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Le journal Libé qui fait la leçon d’antiracisme avoue « qu’il n’y a que des Blancs dans sa rédaction »

De Dr Thierry Michaud-Nérard, Pédopsychiatre
. Politique
10 juillet 2018
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Dr Thierry Michaud-Nérard Pédopsychiatre
Dr Thierry Michaud-Nérard
Pédopsychiatre

Sophie Bachat : « Quand Libé se demande si sa rédaction est « blanche » et recense ses « minorités visibles ». Libération, dans un papier commis par Cédric Mathiot, se pose la question suivante : « La rédaction de Libé est-elle blanche ? » D’après l’auteur, le questionnement est parti d’un journaliste noir américain de The Atlantic, Ta-Nehisi Coates, qui demande en 2015 après la tuerie de Charlie Hebdo à parler à un journaliste maghrébin. On lui répond qu’il n’y en a qu’un, pigiste de surcroit : Rachid Laïreche, celui-ci témoigne : « Il était venu me voir, ça l’avait rendu dingue. Il m’a dit « Mais attends, tu es le seul dans toute la rédaction ? » Il me disait qu’aux États Unis il y avait un manque, mais qu’il y avait des latinos, des noirs dans toutes les rédacs. Il disait que cette absence de noirs et d’arabes ça expliquait le « Je suis Charlie » et le « Je ne suis pas Charlie ».

Que faut-il comprendre ? Qu’être Charlie était un truc de « blancs » ?

Mais qui est ce Ta-Nehisi Coates ? Fils d’un Black Panther, il est journaliste et écrivain et s’intéresse aux violences raciales aux États-Unis. En 2015, son ouvrage, Between the world and me, traduit en français par Une colère noire, explique qu’en dépit de décennies de luttes, le racisme anti-noir est encore très présent dans son pays. Il est souvent reproché à Libération, surtout sur les réseaux sociaux, d’être une rédaction « blanche ». La photo prise en 2015 dans leurs anciens locaux de la rue Béranger a provoqué un mini tollé sur Twitter : « Cet odieux entre soi d’ignobles petits blancs frileux qui refusent de se faire enrichir culturellement« .

Rien que ça. D’autant plus que Libé se fait le chantre de l’antiracisme et de l’indigénisme, sans compter leur soutien inconditionnel au martyr des banlieues, Adama Traore. Libération est-il légitime pour traiter des minorités ? Mathiot essaie de définir maladroitement ce qu’est un « blanc » : « Il y a des raisons a priori de ne pas répondre à cette question. La première étant qu’on a pas envie de ranger ses collègues par couleur de peau. La deuxième est que c’est compliqué, forcément arbitraire de classer. C’est quoi un blanc ?

Libé aurait-il l’ambition, depuis le traumatisme de 2015, de devenir un Bondy Blog bis ? Notamment pour récupérer un lectorat issu des banlieues, son socle de lecteurs blancs de gauche CSP+ l’abandonnant peu à peu ? Tout porte à le croire, sous l’impulsion de Johan Hufnagel, cofondateur de la version française et africaine de la revue en ligne Slate. Entre 2014 et 2017, il devient le numéro deux de Libération auprès de Joffrin. Son intention est claire : il veut faire de Libération un journal (de la diversité) : « Tu regardes Libé, à l’intérieur de Libé, et aussi à ce qu’on donnait à montrer dans les images en une, il y avait un vrai problème de représentation des minorités visibles« Cela ressemble furieusement à de la statistique ethnique, ce qui reste interdit en France. Cela rappelle un autre recensement ethnique, que Robert Ménard avait effectué en 2015 dans les écoles de Béziers concernant les enfants musulmans et qui lui avait valu l’ouverture d’une enquête de la part du procureur de la République et nombres d’articles furibards dans la presse. On voit à l’œuvre ce processus souvent observé : les antiracistes et les « racistes » finissent par employer les mêmes méthodes. »

Après les Lumières qui ont façonné les questions de race et de suprématie blanche, la France LREM de Libé de gauche et de Macron, l’Africain socialiste, met en scène la suprématie des médias anti-Blancs.

 

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