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Bruno de la palme 1

Un petit rappel sur les contrevérités historiques relatives à l’icône Jean Jaurès !

De Bruno de la Palme, Journaliste, Ecrivain
. Société
10 septembre 2014
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Bruno de la Palme Journaliste, Ecrivain
Bruno de la Palme
Journaliste, Ecrivain

Texte rédigé par Bruno de la Palme Journaliste, écrivain

Il y a cent ans, la guerre….

La commémoration de l’assassinat de Jaurès a donné lieu à une unanimité de façade qui cache bien des contrevérités historiques.

Cela m’a poussé à faire quelques rappels qui me semblent nécessaires, à une époque où tout le monde peut dire à peu près n’importe quoi.

Vivant, Jaurès n’aurait en aucun cas sauvé la paix. Son pacifisme militant avec ses menaces de grève générale pour empêcher la mobilisation, menaçait au contraire de faire perdre la guerre à la France. S’il n’avait pas été assassiné, le gouvernement avait prévu de le faire arrêter avec l’ensemble des leaders de la gauche.

Ce centenaire de la première guerre mondiale a déjà donné lieu à beaucoup de films, et de commémoration en tous genres.

Les contrevérités historiques reviennent régulièrement comme dans ce film colorisé par France 2, par ailleurs fort bien fait et très efficace.

Mais était-il nécessaire de nous asséner dès le début, que la guerre a été organisée par les industriels marchands de canon ?

Assertion ridicule, qui occulte volontairement l’enchaînement fatal des alliances et des nationalismes qui a suivi mécaniquement l’attentat de Sarajevo.

La mort tragique de Jaurès a permis de construire un mythe, inlassablement rabâché par la gauche : celui de l’homme de paix qui seul aurait pu empêcher le conflit .Ce rempart une fois assassiné, la guerre se déclenche. Voilà le mythe, mais il est faux.

Jaurès assassiné, est devenu un symbole presque déifié, certains ont même parlé à son propos de la figure du Christ…

Un mythe que la gauche perpétue.

La vérité est toute autre. Comme je l’ai démontré dans mon livre « 100 ans d’erreurs de la gauche française ».

Quelles que soient les qualités humaines du grand homme, Jaurès et les socialistes à l’époque se sont trompés sur toute la ligne.

Essayons d’être clair.

1) Le mythe du soi-disant complot russe dénoncé par Jaurès. Pour le leader de la toute jeune SFIO, le risque de guerre ne pouvait venir que du tsar, forcément honni par la gauche.

Or ce danger ne vient pas de la Russie de Nicolas II qui n’a aucun intérêt ni aucune passion pour la guerre, mais bel et bien de l’Allemagne qui s’y prépare avec méthode depuis des années.

Le plan Schlieffen d’invasion de la France, du nom du chef d’état-major allemand date de 1904 -1905.

Même pas de juillet 1914, dans les semaines qui suivirent l’assassinat de François Ferdinand à Sarajevo, non ! De 1904, 10 ans avant !

Ce plan a ensuite constamment été modifié et mis à jour par son successeur von Molkte, celui-là même qui l’appliquera en aout 1914.

Cela s’appelle avoir de la suite dans les idées.

Le plan Schlieffen est même connu par l’Etat-major français qui le sous-estime.

Jaurès parlementaire et chef de l’opposition ne peut en aucun cas l’ignorer.

Deux ans pu tôt en 1911, lors de la deuxième crise marocaine qui nous oppose à l’Allemagne, le Président du Conseil Joseph Caillaux a même pris à part en Conseil des Ministres le nouveau chef d’état-major, le général Joffre pour lui demander : « Quelles sont nos chances en cas de guerre contre l’Allemagne ? Avons-nous les 70% de chances que réclamait Napoléon avant de s’engager ? »  » Non nous ne les avons pas » a répondu Joffre. « Alors nous négocierons » conclut Caillaux.

Jaurès n’ignore rien de tout cela. Mais son idéologie qui l’aveugle le porte à considérer que l’empire du mal c’est le tsar, pas l’Allemagne !

La thèse du complot russe, continue d’être véhiculée par les films diffusés à l’occasion de cet anniversaire.

Elle est commode pour la gauche, car elle permet d’éviter de parler de la réalité, Jaurès s’est trompé.

Pourquoi le leader socialiste ne se méfie-t-il pas de l’Allemagne ?

En fait il est très proche de ses camarades socialistes allemands et il est persuadé qu’en cas de guerre les ouvriers allemands ne tireront pas sur leurs camarades français.

