• ads
tiers monde

La France deviendra la Tiers-Monde dans le domaine scientifique !

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Société
15 avril 2020
0 View
Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

Il y a quelques jours, Mike m’a demandé d’écrire un article sur le SARS-Cov2. L’objectif eut été que le docteur en biologie que je suis vous explique brièvement ce qu’est le SARS-Cov 2 et vous démontre que les nombreuses théories sur son apparition et sa pathogénicité sont totalement infondées. Et, non ! Le SARS-Cov 2 n’est pas un virus artificiel mais bien naturel. Le chercheur que je suis pleure toujours de ce genre de théories complétement farfelues et débiles.

Mais il y a sans doute plus grave que les rumeurs sur l’origine chimérique du virus ou sur sa léthalité. Plus grave car la communauté scientifique française est dans une situation difficile. Pour la première fois depuis le début de ce siècle, l’un de nos éminents chercheurs (l’un des meilleurs dans son domaine) est accusé de tricherie et de faux.

Mais revenons-en arrière pour comprendre ce qu’il en est.

Le 17 novembre, le monde apprend l’apparition d’un nouveau coronavirus pathogène chez l’humain. Le 22 janvier, la Chine confine 15 millions de chinois dans la province de Wuhan. En janvier et février de nombreux médecins occidentaux et coréens alertent sur cette nouvelle menace virale. Notamment des néphrologues, et j’en suis. Il faut le dire, le SARS-Cov 2 touche le système rénine-angiotensine, dont l’un de ses acteurs est la porte d’entrée cellulaire du SARS-Cov 2 (via sa Spike protéine et non la GP120- note pour les complotistes) à savoir l’enzyme de conversion de type 2 (ACE2). Ainsi, en perturbant la régulation du volume sanguin (puisque le contrôle du volumes des fluides est le rôle de ce système endocrine) il affecte les reins. Mais personne n’écoute. Le 25 février, le professeur Raoult, indique dans une vidéo que le SARS-Cov 2 n’est pas un problème puisque pour l’instant il n’y a que 12 morts en Chine (bien évidemment les chinois confinent toute une région pour 12 morts. Ils sont cons ces chinois !). Le même jour, dans une vidéo qui s’intitule « Fin de partie pour le Covid ? », il parle de la chloroquine (la confondant avec l’hydroxychloroquine soit dit en passant mais cela reste anecdotique) et indique par ailleurs que c’est le virus pulmonaro-pathogénique le plus facile à combattre. En date du 8 avril, 69374 personnes en sont mortes ; soit plus que la combinaison des dernières épidémies à savoir H1N1, SARS-Cov1 et Ebola. Ces chiffres démontrent que le professeur Raoult sait de quoi il parle (sic !). Le 20 mars, son équipe publie un article intitulé : « Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19: results of an open-label non-randomized clinical trial ». La conclusion de cet article est que la combinaison de l’hydroxychloroquine (600 mg) et de l’azythromicine, dans certains cas- non spécifiés- seulement (concentration inconnue- cela ne doit pas être important pour les autres médecins !) diminue la charge virale au bout de six jours. Le résultat semble prometteur. Mais il ne l’est en réalité nullement. Et pour cause, il y a tant de manquements à la méthode et de trafic de données qu’il est impossible de conclure. Mais la presse et le public s’emballent. Nous avons trouvé LA solution au Covid-19 (dans la réalité des faits il existe une soixante de traitements actuellement testés. Voir : The epidemiology, diagnosis and treatment of COVID-19, International Journal of Antimicrobial Agents, Mars 2020). Mais de nombreux scientifiques et médecins émettent des doutes. Au point que le 3 avril, la direction de la revue dans laquelle a été publié l’article indique à la communauté scientifique que : « Le comité de l’ISAC considère que l’article ne satisfait pas aux normes requises par l’ISAC, notamment en ce qui concerne l’absence de détails sur les critères d’inclusion et le triage des patients, pour s’assurer de la sécurité des patients. Bien que l’ISAC admette qu’il est important d’aider la communauté scientifique en publiant de nouvelles données rapidement, cela ne peut pas se faire au prix d’une baisse de la rigueur scientifique et des bonnes pratiques ». Comprenons bien de quoi il s’agit. Lorsqu’un article de recherche est envoyé à une revue scientifique, l’article est révisé par des pairs, c’est-à-dire d’autres spécialistes du domaine. C’est le processus connu sous le vocable de Peer-review. Ce dernier peut prendre entre un mois et trois ans selon les revues et les sujets. Comme beaucoup d’articles sur le Covid, l’article du professeur Raoult fut très rapidement « peer-reviewé », pandémie oblige. Il faut dire aussi que le professeur Raoult s’abroge le droit de mettre le nom des directeurs de publication sur ses papiers (ce qui est interdit). Le doute s’installant sur les résultats du Professeur Raoult, l’équipe du Professeur Molina de l’AP-HP a utilisé le même protocole que le professeur Raoult et… les résultats sont totalement différents. Outre le fait que la combinaison médicamenteuse ne diminue pas la charge virale, elle induit des QT long chez 40% des patients. Ces observations seront confirmées par Sanofi-Adventis le 5 avril. Et pour les complotistes, Sanofi-Adventis est l’entreprise qui produit l’hydroxychloroquine. Elle a donc beaucoup à perdre si le protocole du Professeur Raoult ne fonctionne pas. Le 10 avril, c’est l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) qui émet un avis plutôt défavorable au protocole du professeur Raoult : « les malades du Covid sont plus fragiles sur le plan cardiovasculaire et donc plus susceptibles que les personnes lambda d’avoir des problèmes avec des médicaments qui sont délétères pour le cœur tels que l’hydroxychloroquine ».

