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Pour une dissolution immédiate de l’Assemblée nationale !

De Corto74 Blogueur corto74.blogspot.fr/,
. Politique
6 janvier 2019
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Corto74 Blogueur corto74.blogspot.fr/
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Alors que depuis quelques jours les gars qui nous servent de ministres nous annonçaient un mouvement des gilets jaunes en train de s’essouffler, force est de constater que ces derniers ont encore une fois pris de court les autorités et la police. Parce qu’hier, que ce soit à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux ou dans de nombreuses villes, ce sont les gilets jaunes qui ont , dans un premier temps, mené la danse…
Trêve des confiseurs terminée, retour de vacances, ils étaient là par milliers, tellement nombreux que Castaner a eu du mal à les compter: 25 000 à 18h00, 50 000 à 19h00, dommage qu’on ne lui ai pas reposé la question à 20h00… Une chose est certaine, les vidéos vues sur les réseaux sociaux ne laissent aucun doute: les chiffres sont scandaleusement bidonnés. Mais de cela on a l’habitude…
Ce dont on a moins l’habitude, c’est de voir avec quelle violence la police riposte, avec quelle hargne les CRS frappent, avec quelle brutalité les gardes mobiles chargent. Du jamais vu, je pense, depuis l’épisode Malik Oussekine en 1986. Alors, vous me direz, les flics ripostent à hauteur de ce que les gilets jaunes leur font endurer; c’est vrai mais pas seulement comme le prouve la vidéo ci-dessus, une parmi tant d’autres, où des gilets jaunes à terre et somme toute pas bien méchants se font tabasser sans vergogne par des CRS. Et c’est bien cela qui me chiffonne: non pas d’en vouloir aux keufs, ils font le boulot pour lequel ils ne sont pas lourdement payés, mais cette certitude qui est la mienne qu’ils ont reçu l’ordre de ne pas se ménager pour casser du gilet jaune. Et cet ordre ne peut venir que du plus haut niveau… Après tout, me direz-vous là aussi, le kéké de Forcalquier, Griveaux, Nunez avaient prévenu: la radicalité allait changer de camp. Sus aux gilets jaunes et pas de quartier ! Ou comment attiser la colère et la haine…
Et bien forcément, quand on les tape, les plus hardis, les plus courageux, les plus radicaux des gilets jaunes, aidés en cela par des casseurs et des flics en civils, ripostent à leur tour et à leur façon et cela donne ce à quoi on a assisté hier:
L’image contient peut-être : feu, ciel, nuage, crépuscule et plein air L’image contient peut-être : feu et plein air
L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, feu et plein air L’image contient peut-être : feu et nourriture
 Résultat de recherche d'images pour "passerelle leopold sedar senghor gilets jaunes"
(les 4 premières photos: C. Demassieux pour Riposte Laïque)
Une fois encore, la France défigurée aux yeux du monde: du feu, du sang, des larmes, des scènes d’émeute, des violences partout et ce sentiment qui laisse aussi amer qu’inquiet: rien ne semble pouvoir endiguer les choses, rien ne semble pouvoir faire entendre raison aux uns ou aux autres. La rupture est totale entre les gilets jaunes et le pouvoir. Une police totalement dépassée hier: seules 34 arrestations à Paris hier ! Et un Castaner, un Griveaux, un Nunez et un Delpuech pour courir les écrans télés et nous dire que force doit rester à la loi (poil au doigt). Et un Macron absent si ce n’est par  l’émission d’un pet sur les réseaux sociaux pour s’élever contre ces casseurs de République.
Griveaux dont les bureaux ont été attaqués et qui a du être exfiltré manu militari a osé déclarer: « Ce n’est pas moi qu’on a attaqué, c’est la République ! ». Mon con, heureusement que la République ce n’est pas toi, on serait mal barré. Mais quelque part, il n’ a pas tort: que des gars, gilets ou pas gilets, s’en prenne ainsi à un symbole si petit soit-il de la République (les bureaux d’un ministre) montre à quel point le malaise est grand, à quel point la colère est grande, à quel point le divorce est acté entre le  » pouvoir  » et une bonne partie du peuple.
Alors comment sortir de l’impasse ? Comment retrouver le calme ? Comment apaiser les choses ? Comment contenter les gilets jaunes ? Visiblement, tout ce qui leur a déjà été accordé n’a pas suffi. L’espèce de débat national que veut entamer le Macron semble avoir avorté avant même d’avoir commencé. Dans les mairies les cahiers de doléances se noircissent à vue d’œil avec moultes propositions aussi intéressantes que nulles pour certaines sans que l’on sache très bien ce qu’il adviendra de ces cahiers et de leurs contenus. La violente répression policière ne suffit pas non plus. Alors ? Si rien de ce qui a été fait , accordé et ordonné ne suffit à calmer la fronde, c’est bien la preuve que la solution est ailleurs. Laquelle ?
La démission de Macron ? Il n’y a actuellement personne de suffisamment crédible et costaud pour prendre sa place. Une liste Gilets Jaunes aux Européennes ? Pour quoi faire si ce n’est diluer les voix et puis, une fois à Bruxelles, ils feront quoi  les éventuels gilets élus (loin de Paris, loin du cœur. remember Edouard Martin.) ? Le retour de l’ISF, l’un des impôts les plus stupides qui soit ?
Non, la solution radicale me semble être la dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale. Procéder à de nouvelles législatives. Pas besoin de proportionnelle intégrale, la déliquescence des partis actuels devrait se traduire de fait par une proportionnalité des résultats. Le résultat de celles-ci donnant forcément une plus juste représentativité du peuple et mettrait fin à la domination écrasante de cette majorité LaRem composée de bric et de broc, d’amateurs, d’imposteurs, voire de débiles totalement incapables de composer avec des gilets jaunes. L’élection de cette nouvelle assemblée entraînerait la nomination d’un nouveau gouvernement que l’intelligence, certes complexe mais réelle, d’Emmanuel Macron voudra plus ouvert et plus représentatif de la population.  Un gouvernement qui devra nécessairement être bien plus expérimenté que la ribambelle de clampins que nous avons actuellement. La suffisance, l’arrogance, le mépris, l’amateurisme n’ont jamais fait de bons politiques, tout cela génère l’incompréhension et la colère de ceux (i.e.: le peuple) qui doivent subir les orientations prises par les autorités. Un gouvernement qui, là aussi, devra être bien plus représentatif de la population que celui que nous avons actuellement.
Parce qu’à bien écouter les gilets jaunes, de quoi souffrent-ils en dehors de tout ce qui a été déjà dit ici ou ailleurs ? Que veulent-ils de plus que ce qui leur a déjà été accordé ? Ils veulent être entendus, compris, pris en compte. Ils veulent exister. Ils ne veulent plus être ignorés. Ils veulent être représentés. Tout simplement.
Une chose est sûre, sans décision radicale du petit prince, le pays court à une catastrophe certaine, catastrophe qui fera passer mai 68 pour de la gnognotte.

 

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