Une incroyable naïveté qui, s’il elle n’était tragique de conséquences en ces heures terribles de l’été 14, ferait sourire.

Clémenceau s’est ouvertement moqué de lui sur ce point. Dès 1905 dans son journal l’Aurore il ironise :

« Mais quand viendra le moment de choisir, l’instinct ou le réflexe de conservation, sans lequel Jaurès ne pourrait pas vivre une minute, l’emportera sur tout le reste. Et lorsque les socialistes français verront les socialistes allemands franchir la frontière en armes, ils délibéreront fort peu sur le danger de ruiner une force de libération ouvrière. »

Jaurès pacifiste se trompe donc sur le danger réel qui menace la France.

Soit mais après tout, peut-on reprocher au leader socialiste d’être pour la paix ?

Sauf que derrière les mots de Jaurès pour la paix des peuples, il y a aussi ses actes.

C’est un pacifisme militant que professe la gauche, et qui agit ouvertement contre les intérêts nationaux du pays.

C’est d’ailleurs une constante de la gauche qu’on reverra entre les deux guerres avec l’angélisme coupable de Léon Blum face à Hitler.

Le Front populaire a gagné les élections de 1936 sur un programme éloquent : « pas un sou, pas une arme, pas un homme pour votre guerre capitaliste ».

En face Hitler au pouvoir depuis 3 ans, sourit et réarme à tout va.

 

2) Le militant pacifiste lutte de toutes ses forces contre le « militarisme français », en fait contre l’armée française.

Jaurès lutte activement contre l’armée française vectrice potentielle de la guerre.

Il a théorisé ses vues dans son livre « l’Armée nouvelle ». Il prône une armée populaire dont ses membres conserveraient leurs armes à la maison, mais il veut surtout casser ce qu’il appelle « la caste militariste » C’est une armée de classe qu’il appelle de ses vœux. En clair il veut remplacer la plupart des officiers issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie, par des militants syndicalistes et des ouvriers formés en ce sens. Une sorte d’armée rouge à la française encadrée par des commissaires politiques, l’armée du prolétariat.

Présentées comme modernes par les historiens de gauche aujourd’hui, ses idées visent en fait à saper l’Armée française de l’époque, considérée comme le défenseur de la bourgeoisie et du capitalisme en France.

On imagine comment une armée totalement désorganisée, débarrassée de ses meilleurs cadres, et livrée aux idées fumeuses des socialistes, aurait pu affronter les armées du Kaiser. Et le désastre inévitable qui s’en serait suivi.

Jaurès baigne encore dans le romantisme des armées de l’an II, héroïques de résistance à Valmy. Mais on a changé d’époque, en face il y a l’armée allemande.

Une armée plus moderne, plus nombreuse et plus forte encore que celle qui nous a sévèrement battu en 1870.

3) La loi de trois ans.

C’est un point capital que tout le monde à commencer par la gauche veut oublier.

Alors qu’il est évident en 1914 que depuis quelques années l’Allemagne constitue une menace pour la France, il est une réalité démographique qui nous dessert, notre voisin a 20 Millions d’habitants de plus que nous. (60 Millions pour 40 Millions de Français) Plus précisément l’Allemagne a en permanence 300 000 hommes de plus sous les drapeaux, sans même parler de ses réservistes. Un déséquilibre très dangereux que de rares hommes politiques clairvoyants ont tout de suite compris. Clémenceau, n’est plus au pouvoir, mais il a une forte influence. Il va tout faire dès 1913 pour convaincre le Président Raymond Poincaré, que pourtant il n’aime guère, de l’urgence à agir. La seule parade explique Clémenceau est de faire passer une loi qui prolonge d’un an le service militaire alors d’une durée de deux ans.

C’est la loi de 3 ans. Ainsi en maintenant 12 mois de plus sous les drapeaux des classes entières, ce déséquilibre pourra être surmonté. La loi du 7 aout 1913 fait par ailleurs passer de 21 ans à 20 ans l’âge de la conscription. Grâce à cette loi, les effectifs de l’armée française passeront ainsi de 520 000 hommes en 1913 à 736 000 à la veille de la guerre se rapprochant ainsi des effectifs de l’armée du Kaiser.

C’est sans compter avec l’hostilité de Jaurès qui va mobiliser toute la gauche avec des meetings monstres comme en juillet 1913 au pré Saint Gervais pour dénoncer à travers cette loi le « militarisme » du gouvernement.

Toute la gauche se déchaîne contre « la loi inique des 3 ans » Jaurès parle « d’un monstre de contradiction et d’impuissance, œuvre d’une réaction lâche qui voudrait mais n’ose pas ».

