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1er forum

Forum de la dissidence avec Robert Ménard et Renaud Camus samedi 21 novembre de 13h 30 à 19h

De Jean-Yves Le Gallou, Ancien député européen, essayiste, Président de Polémia.
. Politique
10 novembre 2015
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Jean-Yves Le Gallou Ancien député européen, essayiste, Président de Polémia.
Jean-Yves Le Gallou
Ancien député européen, essayiste, Président de Polémia.

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou

Polemia organise le premier forum de la dissidence, samedi 21 novembre de 13h 30 à 19h, qu’est-ce que la dissidence ?

La dissidence, c’est désobéir aux faiseurs d’opinion. C’est penser et agir autrement. Marcher en forêt plutôt que déambuler dans les grandes surfaces commerciales. Éteindre la télévision. Apprendre aux enfants qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on leur raconte à l’école. Combattre la Novlangue : utiliser le mot de clandestin, non celui de « migrant » ; dire que le « mariage pour tous » est une foutaise. Reconnaître à la suite du général De Gaulle, repris par Nadine Morano, que « les Français sont avant tout un peuple de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne ». Prendre de la distance vis-à-vis des règles managériales des grandes entreprises et du jargon des consultants. S’émanciper des tableaux Excel et des Powerpoint. S’efforcer de parler français et délaisser le franglais et le basic English. Vaste programme, voyez-vous !

Trois têtes d’affiche seront là : Ménard, Camus et Béatrice Bourges

Ce sont de belles figures : courage, lucidité, pensée, style.

Béatrice Bourges, la lumineuse présidente du Printemps français, participera à la table ronde sur « L’épuisement de Mai 68 et le retour des permanences anthropologiques ».

Renaud Camus, écrivain de grande race, sera la clé de voute de la table ronde sur la Dissidence identitaire. Il traitera du « Grand remplacement et du réveil des identités ». Il nous rappellera que « Des peuples qui restent des peuples ne peuvent pas s’agréger à des peuples. Ils ne peuvent que les conquérir, les submerger, les remplacer.»

Robert Ménard, maire de Béziers, ex-président de Reporters sans frontières traitera de L’Art de la dissidence. C’est le Cyrano de Bergerac des batailles municipales :

J’aime raréfier sur mes pas les saluts,
Et m’écrie avec joie : un ennemi de plus !

Il y aura aussi la « génération 2013 » de qui s’agit-il ?

Décrivons le front de la bataille des idées.

Les différents partis politiques ne comptent guère car ils sont davantage soucieux de leur image médiatique que du fond. Ce sont des suivistes. Au centre du pouvoir on trouve  la finance et les médias qui imposent la pensée unique.

Mais il y a beaucoup de bouillonnement à la périphérie : un nombre grandissant d’intellectuels entre en dissidence. L’opinion aussi. Et surtout la jeune génération qui s’est mobilisée lors de la Manif pour tous ou dans les différents mouvements identitaires. Charlotte d’Ornellas, Damien Rieu, Julien Rochedy, Gabriel Robin, Thibaud Gibelin cumulent réflexions profondes et expériences militantes. C’est ce que j’appelle la génération 2013 qui remplacera la génération 1968

Nous entrons dans de nouveaux cycles historiques ?

Je le crois.

Commencé au XVIIIe siècle le cycle des Lumières s’épuise : l’universel va laisser les particularités reprendre leurs places. Nous n’en pouvons plus du cycle de culpabilité ouvert en 1945. L’histoire ne se réduit pas à la « Shoah », à l’esclavage, à la colonisation, les Français et les Européens doivent retrouver leur fierté. Quant à la parenthèse de déconstruction ouverte en mai 68 elle est en voie d’être refermée. L’art dit « contemporain » et les « nouvelles » méthodes pédagogiques sont des vieilleries. Comme pour Soljenitsyne – dissident du régime soviétique puis dissident du système occidental – le dissident d’hier c’est l’avant-garde d’aujourd’hui.

 

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