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Retour des djihadistes : les Espagnols affirment qu’ils sont un danger, les Français eux préfèrent les accueillir

De Manuel Gomez, Journaliste, Ecrivain
. Société
9 avril 2019
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Manuel Gomez Journaliste, Ecrivain
Manuel Gomez
Journaliste, Ecrivain

Face à la menace du retour des djihadistes, qu’ils soient hommes, femmes ou enfants, les experts espagnols du djihadisme, liés à la sécurité du pays, sont bien plus alarmistes que les Français.

Ils ont rendu un rapport dont les conclusions ne laissent aucun doute : « Les femmes espagnoles et leurs enfants ont reçu une formation militaire en Syrie et cela sur ordre de l’État Islamique. Il ne s’agit pas uniquement d’un endoctrinement théorique mais également de combat. Chacune sait utiliser une arme et elles ont une perception de la réalité totalement déformée.

Elles constituent un danger potentiel dès leur retour en Espagne. Les enfants de moins de 5 ans apprennent à jouer à des jeux par équipes, les unes tuant les autres. C’est un danger auquel l’Occident n’est pas préparé. D’ailleurs tous les arguments avancés dès leur arrestation en témoignent. Ce problème de rapatriement des quelques femmes espagnoles, actuellement emprisonnées, et de leurs enfants est particulièrement grave et dangereux.

Yolanda Martinez, âgée de 33 ans, originaire de Madrid, était partie, avec son fils de 4 ans, Bilal. Elle a actuellement quatre enfants dont le père est un Marocain naturalisé espagnol, Omar Elharchi, qui s’est rendu aux forces kurdes. Il serait actuellement le seul djihadiste espagnol en prison ? Luna Fernandez, son mari djihadiste a été tué, elle est donc veuve avec 4 enfants et enceinte d’un cinquième. Elle a pris en charge quatre autres enfants, de parents marocains qui vivaient en Espagne, et qui sont morts en Syrie lors d’une attaque contre l’État islamique.

Le fait même d’accueillir des enfants de djihadistes tués ne doit pas être considéré comme de la « bonhomie » mais au contraire, une poursuite délibérée de leur radicalisation. Lubna Mohamed Miludi est une troisième espagnole, originaire de Ceuta (enclave marocaine). Âgée de 26 ans, elle est partie en Syrie il y a cinq ans et a épousé un djihadiste français dont elle a eu trois enfants.

Ces trois femmes espagnoles doivent être ajoutées à deux autres qui ont franchi la frontière et ont été arrêtées en Turquie. L’une d’elles est Asia Ahmed, l’épouse du meurtrier Kokito, arrêtée avec ses trois enfants de pères différents. La photo de son mari, prise entre deux têtes coupées devant son enfant, est devenue célèbre sur les réseaux sociaux. Les djihadistes étrangers, en particulier les Français et les Belges, ont la réputation de la plus grande cruauté.

27 femmes espagnoles sont parties d’Espagne « faire le djihad » et on ignore le nombre exact d’enfants qu’elles ont eus.

Ces enfants ont été instruits dans la terreur, ils ont été témoins d’atrocités et ils ont intériorisé des postulats impossibles à effacer. Ils sont révoltés par le sort que l’on a fait subir à leurs parents.

La réponse de ces experts est plus qu’alarmante : « ces femmes sont désabusées par le projet échoué du Califat mais elles ne nient pas leur idéologie djihadiste et leur intention de poursuivre le djihad tant qu’elles le pourront.

Le Califat n’est pas à blâmer pour ce qu’il a fait, ni pour son passé, qui était de fonder un état idéal, la charia et la conquête par le repeuplement.

Ce sont les Occidentaux qui ont détruit ce projet de « paradis » sur terre et ce sont tous ces messages qui sont transmis à des enfants très impressionnables ».

La Haute Cour nationale a ouvert une enquête sur leur appartenance à une organisation terroriste.

Elles reviennent au pays pour poursuivre en prison la « tâche » qui leur a été ordonnée.

Elles passent pour des héroïnes et il est un constat prouvé : les « radicalisés » prospèrent dans leur entourage.

Les experts mettent en garde : « Nous aurons désormais des « chevaux de Troie » dans nos pays ».

Voilà un avertissement qui devrait être pris en compte dans tous les pays européens et plus particulièrement en France où l’angélisme et la naïveté prennent trop souvent le pas sur la prévention et la fermeté.

Nous venons de nous en rendre compte avec la dernière déclaration du ministre de l’Intérieur, Castaner, sur la complicité des ONG avec les « passeurs », que nous dénonçons depuis plusieurs mois.

C’est de la vie de futures victimes innocentes dont il est question.

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