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Où est passée la déontologie journalistique en France ? Dans les bureaux de Macron voyons !

De Christian Balboa, je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr
. Politique
3 avril 2019
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Je suis stupide j'ai voté Hollande je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr
Christian Balboa
je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr

« Déontologie journalistique », l’oxymore type !

J’aimerais rapprocher deux observations que j’ai pu faire récemment concernant les médias dit « mainstream ».

– La première, lors de deux interviews successives d’Elisabeth Martichou, la journaliste-bobo typique de gauche, lors de la matinale de RTL.

– La seconde sur LCI, dans deux émissions de LCI où sévit le journaliste-bobo de gauche, David Pujadas.

Deux émissions qui démontrent que les journalistes ont perdu le sens de leur métier et qu’ils sont devenus des commentateurs partisans de l’actualité et des thuriféraires zélés de la bien-pensance.

Commençons par Elisabeth Martichou …

Ce n’est pas la première fois que j’épingle cette « journaliste militante » puisque je lui ai déjà consacré 4 articles !

– Malhonnêteté intellectuelle ou incompétence ?
– Une droite vraiment à droite n’est pas tolérée en France
– Le dîner de cons de Jupiter
– les dérives « gauchières » d’Elisabeth Martichou

Hier, la journaliste interviewait la tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, Jordan Bardella. Et ce matin, elle recevait François Ruffin à l’occasion de la sortie de son film J’veux du soleil qui sort dans 140 salles dont une sur les Champs-Elysées, ce qui montre, entre parenthèses, toute l’influence qu’a encore la gauche dans le monde de la culture …

On aimerait, quand un journaliste reçoit deux représentants de partis politiques situés aux extrêmes, qu’ils soient traités exactement de la même façon ! Or ce fut loin d’être le cas !

Si dans les deux interviews, des questions critiques sont posées, le ton mis est à l’opposé. Avec la gauche, la conversation est calme, posée. La journaliste laisse parler son interlocuteur. Avec la droite, l’interviewé est sans arrêt interrompu et même invectivé !

Extraits de l’interview de Jordan bardella :

On ne comprend pas ce que vous dîtes ! Répondez aux questions ! Vous faites diversion ! Comprenne qui pourra !

A tel point que Jordan Bardella menace de quitter le plateau :

Vous me laissez parler ou je vais devoir m’en aller de ce plateau ! Très objectivement, ça commence à devenir pénible ! Je ne suis pas venu devant un tribunal médiatique, ce matin ! Soit vous me laissez répondre à vos questions, soit je m’en vais !

Pour ne pas être trop long, je vous laisse comparer le ton des deux interviews : celle de Jordan Bardella et celle de François Ruffin.

Passons à David Pujadas …

Bernard Guetta, journaliste du service publique, est régulièrement invité par David Pujadas dans son émission 24H Pujadas de 18H à 20H. Guetta est un journaliste qui ne cache pas ses opinions de gauche social-démocrate ni La défense d’une Europe fédérale. Jusque là rien à dire !

Il y a quelques jours, on apprend que le même Bernard Guetta est en bonne place sur la liste européenne de la République en marche, dirigée par Nathalie Loiseau. Toujours rien à dire, ou presque … tout cela est d’une cohérence parfaite …

Là où le bat blesse, c’est quand, au lendemain de l’annonce de son entrée dans la liste LaREM, on retrouve le même Bernard Guetta sur le plateau de Pujadas, à la même place et dans le même rôle !

Cela montre l’arrogance de David Pujadas qui ne craint pas des critiques prévisibles quant au conflit d’intérêt et de déontologie que représentait le maintien de Bernard Guetta au casting de son émission !

Cette extravagance, qui bafoue la déontologie journalistique, a été relevée par Gilles-William Goldnadel dans un article intitulé : De quoi Guetta sur la liste macroniste est-il le nom ? et paru dans Valeurs actuelles.

Extraits :

Mais le scandale habite ailleurs. Bernard Guetta, journaliste a fait très exactement ce que l’idéologie dominant l’audiovisuel de service public attendait de lui. En revanche, si par hypothèse extraordinaire, un chroniqueur de politique étrangère avait dit du bien de Donald Trump, il aurait reçu ses huit jours jours. Je suis l’avocat de Fabrice Lequintrec , celui-ci a été congédié de son poste à France Inter du jour au lendemain pour avoir cité, dans le cadre d’une revue de presse théoriquement plurielle dont il avait la charge, un passage anodin d’un journal de la droite extrême vendu légalement en kiosque. Les procès gagnés par la suite n’ont rien changé à l’abimement de sa carrière.

Je suis l’avocat de Clément Weill-Raynal, chroniqueur judiciaire sur la troisième chaîne de service public. Il a manqué d’un rien que celui-ci se retrouve sur la grève pour avoir révélé au public l’existence du Mur des cons du Syndicat de la Magistrature. Le syndicat CGT des journalistes veillait au grain.

Il suffit de regarder la liste des journalistes employés du service public qui ont franchi le Rubicon politique pour se persuader de leur tropisme idéologique : Maurice Séveno, Noël Mamère, Jean-Marie Cavada, François Rufin (collaborateur du très gaucher Daniel Mermet), Claude Sérillon, et à présent Bernard Guetta. Si d’aventure le successeur de ce dernier dans la même chronique étrangère s’aventurait en politique, il ne risque pas de s’inscrire aux Républicains : Pierre Haski est le fondateur de Rue89 lié à l’Obs et je ne me lasse pas de rappeler que celui-ci a reconnu sur France Culture avoir touché de l’argent de Soros (j’espère qu’on ne me taxera pas d’antisémite) pour surveiller le Net.

Et sa conclusion :

L’honnête neutralité du service public de l’audiovisuel est une chimère, son pluralisme un gag , et les usagers contribuables comme l’opposition politique passive, des gogos.

Gilles-William Goldnadel pour Valeurs Actuelles.

Beaucoup de choses me hérissent dans les pays anglo-saxons, mais j’envie beaucoup leurs journalistes, dont beaucoup n’ont pas oublié ce qu’est la déontologie et tout simplement l’éthique.

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