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Les gouffres économiques de 15 MD€/an CMU et AME doivent être supprimés au plus vite !

De Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
. Economie
5 novembre 2014
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Mike Borowski
Mike Borowski
Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer

Au sortir de la Seconde guerre mondiale, le Conseil national de la Résistance a créé la couverture sociale telle qu’on la connait aujourd’hui. Elle est d’ailleurs inscrite dans la constitution de la 5ème République. Le but était de permettre à l’ensemble des travailleurs ainsi qu’à leurs familles de bénéficier d’accès à la santé et aux soins.

Le principe et là je schématise vulgairement, est qu’un salarié cotise par le biais de ses charges salariales à la Sécurité sociale, ce qui lui donne droit à une partie de ses remboursements de santé à lui et à sa famille. Si ce salarié souhaite être intégralement remboursé, il doit prendre une assurance complémentaire.

Voilà quels étaient les principes immuable de la protection sociale à la Française.

Celle-ci a toujours marché comme et le système arrivait globalement à se financer. Même s’il arrivait qu’à certaines périodes celles-ci soit déficitaire. Il s’agissait encore de sommes raisonnables, et cela même si à l’époque on parlait déjà de trou de la sécu.

Seulement la 2ème arrivée des socialistes à la tête du Gouvernement a chamboulé ce principe. Ainsi la gauche plurielle au pouvoir, grisée par la croissance économique mondiale qui lui est tombé dessus un peu par hasard, a décidé en 1999 de totalement changer l’esprit de la protection sociale française en la généralisant à ceux qui ne cotisent pas et qui ne le feront jamais. Ce qui a donné la CMU, et la CMU Complémentaire.

Elle remplaçait la « carte santé » des départements beaucoup plus restrictive.

L’année suivante le Gouvernement JOSPIN a étendu la mesure aux étrangers primo-arrivant et cela sur même principe de non-cotisation et en situation irrégulière donc hors la loi. L’Aide Médicalisé d’Etat est ainsi né.

Mes détracteurs me diront mais vous vous attaquez aux pauvres, vous ne voulez pas qu’ils se soignent ?

Je leur réponds mais là n’est pas la question. Mais si une « couverture universelle » et une complémentaire universelle elles aussi existent pourquoi donc cotiser ? Généralisons le tout gratuit ! Alors que le coût de la santé est de plus en plus cher puisque les méthodes thérapeutiques sont de plus en plus perfectionnées. La médecine moderne est sans cesse en évolution, requiert sans cesse de nouveaux investissements souvent très important. Par conséquent la totale gratuité ne peut être possible.

Si en plus parmi les 4,7 millions de bénéficiaires certains professionnels de santé estiment qu’1 tiers d’entre eux sont des fraudeurs soit près d’1,5 millions de personnes. Vous arrivez dans un système qui sera au mieux déficitaire au pire un gouffre sans fond. Et c’est le cas puisque toutes les deux réunis ces mesures coûtent à la collectivité plus de 12 milliards d’euros par an. Une sacrée somme en ces temps de crise.

Sans compter que l’employé qui lui cotise et n’a pas droit à l’ensemble des remboursements du bénéficiaire du CMU se sentira lésé. Nous ne pouvons lui donner tort, car il s’agit là d’une injustice criante.

D’ailleurs l’ensemble de nos voisins européens a bien compris l’absurdité de ce système puisqu’aucun d’entre eux n’a souhaité l’importer chez eux.

C’est pourquoi nous demandons à ce que le principe de notre protection sociale soit respecté. Ainsi, une personne qui cotise est prise en charge en parti par la sécurité sociale lorsqu’elle est malade, celle qui ne cotise pas, ne l’est pas et doit payer pour se soigner.

Par conséquent la CMU et l’AME doivent être supprimées, il s’agit là d’un principe de justice sociale.

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