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Mixité sociale : Manuel Valls veut imposer les racailles de banlieue dans nos campagnes

De Christian Vanneste, Député honoraire Président du RPF
. Politique
29 janvier 2015
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Christian Vanneste Député honoraire Président du RPF
Christian Vanneste
Député honoraire Président du RPF

C’était à craindre. Du haut de ses sondages favorables, Manuel Valls ne se sent plus. Après un échec cuisant contre le terrorisme, compensé par une communication à laquelle la population a répondu en se mobilisant, après l’élimination de terroristes qui n’avaient pas trop l’intention de s’en sortir vivants, le 1er Ministre, à la suite du Président, multiplie les prises de parole. Cet exercice verbal semble porter ses fruits puisqu’une légère majorité des sondés a approuvé, contre l’avis de l’ancien Président, l’emploi du mot « apartheid ». Ils sont gentils, les Français, et même un peu benêts. On leur dit que leur pays, c’est l’Afrique du Sud d’avant Mandela, bref, qu’ils sont racistes, et ils sont d’accord. Alors tant qu’à faire porter le chapeau de ses erreurs à des braves citoyens qui sont prêts à se battre la coulpe, le politicien  en a remis trois louches. Vos enfants vont devoir vivre avec le terrorisme. La faute à qui ? Mystère ! Il y a des ghettos pour les pauvres, les familles monoparentales et les immigrés. La politique appliquée jusqu’à présent n’a pas réussi. Il faudra une politique de peuplement afin d’imposer cette mixité sociale dont vous ne voulez pas. Ce n’est pas notre politique d’immigration, ce n’est pas notre destruction systématique de la famille qui en sont les causes, c’est votre racisme, votre refus de vous mélanger ! Accessoirement, le 1er Ministre a aussi appris aux Français que les milliards qu’on leur avait piqués, pour alimenter le puits sans fond de la politique de la ville, n’avaient servi à rien. On suppose que les  concitoyens et contribuables, voyant le mur de leurs illusions s’écrouler,  vont applaudir à tout rompre ce grand moment de sincérité.

Sacré culot en effet que celui de dire aux Français que les efforts déployés depuis 1977 ont été vains ! Excusez-nous, nous nous sommes trompés. Il va falloir vous bouger pour rattraper ça ! Toutefois, avant d’accepter le paradis de la mixité sociale et scolaire,  les Français devraient jeter un regard rétrospectif sur cette fameuse « politique de la Ville ». Il n’y a pas mieux pour se faire une idée de la bande d’incapables qui encombrent les allées du pouvoir, de leur capacité à jeter l’argent public par les fenêtres et de leur talent pour barder une politique inefficace de mots savants et de sigles obscurs qui impressionnent la galerie et trompent le pauvre monde. A l’origine, il y a un quartier qui explose, comme les Minguettes en 1981, à Vénissieux. Plus tard, ce sera Vaulx-en-Velin. Plus près de nous, La Courneuve ou Villiers-le Bel. La violence endémique s’installe dans de nombreux quartiers où la force des groupes remplace le droit sur un fond de délinquance où la drogue joue le premier rôle. Les différences culturelles n’ayant pas leur place dans l’idéologie française, ce sont les causes économiques et sociales, voire l’urbanisme que l’on pointe du doigt.

Depuis 1990, il y a donc un Ministre de la Ville, et à chaque changement, les Français ont eu droit à un diagnostic différent :  » c’est le logement… c’est l’absence de travail… c’est l’exclusion urbaine… c’est le décrochage scolaire ». On se demande parfois à quoi servent les brillants sujets qui sortent de sciences po ou de l’Ena et peuplent les cabinets ministériels et les hautes strates de l’administration. Leur inventivité pour créer des dispositifs et des « machins » et pour les mettre en oeuvre, les uns et les autres couverts de sigles mystérieux propres à souligner la science de ceux qui s’y retrouvent, est stupéfiante. On voit par là ce qu’ils apprennent. A la suite des nombreux rapports abandonnés à la critique rongeuse des rats et des souris, Schwartz, Bonnemaison, Dubedout, il y a 35 ans, la Loi d’Orientation pour la Ville (LOV) et les Grands Projets Urbains (GPU), ont succédé au Développement Social des Quartiers (DSQ) et à Banlieue 89.  Puis sont arrivées avec le Pacte de Relance pour la Ville,  les Zones Urbaines Sensibles (ZUS), bénéficiant des Zones d’Education Prioritaires déjà créées,  et pouvant être classées en Zones de Redynamisation Urbaine (ZRU) ou en Zones Franches Urbaines (ZFU). Les péchés mignons de notre fonction publique ont pu s’en donner à coeur joie : multiplication des seuils d’éligibilité, pérennisation du provisoire, généralisation de l’exceptionnel.  Les 44 ZFU  pour 5 ans de 1996 ont été prolongées au-delà tandis que 41 en  2003 et 15 en 2006 les rejoignaient. Les Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS) ont remplaçé les Contrats de Ville pour laisser la place aux Quartiers Prioritaires au 1er Janvier dernier . Ils sont 1500. Il y avait 751 ZUS. Un esprit naïf  imaginerait que le progrès réalisé par une politique efficace aurait réduit le périmètre… Mais les politiciens aiment la politique de la ville : elle permet de se donner une image sociale et généreuse. Quelle satisfaction d’être « dame patronnesse » avec l’argent des autres ! Tantôt on a démoli pour reconstruire avec le Plan National de Rénovation Urbaine de Borloo, tantôt on a déversé les subventions dans le tonneau des Danaïdes, les 15000 associations bénéficiaires de cette politique. On saluera la disparition de l’un des déversoirs, absorbé dans un Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, l’Agence nationale à la Cohésion sociale et pour l’Egalité des chances, Acsé,  ex-FASILD, ex-FAS. La reprise en mains par le gouvernement de ce fromage, pratique pour placer les amis, sera-t-elle le prélude à une plus grande transparence ? On peut en douter.

Pendant tout ce temps, le discours s’est installé, repris à l’identique par la gauche et par la droite. La politique, c’est de l’assistance. Le politicien trouve sa raison d’être chez l’assisté. La lutte contre l’exclusion, contre la discrimination, voire contre le racisme suppose une culpabilité à absoudre, celle d’un peuple rétif à la mixité et des inégalités à effacer grâce aux contributions dudit peuple.  Monsieur Valls vient d’avouer que cette politique réparatrice, donc limitée dans le temps, n’était devenue une habitude que parce qu’elle avait échoué. Une partie de la population des quartiers sensibles, non seulement n’est pas « intégrée », mais elle disjoncte d’une manière plus violente et dangereuse que par le passé. Le « dealer » est devenu terroriste et djihadiste. Mais, cette dérive est-elle d’origine économique et sociale ? Provient-elle d’une mixité insuffisante dans le logement ou à l’école ? Ce n’est pas en posant un mauvais diagnostic que l’on peut trouver le bon remède ! Ce n’est pas en imposant la mixité à des Français, qui devront « vivre avec le terrorisme », que l’on assume sa responsabilité de gouvernant. C’est en ayant le courage de changer radicalement la politique de l’immigration.

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