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triangle jaune

Par idéologie les associations de gauche refusent les soins aux SDF marseillais

De Paul Le Réactionnaire, Blogueur et Youtubeur politique
. Société
5 décembre 2014
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Paul le Réactionnaire blogueur « société »
Paul Le Réactionnaire
Blogueur et Youtubeur politique

En science une solution à un problème est dite élégante lorsqu’elle est à la fois simple et logiquement irréprochable. Pour comprendre cette définition, prenons deux exemples. Vous êtes un citoyen ordinaire aux faibles revenus et au grand cœur. Vous souhaitez aider des associations qui assistent les nécessiteux. Pour cela vous organisez des lotos. L’organisation de lotos est une solution élégante au problème. Vous ne savez pas encore que les socialistes n’ont pas la même définition de l’élégance que la plupart des gens. Yvette l’a appris à ses dépens !

Vous êtes directeur du SAMU social de la seconde ville de France. Vous connaissez les risques d’être transfusé avec du sang incompatible au votre ou d’être traité avec des médicaments dont vous êtes allergique. Vous créez une carte, contenant ces informations, destinée aux SDF. Cette carte est une solution élégante au problème. Mais, l’extrême gauche marseillaise n’étant pas élégante une plainte a été déposée contre cette carte.

Cette histoire est étonnante et, à dire vrai, ferait presque sourire si les arguments utilisés n’étaient pas d’une telle mauvaise foi. Mais elle est également très intéressante et, je suis sûr, qu’un jour elle deviendra un cas d’école pour un professeur de sciences politiques. Voilà pourquoi.

Ladite carte, informative, est de couleur blanche, plastifiée, avec, en son centre, un triangle jaune. Ce triangle jaune, qui n’a pour autre but que de faciliter le repérage de la carte, par un médecin ou un bénévole du SAMU social, dans le sac d’un SDF, a fait bondir des membres de l’association « Le jugement dernier ». Cette association (ou collectif- cela varie selon les sources), a organisé une manifestation contre cette carte, devant la mairie de la ville, le 3 décembre dernier.

Quel est ce collectif ? Qui en est membre ? Quel est son but ? Personne ne semble le savoir. Pourtant, puisque ces « associatifs » affirment représenter les personnes vivants dans la rue, les journalistes (du Figaro, du Nouvel Obs, du Monde…) ont indiqué que les SDF s’insurgeaient contre cette carte qui rappellerait les « heures les plus sombres de notre histoire » (toujours les mêmes…notre horloge est-elle en panne ?) et qui serait un motif de « discrimination ». Mais, le directeur du SAMU social de Marseille tient un discours inverse au fameux collectif en affirmant que cette carte est bien perçue par les SDF. D’ailleurs, l’opération sera poursuivie (après que le triangle aura été retiré).

Il y a donc manipulation des foules. Un collectif se réclame représentant d’une part de la population alors, pour les média et le public, il est de fait représentant de ladite part. A moi de poser une question aux journalistes et au public : quelle est la différence entre un Poppers et un Keupon ? Comment ? Vous ne connaissez pas ces mots ? Quoi ? De l’argot ? Oui, messieurs dames. De l’argot. Et il faut avoir passé beaucoup de temps dans la rue pour en saisir le sens. Je souligne ici que, si la rue a inventé ces mots pour distinguer deux populations y vivant c’est qu’il existe bien, au moins, deux populations différentes.

Si je vous dis que ce collectif marseillais (je ne vis pas à Marseille mais, vu la description faite par les journalistes, je l’affirme sans aucune crainte d’erreur) est composé de keupons, entrevoyez-vous une définition du terme ? Toujours pas ? Une brève explication s’impose donc.

Un poppers est une personne qui ne souhaite pas vivre dans la rue mais qui, malheureusement, n’a pas le choix. Ils sont le plus souvent âgés mais sont de plus en plus jeunes. A l’inverse, un keupon est un individu qui a fait le choix de vivre dans la rue. Ils sont, en très grandes majorité, jeunes et anarchistes (ou antifas). Peu d’entre eux sont de vrais pauvres. En plus de leur âge et de leurs réelles conditions de vie, l’une des différences fondamentales est qu’un poppers souhaite s’en sortir. J’ai passé quelques années à tenter de sortir de jeunes poppers de la rue. Et, bien que cela puisse choquer, j’écris ces mots en les pesants : un keupon est au SDF (au sens général) ce que Daesh est à la religion musulmane. En faisant la promotion d’un collectif de keupons, nos médias mainstream commettent l’erreur de penser qu’un groupe d’individus violents et potentiellement terroristes (je vous renvois aux œuvres d’Action Directe) représentent l’ensemble des SDF (ce qui revient donc à affirmer que Daesh représente l’ensemble du monde musulman). La gauche, quant à elle, s’oppose à cette carte, à cette idée lumineuse, en accordant crédit au simple argument des « heures les plus sombres de notre histoire ».

Dans notre société qui ne comprend plus rien, la discrimination est devenue le cri de ralliement d’une gauche sans repère. Ne sachant plus à quel saint se vouer elle suit, trop souvent, le plus violent, le plus fanatisé. Pensant avoir le monopole du cœur et de la charité, elle fait la guerre à tous ceux qui font réellement le bien. Et que fait notre société ? Elle baisse la tête. A l’instar de la mairie de Marseille (n’est-ce pas la droite qui est aux commandes ?) qui recule sur ce triangle. Les victimes sont toujours les mêmes : les plus miséreux ! C’est bête, méchant et sans élégance aucune ! Mais la gauche est prête à ce sacrifice pour continuer à exister. Et la droite avec elle…A quand le sursaut ?

 

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