La réaction ? Mais non c’est la France tout simplement que son gouvernement veut défendre, à travers une armée qu’il faut à l’évidence renforcer.

 

Comment s’étonner devant cette attitude éminemment anti patriotique de la gauche que des voix fortes s’élèvent contre Jaurès. Il n’y a pas que Maurras qui parle de fusiller Jaurès. Même le poète chrétien Charles Péguy, pourtant compagnon de Jaurès à Normale sup dit « la première chose à faire dès la déclaration de guerre sera de le fusiller, nous n’avons pas besoin d’un traître pour nous poignarder dans le dos ». (Péguy qui mourra au combat à la Marne le 5 septembre14).

La loi est cependant votée le 7 aout 1913. Mais la SFIO et la CGT n’en démordent pas. Lors des élections législatives d’avril 1914, Jaurès et toute la gauche unie vont faire campagne pour abroger la loi de 3 ans. Par démagogie et opportunisme, les radicaux socialistes se rallient à cette position. Les slogans démagogiques mais efficaces fleurissent contre la loi de trois ans : « on est un ennemi de la démocratie quand on parle d’enlever pendant trois ans ses fils à l’atelier et à la charrue ». Seuls les partis de droite ont le courage de défendre face aux électeurs inquiets cette loi nécessaire comme le jeune Paul Reynaud qui sera battu dans sa circonscription.

Objectivement la gauche française joue donc le jeu de l’Allemagne qui attend avec intérêt le dénouement politique de ce grand débat national. Or la gauche gagne les élections et est majoritaire au Parlement. A Berlin on se frotte les mains et on espère.

Espoir vain. Jaurès et les socialistes fidèles à leur mot d’ordre refusent avec constance de participer au différent gouvernement bourgeois. Poincaré va donc chercher un dissident de gauche en la personne de René Viviani pour diriger le gouvernement. Et Viviani, qui préfère sa patrie au socialisme maintient la loi de 3 ans. L’armée française est donc en ordre de marche. Rappelons qu’en septembre 1914 sur la Marne, lors de la bataille cruciale, Joffre dira que la victoire s’est faite à une division près, soit 15 000 hommes seulement. Ce sont 200 000 hommes supplémentaires sous les drapeaux depuis 1913, déjà entrainés avant même le déclenchement de la guerre qui auraient fait défaut si Poincaré, Clémenceau et Viviani avaient cédé à la rue et aux oukases de Jaurès et de la gauche.

Sans cette loi de 3 ans, il est plus que probable que la France eut connu en 1914 une défaite de l’ampleur de celles de 1870 et de 1940.

4) Application en France du mot d’ordre « Guerre à la guerre » décidé par l’internationale socialiste à Bâle.

Avec ses amis de l’internationale ouvrière réunis au congrès de Bale en 1912, Jaurès a déclaré « la guerre à la guerre ».

Avec Lénine opposant au tsar, tous les socialistes révolutionnaires affichent clairement leur but : profiter d’une éventuelle guerre pour provoquer la révolution prolétarienne à laquelle ils aspirent.

Et ils ont une arme affichée : la grève générale. Si un quelconque des régimes bourgeois qu’ils exécrèrent et veulent renverser s’avisait de fomenter une guerre, la grève générale non seulement empêcherait les peuples de s’affronter mais on tirerait avantage du chaos provoqué pour installer la révolution. C’est exactement ce qui se passera en Russie en 1917.

La grève générale est ainsi le moyen affiché d’empêcher la mobilisation générale au risque de provoquer la défaite.

Jaurès le « grand patriote » comme nous le répète la gauche est donc dans le collimateur du gouvernement depuis plusieurs années.

Il figure pour cette raison en tête de la liste des militants socialistes et des syndicalises de la CGT, à arrêter préventivement dès le début du conflit.

C’est le fameux carnet B créé par Clémenceau lors de son premier Ministère en 1909. Tous les Ministres de l’intérieur qui se succèdent depuis l’ont à portée de main dans leur bureau.

On connait par ailleurs le dialogue de la dernière entrevue de Jaurès en fin d’après-midi du 31 juillet au Quai d’Orsay avec le sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Abel Ferry.

Quelques heures avant d’être assassiné, Jaurès menace de dénoncer le gouvernement accusé de suivre St Pétersbourg (toujours le pseudo danger russe) et d’être « à la solde d’Iswolsky », l’ambassadeur de Russie à Paris. « Nous allons vous dénoncer, Ministres à la tête légère, lui dit-il, fussions nous fusillés. »

Impuissant et désespéré de pouvoir empêcher quoi que ce soit, Jaurès dans son éditorial de l’Humanité du lendemain, qui ne sera donc jamais publié, allait très vraisemblablement en appeler aux masses pour se soulever , torpiller la mobilisation générale, et lancer un ultime appel à la grève et aux manifestations.

