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Normal que Macron nous prenne pour des truffes : il en est une de concours !

De La Plume à Gratter Blogueur laplumeagratter.fr,
. Politique
24 février 2017
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La Plume à Gratter Blogueur laplumeagratter.fr
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Emmanuel Macron, la baudruche politicienne du moment, l’improbable ovni médiatique du système, celui qui a remplacé dans le cœur du petit milieu germanopratin des « zélites » branchouilles d’un Boboland en mal d’incarnation tous ceux que nos chers merdias ont tant essayé de nous coller de force ces dernières années (souvenez-vous : Balladur, Ségolène, DSK, Alain Juppé, ils ont eux aussi été les chouchous des journalistes) ou même il y a bien plus longtemps (Chaban-Delmas et plus encore Jean Lecanuet, son ancêtre presque clonesque) le tout avec le remarquable succès que l’on sait, est-il en train de gravement partir en couille (ce qui serait somme toute logique pour une telle tête de nœud), de commencer à s’écrouler pour retomber dans le néant politique dont il n’aurait jamais dû sortir,  plus de deux mois avant le premier tour des présidentielles ? On peut l’espérer au vu des dernières sorties, toutes plus scandaleuses ou ridicules les unes que les autres du gaillard.

Macron, avant d’être candidat à l’élection présidentielle, en mots (qui seraient demain autant de maux), ça donnait, entre autres joyeusetés, déjà cela : « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord » (sympa…) ;  « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » (et pas médecin, astronaute ou pompier, bandes de nazes !)  ; « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties » (je te rassure : le salarié peut tout perdre aussi, Manu !) ; « Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées » (à propos des salariées de Gad) ; « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord » ( Je vous l’ai déjà dit : Fillon et Macron, même combat !) ; « Je n’aime pas ce terme de modèle social » (au moins c’est clair !) ; « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler » (chez Rothschild ?); « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher » (même si l’industrie britannique en est morte) ; « Je suis pour une société sans statuts » (et allez !) ; « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants » (il était alors Ministre de l’économie, CQFD !) ; « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés » (bon sang, mais c’est bien sûr !) ; « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez » (le smic aussi, d’ailleurs !), j’en passe, et du très gros qui tâche !

Pendant les premiers mois de la campagne, dans des meetings totalement bidonnés avec presque plus de figurants et de chauffeurs de salle que de vrais spectateurs (qui paie tout cet étalage de fric et de moyens ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela n’intéresse vraiment pas la presse !), le gaz médiatique Macron a cette fois monopolisé l’espace médiatique, les colonnes et les unes des journaux ou les éditoriaux radiophoniques en nous livrant des « réflexions » de haute volée, à coup de phrases vides et/ou boursouflées d’autosatisfaction hors sol du genre : « la pluie ça mouille », « être méchant c’est mal », « nous y arriverons ensemble » (où ? Mystère !), « avec moi tout sera possible » et très franchement, si vous ne me croyez pas, faites une petite recherche sur internet, car j’exagère à peine !

Mais les élections approchent, et le jeune loup « révolutionnaire » adulé par les nantis (cherchez l’erreur…) est désormais obligé de sortir du bois, et même de la langue de bois. Du coup, l’atterrissage, ou plutôt le crash, est particulièrement brutal ! En quelques jours à peine, notre cuistre à vocation présidentielle a enchaîné les sorties de route médiatique. Je cite : «  Il n’y a pas de culture française »… grandiose ! « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale » (évidemment, ça simplifie les choses pour le candidat !) ; « la politique, c’est mystique » (Révérend Moon, sors de ce corps) ! Vous le savez tous, et à propos de la colonisation de l’Algérie : « C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes » (le tout affirmé comme un crachat à la face du pays en terre étrangère par un prétendant à la magistrature suprême) ! Hier enfin, suite au scandale qu’à provoqué la déclaration précédente :  « je le dis aujourd’hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime … Je ne vais pas retirer mes propos, m’excuser, ou faire moi-même de la repentance… mais en même temps, parce que toutes ces mémoires sont complexes, parce qu’il y a ce fracas des mémoires, je sais que j’ai blessé (et) je suis désolé de vous avoir blessés, de vous avoir offensés, de vous avoir fait du mal. (…) Pardon pour les passionnés, pardon de vous avoir fait mal, parce que ça n’est pas ce que je voulais ». On a envie de s’accrocher au pinceau pendant que Macron tente de retirer l’échelle…

Au passage, notre désagrégé d’histoire, a aussi requalifié le « crime contre l’humanité » en « crimes contre l’humain », censé être moins urticant pour les Français patriotes ou plus largement pour tous ceux qui connaissent un peu le sens des mots et la réalité de l’histoire… vous apprécierez tout comme moi, j’en suis sûr, la nuance !

« Je vous ai compris »… non mais… on croit rêver ! Faut-il être CON pour tenter d’éteindre l’incendie qu’une déclaration scandaleuse a justement allumé dans l’opinion publique, pour essayer de faire un clin d’œil complice et supposé réparateur envers les Pieds Noirs et les Harkis en reprenant ce fameux « je vous ai compris » gaullien, qui est aujourd’hui encore considéré comme la phrase symptomatique, symbolique, infamante même de la « trahison du général » par les anciens d’Algérie ! Une sortie de pompier pyromane qui démontre à quel point le mari de Brigitte possède une inculture historique et une nullité psychologique qui donnent littéralement le vertige : un peu comme si ce même pompier, voulant par dessus le marché prendre le commandement de la caserne, essayait d’éteindre un incendie de forêt en l’arrosant avec du kérosène !

Macron, contraint d’entrer à présent malgré lui dans la « vraie » campagne présidentielle, semble entrer du même coup dans le dur, voire le rédhibitoire. Deux options deviennent alors possibles :

A) S’apercevant qu’il ne « sort de l’ambiguïté qu’à son détriment » (1), il recommence à parler de rien ou presque jusque à l’élection : pas sûr que les Français, peuple politique s’il en est, se satisfassent de cette posture et… de la posture à l’imposture, leur jugement, implacable, pourrait alors ne pas tarder à tomber.

B) Obligé de préciser sa pensée à défaut de son programme – inexistant – à l’approche de l’élection, Macron se met à parler de vrais sujets politiques, et les cagades se multiplient au cours des prochains mois, dégonflant à chaque nouvelle saillie macronienne et au final presque totalement cette baudruche médiatique, ne laissant plus sur le sol que ce qui ressemblera à une pathétique capote usagée…

Les jours et les semaines qui vont suivre devraient nous indiquer laquelle de ces deux réjouissantes hypothèses a le plus de chance de se réaliser…

En attendant… Fillon empêtré jusqu’au cou dans le Penelopegate, Macron qui se noie dans ses macronneries, Hamon qui ressemble de plus en plus au sosie amaigri du François Hollande « ennemi de la finance », Mélenchon qui, à la recherche des votes « zy-va ! », manifeste pathétiquement avec les punks à chien qui éructent leur haine du flic… la bande de « on » déconne à présent à plein tube, et ça devient donc très, très intéressant pour la « méchante » blonde qui fait si peur au système : encore un petit effort, les gars, et la France sera peut-être finalement sauvée ?

1) « On ne sort de l’ambigüité qu’à son détriment » – Cardinal de Retz

 

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