Mais l’opinion publique a tranché : il a raison. C’est Saint Professeur Raoult qui, dans son arrogance, attitude et façon de travailler n’est qu’un Jean Robin de la science. Oui, un Jean Robin. C’est tout dire.

La communauté scientifique se déchire et les plus jeunes ne comprennent pas la politisation qui en est faite. Nombreux sont ceux qui, parmi les chercheurs et les jeunes internes, songent à partir. La France va perdre son élite en devenir. En cause la politisation de résultats de ce qui semble être une étude scientifiquement malhonnête, fausse et truquée dans ses résultats (ce qui ne signifie nullement que le professeur Raoult est mauvais mais parfois les excellents chercheurs peuvent s’égarer !). Pauvre France!

Mais pauvre droite aussi ! Pauvre droite française qui, par la voix d’Éric Zemmour se pare du vocable de la lutte des classes ! Pauvre droite française qui ne se souvient plus qu’être de droite c’est être droit dans sa moralité et son attitude ! Quelle moralité il y a-t-il à mentir comme l’a fait Pierre-Yves Rougeyron dans une interview (en parlant de la suppression de l’hydroxychloroquine de la vente directe) ? Quelle droiture il y a-t-il lorsque l’on ne recherche nullement la vérité mais que la haine du parti au pouvoir aveugle ? Quelle droiture il y a-t-il à partager un article faux de Médiapart ? Médiapart, nouvelle voix de la droite ! C’est beau, n’est-ce pas ? Ecœurant plutôt !

Le grand remplacement de notre élite scientifique est en route. Nous partirons car vous nous crachez dessus ! Grâce à la droite, grâce à Marine Le Pen, à Asselineau, à Estrosi, à Dupont-Aignan, à Philippot, etc, la France deviendra le Tiers-Monde dans le domaine scientifique. J’espère que vous en êtes fiers ! Fiers de politiser ce dont vous ne comprenez pas ! Fiers d’insulter pour votre communication toute une élite !

Les rares qui cherchent la vérité, qui souhaitent rester droit et donc de droite, je vous invite à le faire ! Soyez responsables !

 

  • Commentaires

    Commentaires