Pas question pour lui de se rallier au gouvernement et à l’évidence. L’Allemagne va attaquer la France, ce qu’elle se prépare depuis 10 ans à faire.

Il ne fait donc aucun doute que si le leader socialiste n’avait pas été assassiné par Raoul Vilain, le gouvernement l’aurait fait arrêter et interner dans les heures suivant la déclaration de guerre.

Paradoxalement c’est sa mort qui provoque l’union sacrée. Le ralliement de toute la gauche au gouvernement se fait sur sa dépouille au cimetière du Père Lachaise.

Jaurès vivant voulait soulever les masses françaises et gêner la mobilisation, attitude irresponsable alors que les armées allemandes s’apprêtaient à fondre sur la Belgique et les plaines du Nord.

Sa mort provoque un électrochoc salutaire et ouvre enfin les yeux du peuple de gauche. La guerre est là et ce ne sont pas des slogans pacifistes qui vont arrêter l’ennemi.

5) Jaurès est Républicain mais il est hostile à la démocratie bourgeoise. Il gagne les élections mais ne veut pas gouverner.

Dans la réécriture de l’Histoire qui s’apparente à de la désinformation, on évite en général de rappeler ce point cité plus haut. Jaurès, la SFIO et ses alliés radicaux socialistes ont largement gagné les élections législatives d’avril 1914 et sont majoritaires au Parlement. Avec 387 sièges sur 601 la gauche a même la majorité absolue. Pourquoi le Président Poincaré n’appelle –t-il pas logiquement le leader de la gauche Jean Jaurès à Matignon pour former le gouvernement ? Pourquoi donc le premier Front populaire n’a-t-il pas eu lieu en avril 1914 ? Personne ne pose jamais la question.

La réponse est simple : La gauche accepte de voir ses députés et sénateurs siéger au Parlement, mais elle refuse de participer à des gouvernements bourgeois. C’est une constante depuis 1899 où elle a vivement dénoncé l’entrée du socialiste Alexandre Millerand dans le cabinet Waldeck Rousseau. Elle dénonce ce qu’elle appelle avec mépris « le Ministérialisme ». La gauche française rêve du grand soir. Pas question de s’allier au capitalisme, même si cela ne peut améliorer le sort de la classe ouvrière.

Jaurès a beau être convaincu de l’utilité du parlementarisme, sa nécessaire synthèse avec les toutes composantes de la gauche l’empêche de gouverner. Ainsi il dénonce à tout bout de champ le gouvernement pour sa gestion de la crise qui menace à l’été 1914, alors même qu’il refuse de gouverner.

Il n’a finalement que le Ministère de la parole.

Voilà qui éclaire différemment l’apport de Jaurès dans cette première partie du vingtième siècle.

6) Enfin un mot de l’assassin Raoul Villain. Décrit comme faible psychologiquement, Il a été un moment proche des camelots du Roi, un mouvement nationaliste, mais il n’y a pas de complot pour autant. Il est déterminé et a agi seul. Et que dit-il ? Ses propos lors de son arrestation sont très clairs : « j’ai fait ça car Jaurès a combattu les trois ans, il a combattu la France. »

Son procès n’intervient qu’après la guerre en 1919. Dans le contexte de fête de la victoire, il est acquitté par 11 voix contre 1. Pourquoi ce verdict alors qu’il n’y a aucun doute sur sa culpabilité, il a reconnu les faits. On présente hâtivement ce verdict comme une volonté de réconciliation après la guerre. Mais quelle réconciliation ? La France n’est pas séparée en 1919 entre deux camps comme elle le sera en 1944. Au contraire, c’est l’unité. Villain a simplement dit qu’il a agi pour défendre la patrie. Si sa vérité a convaincu le jury à la quasi-unanimité, c’est donc bien que ses 11 membres pensent quelque part que Jaurès participait aux menaces qui pesaient sur la patrie. Après la victoire, et le sacrifice d’1,4 million de nos soldats, on ne peut pas condamner un patriote.

C’est cela la signification de ce verdict.

A noter que, logique surréaliste de la justice, la veuve de Jaurès sera même obligée de payer les dépens c’est à dire les frais de justice, ce qui scandalisera, à juste titre, le grand poète Anatole France.

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