que les médias français ont publié des contre-vérités diffamatoires sur son concurrent concernant d’hypothétiques détournements de fonds qui ont finalement fait pschitt– comme par hasard dès l’élection terminée.

Promettant plus de détails dans les semaines à venir, Macron a déclaré que les modifications légales permettraient aux juges de répondre rapidement aux « faux contenus » en ligne en supprimant les informations, en fermant le compte associé ou en bloquant l’accès aux sites web d’origine : lorsque la justice est mise au service de la politique, la Stasi n’est plus très loin.

Les plates-formes en ligne seraient également tenues d’être plus transparentes au sujet du contenu sponsorisé par l’extérieur, a-t-il dit, alors que Facebook a clairement indiqué que son outil ne permet pas de savoir qui finance les campagnes de publicité sur ses pages, tandis que le nombre de médias sponsorisés serait limité, dans un contexte où l’Etat finance déjà, et de manière peu transparente et avec des préférences difficiles à justifier, des journaux qui sans la manne publique devraient fermer, justement parce que les lecteurs n’ont pas confiance dans l’honnêteté des propos qu’ils publient, comme l’Humanité ou Libération.

L’organisme de surveillance audiovisuel de la France aurait également le pouvoir de «lutter contre toute tentative de déstabilisation par des chaînes de télévision contrôlées ou influencées par des États étrangers», mais aucun pouvoir pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des chaînes de télévision contrôlées ou influencées par l’État français, lesquelles sont des monuments de mépris pour la diversité d’opinion.

Macron a dit que la presse serait consultée sur les détails de la loi : n’est-ce pas formidable ? La presse, qui cherche à se protéger contre la perte du monopole non pas de l’information, mais de ce qui doit être dit et ce qui doit être caché, la presse qui a une majorité écrasante de journalistes de gauche, va être consultée !

Les mesures proposées, a ajouté le président, ne nuiraient pas à la liberté de la presse– voilà l’hypocrisie portée à son paroxysme– car elles ne seraient appliquées que pendant les campagnes électorales : «Aucune des libertés de la presse ne doit être remise en question par ce texte» qui remettra en question toutes les libertés de la presse.

Cette annonce intervient après l’adoption par les législateurs allemands d’une nouvelle législation anti fausses nouvelles qui permet aux autorités d’infliger des amendes allant jusqu’à 50 millions d’euros (60 millions de dollars) aux réseaux sociaux qui ne retirent pas les informations fausses ou haineuses rapidement. Notez le mot haineux, qui dépend entièrement de la décision d’une justice qui ne cache même plus son penchant politique. Un journaliste allemand a par exemple été condamné à 6 mois de prison parce qu’il a publié une photo montrant le grand mufti de Jérusalem assis avec son allié Hitler.

 

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